Razanabary Voahangilalao Joséphine : Ondes frissonnantes !
12 juillet 2024 // Arts de la scène // 10235 vues // Nc : 174

Dans le monde du théâtre radiophonique, de nombreux Malgaches, adultes, enfants ou jeunes sont toujours passionnés par les histoires diffusées à la radio.  Que ce soit sur les ondes de n’importe quelle station malgache, le théâtre radiophonique demeure un pilier essentiel de la vie quotidienne des Malgaches, un art qui résiste au temps.

Parmi les histoires célèbres telles que « Velo », « Rangotra folo », « Lisitra mainty » ou encore « Misiterin’ Androvamanga », le nom de Razanabary Voahangilalao Joséphine se distingue. Reine des récits horrifiques, cette grande dame s’est lancée dans l’écriture de théâtres radiophoniques depuis les années 2000. Voahangilalao a façonné près de 300 œuvres à son actif. En effet, elle ne se limite pas au théâtre radiophonique. « Non seulement j’écris pour la radio, mais aussi pour les journaux comme NGAH Maintso et NGAH Sary. J’écris également pour des films malgaches et des pièces de théâtre, et je publie des livres » souligne-t-elle. Parmi les films pour lesquels elle a écrit, on retrouve « Diary », « Nofy », « Sedra » et « Nala », tous produits par Maki Production.

Ce qui distingue particulièrement Voahangilalao, ce sont ses histoires horrifiques qui ont su captiver l’attention des auditeurs. Néanmoins, elle ne se cantonne pas à un seul genre. « J’écris tout type d’histoires, mais ma spécialité est l’horreur, un genre que j’affectionne singulièrement ».

Pour elle, l’écriture est bien plus qu’une simple activité créative, c’est un don qui nourrit son âme depuis déjà 24 ans. En réalité, elle continue de créer des histoires captivantes pour les radios nationales, apportant à ses auditeurs des frissons intenses. « Lorsque j’écris, mon imagination déborde. Je suis inspirée par les dynamiques de la société et j’ajoute une touche créative à cela. De plus, j’ai toujours lu beaucoup de romans policiers, d’angoisse, d’aventure et de mystère. Je regarde aussi beaucoup de films, ce qui nourrit mon inspiration ». Il est clair que cette source d’inspiration alimente son processus créatif et lui permet de tisser des récits qui résonnent avec un large public.

Selon Voahangilalao, la littérature malgache a fait de grands progrès, et elle est fière d’y contribuer. Elle encourage les jeunes à embrasser l’écriture comme un moyen d’expression et de partage. « C’est une voie vers le plaisir, le divertissement, et l’apprentissage. C’est aussi un moyen d’exprimer nos inspirations » conclut-elle. Ainsi, à travers ses histoires, Razanabary Voahangilalao Joséphine continue de laisser une empreinte indélébile dans le monde du théâtre radiophonique à Madagascar, faisant frissonner ses auditeurs et enrichissant la culture malgache de ses créations.

Propos recueillis par  Cédric Ramandiamanana
Facebook : Voahangilalao Razanabary 
Contact : +261 34 09 307 07

Laisser un commentaire
no comment
no comment - CAN 2027 — Le Bareashow en direct sur Canal+

Lire

23 septembre 2026

CAN 2027 — Le Bareashow en direct sur Canal+

Ce mardi 22 septembre, au siège de Canal+ à Galaxy Andraharo, la convention entre Canal+ et la Fédération Malgache de Football a été officiellement si...

Edito
no comment - Fin de saison

Lire le magazine

Fin de saison

Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

No comment Tv

Interview - Ravo Raboanarison - Août 2026 - NC 199

Découvrez Ravo Raboanarison, violoniste, dans le no comment® NC 200 – septembre 2026
La scène du classique et du jazz connaît Ravo Raboanarison — notamment pour avoir tenu le premier violon au sein du Quatuor & Squad. Mais depuis quelques temps, cet archet-là ne se laisse plus enfermer dans un seul registre. Vingt-trois ans de pratique, et une conviction qui s'est imposée progressivement : le violon peut aller bien au-delà du classique.

Focus

Jazz@Tohatohabato

15e édition du festival Jazz@Tohatohabato, à Antananarivo du 5 au 9 août dernier
© Jazz@Tohatohabato

no comment - Jazz@Tohatohabato

Voir