Tojo G5 : Sapé comme jamais
26 avril 2026 // Quiz & Actuel // 3586 vues // Nc : 195

« À Madagascar, nous n'avons pas encore de Nike Store, mais si ça existait, je serais un client fidèle », lance Tojo Emilio Rakotonirina, alias Tojo G5. Ce membre du boys band G5 n'a pas de magasin fétiche unique — il en a plusieurs. Et une conviction qui ne tremble pas. Artiste, il sait ce que signifie construire une image. Chaque tenue est un choix réfléchi, qu'il soit sur scène ou simplement dans la rue. « Que je sois en concert ou dans ma vie de tous les jours, mon style doit refléter qui je suis », confie-t-il. Style urbain en semaine, costume quand l'occasion l'exige — Tojo s'adapte, mais ne s'égare jamais. Vans, Converse, pantalons baggy, colliers, montres, lunettes : tout est pensé pour ne jamais répéter un look, tout en restant cohérent. Une garde-robe comme une signature. La friperie ? Il ne crache pas dessus — il s'en méfie, ce qui est différent. « Les friperies, c'est trop aléatoire. Tu peux passer des heures et repartir sans rien. Pour moi, le style doit être efficace et réfléchi », déclare-t-il, sans ambiguïté. Quand il a une idée précise en tête — une paire de Timberland, une coupe particulière — il va droit au but.

« Je ne peux pas compter sur la chance dans une friperie. Je vais directement là où je sais que je trouverai ce que je veux. Et si je ne trouve pas, je le ferai fabriquer sur mesure », fait-il savoir. L'homme ne lâche pas facilement. Ses adresses de prédilection : Avance Center, Tripolitsa — des boutiques où il trouve vêtements, chaussures et accessoires sous le même toit, avec une qualité garantie. Le prix est un peu en hausse, reconnaît-il volontiers. Mais pour Tojo, se sentir bien dans sa peau n'est pas un luxe. C'est une nécessité.

Lucas Rahajaniaina

Facebook : Rakotonirina Tojo Emilio

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Fin de saison

Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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