Seconde Main : Des mains qui donnent une seconde vie
11 août 2024 // Mode & Design // 7745 vues // Nc : 175

Des pièces fines, uniques, modernes. Ce sont des vestes, des vêtements de tous les jours, qu’on ne peut s’empêcher d’apprécier. Parce qu’elles se différencient, et apportent ce petit truc original à nos tenues : la marque Seconde Main, c’est aussi une mise en valeur du savoir-faire malgache, chose dont Jessica Solomon, sa fondatrice, est convaincue. Depuis 2021, ses ateliers produisent des pièces hors du commun, celles qu’on retrouve à Antsahavola, et ailleurs.

Seconde Main pour artisanat ?
Seconde Main est née de mon désir d'allier esthétique et valeurs profondes, c’est une réaction à la découverte de l'extraordinaire talent des artisans malgaches et de la disponibilité des ressources sous-utilisées. En 2021, j'ai décidé de répondre au besoin de valoriser les savoir-faire locaux à l’international, tout en trouvant une solution aux déchets textiles qui s’accumulent. Transformer deux besoins en solution est pour moi une fierté. Notre gamme respecte à la fois les traditions et répond aux exigences contemporaines du marché. La création chez nous, est un dialogue continu entre mon équipe – qui, au départ, donnaient leurs noms aux pièces – et moi, débutant par mes idées initiales, mais évoluant grâce aux contributions de chaque artisan. Cette approche collaborative garantit que chaque pièce est non seulement esthétiquement plaisante mais également chargée de l'âme de celui ou celle qui l'a façonnée, faisant de nos vêtements des témoignages de l'artisanat collectif.

Donner une seconde vie et raconter une histoire…
Nous choisissons délibérément des matériaux qui ont une histoire, tels que le denim upcyclé ou les chutes d'usine, transformant ce qui était destiné à être déchu en quelque chose de précieux. Cela reflète notre engagement envers la durabilité, et notre respect pour l'environnement, et fournit une nouvelle vie et une nouvelle valeur aux matières négligées pour créer une nouvelle économie. Notre veste en jean tressée “Fitia” m’a marqué. C’est une pièce qui symbolise parfaitement l'essence de notre marque : elle illustre notre capacité à fusionner le haut de gamme et la responsabilité environnementale dans une création qui défie les attentes traditionnelles de la mode. Entièrement tressée à la main, elle illustre une mode qui redonne le temps au temps et qui respecte la matière. D’ailleurs, nous vous invitons à découvrir notre univers à Akāny à Antsahavola, une boutique que nous partageons avec d’autres créateurs malgaches. C’est expérimenter la mode qui ne se contente pas d'habiller mais qui raconte une histoire, soutient des communautés, et célèbre l'artisanat dans toute sa richesse.

Justement, la mode et vous. Racontez-nous l’histoire ?
Ma passion pour la mode a germé pendant mes études à Paris, un épicentre de la haute couture et de l'innovation textile. J'ai été captivée par l'importance du design et du savoir-faire dans la création de pièces qui ne sont pas seulement belles, mais aussi porteuses de valeurs et capables d'impacter positivement la société. Ce désir de transformer la mode s'est finalement concrétisé à Madagascar.

Je me consacre exclusivement à Seconde Main, orchestrant une synergie entre les techniques artisanales traditionnelles et une vision moderne du design, ce qui permet de créer des vêtements et accessoires uniques qui racontent une histoire tout en valorisant les matériaux réutilisés. C’est plus qu'une marque, c'est un atelier où chaque pièce est infusée avec l'intégrité de ceux qui la fabriquent. Nous sommes une communauté qui valorise chaque étape de la création, assurant que nos pratiques enrichissent tant ceux qui fabriquent nos vêtements que ceux qui les portent.

Quelques mots sur Artisanal Couture ?
Choisir Madagascar comme siège de notre atelier n'était pas un hasard, j’y vis depuis maintenant 6 ans, pour une aventure professionnelle d’abord, puis personnelle. J’ai un véritable attachement à ce pays et j’ai envie de transmettre ma vision de Madagascar au monde. Investir dans le développement économique local et préserver des compétences traditionnelles en voie de disparition via des pratiques respectueuses de l'environnement et des gens est pour moi la seule façon de voir l’avenir. À l'avenir, Seconde Main s'engage à étendre sa portée bien au-delà de nos collections actuelles. Au-delà de notre gamme qui vise à créer des séries commercialisables pour démocratiser l’upcycling, nous avons également lancé cette année notre gamme “Artisanal couture” pour continuer de créer en parallèle des exigences du marché et laisser libre cours à notre part artistique. Nous avons également créé FAKA RUGS, une marque de tapis tissée entièrement à la main à partir de chutes d’usine de chez COTONA, à Antsirabe que nous remercions pour le partenariat.

Propos recueillis par Rova Andriantsileferintsoa

Facebook : SECONDE MAIN
Contact : Jessica Solomon,
+261 32 03 326 08

Laisser un commentaire
no comment
no comment - Sports : UTOP arrive à sa 17e édition

Lire

23 janvier 2026

Sports : UTOP arrive à sa 17e édition

L’Ultra Trail des Hauts Plateaux (UTOP) fera son grand retour du 1ᵉʳ au 3 mai 2026 pour une 17ᵉ édition qui s’annonce particulièrement dense. Après av...

Edito
no comment - Prêt à offrir

Lire le magazine

Prêt à offrir

Février a ce petit talent sournois : il raccourcit le calendrier, mais allonge sensiblement les factures. On nous dit que c’est le mois de l’amour. Celui où les coeurs s’affolent, où les mots doux résonnent un peu plus fort… et où les caisses, elles aussi, font des étincelles. La Saint-Valentin, si on y regarde bien, c’est un c’est Cupidon avec un partenariat commercial bien négocié. Et quelle mise en scène ! Les vitrines rougissent à qui mieux mieux, les roses voient leur prix grimper en fonction de l’intensité du sentiment, les chocolats prennent des formes de coeur — parce qu’un foie ne ferait pas rêver. Sans oublier les menus « spécial couple » et les offres taillées sur mesure pour les âmes sensibles. Finalement, le 14 février, l’amour se résume souvent à des coffrets cadeaux, des bougies qui sentent bon et des tables réservées longtemps à l’avance. Romantique ? Sans doute. Improvisé ? Pas vraiment.Mais après tout, est-ce vraiment un problème ? Quand on aime, on ne compte pas, dit l’adage. Ou plutôt, on compte moins. Moins les zéros sur l’addition, moins les ficelles parfois grossières du marketing sentimental. L’important n’est pas le prix, mais l’intention — même si l’intention a parfois besoin d’un terminal de paiement. La Saint-Valentin n’a pas inventé le commerce, elle l’a simplement officialisé. Elle donne une belle excuse à ceux qui aiment aimer en grand, et une porte de sortie élégante à ceux qui avaient, une fois de plus, oublié la date. Elle rassure aussi : l’amour devient visible, mesurable, publiable. Sans preuve matérielle, serait-il suspect ? Alors on célèbre. Ou pas. On offre. Ou on écrit. On dîne aux chandelles ou on partage un mofo gasy au coin de la rue. Parce qu’au final, l’important n’est pas ce que l’on dépense, mais ce que l’on investit.
Et là, désolé pour les commerçants, aucune carte bancaire ne fait l’affaire.

No comment Tv

Making of shooting mode – Janvier 2026 – NC 192

Retrouvez le making of shooting mode du 𝗻𝗼 𝗰𝗼𝗺𝗺𝗲𝗻𝘁® magazine, édition janvier 2026 - NC 192
Prise de vue : La Teinturerie Ampasanimalo 
Collaborations : Tanossi – Via Milano mg – HAYA Madagascar - Akomba Garment MG - Carambole
Make up : Réalisé par Samchia
Modèles : Mia, Alvine, Safidy, Ken, Santien, Mampionona
Photos : Andriamparany Ranaivozanany

Focus

African Series Of Poker

African Series Of Poker, en décembre à l’Hôtel Carlton à Anosy

no comment - African Series Of Poker

Voir