The Revery — Quelques décibels après
20 septembre 2026 // Que sont-ils devenus ? // 23 vues // Nc : 200

« On peut dire pause, mais c'est très difficile d'arrêter. » Chez The Revery, la pause ressemble surtout à un changement de rythme. Depuis 2017, ce groupe rock d'Antananarivo a traversé départs, recompositions et nuits de studio sans jamais vraiment débrancher les amplis.

Au départ, ils sont trois — des potes d'université avec une idée presque naïve, rendre la vie un peu mieux avec de la musique. Un premier live improvisé lors d'un Interlive, puis Roxicomania. Le groupe commence à trouver sa place dans l'underground malgache. « On s'était dit : ça y est, je pense qu'on peut faire quelque chose », explique Riccardo Andrianantenaina, bassiste et lead vocal. Quelques concerts plus tard, « Very fanahy » devient leur premier véritable passage du salon à la scène — enregistré chez Hasina, mixé avec les moyens du bord par Antonio Andrianaritiana, aujourd'hui batteur et choriste, et accompagné d'un clip signé Luc Raharison. La marque de fabrique est déjà là — peu de moyens, mais beaucoup d'envie.

Puis le scénario se complique. Hasina part étudier en Allemagne. « C'était le premier gros coup dur », raconte Riccardo. Compositeur et meilleur ami, son absence laisse un vrai vide. Mais le feu ne s'éteint pas. Toavina arrive, puis Axel Ravelson à la guitare. L'équipe se réorganise et finit par accoucher d' « Alina », premier album construit à coups de répétitions, de week-ends sacrifiés et de nuits raccourcies. Nouveau changement de casting — Toavina quitte l'aventure, Kiady Andriamahenina, guitariste et choriste, rejoint la formation. Avec lui, The Revery passe un cap — un concert sold out à l'IFM, précédé d'une résidence avec Christophe David.

« Avant, on était timides. Maintenant, on comprend que l'expression scénique fait partie de notre monde », ajoute Kiady. De « Very fanahy » à « Alina », The Revery n'a pas seulement changé de morceaux ou de musiciens — il a grandi. Riccardo, Antonio, Axel et Kiady portent désormais un groupe plus mature, plus structuré, plus proche de son public. Prochaine étape, un EP encore en chantier. La date ? Mystère. Mais une chose est sûre — The Revery n'a pas rangé les amplis. Il a simplement appris à mieux les pousser.

Lucas Rahajaniaina

Insta : TheReverymusic
Tiktok : OnlyTheRevery
Facebook : The Revery
Contact : 034 09 641 84
Photos fournies par The Revery

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Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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