Raphia Signature : Juste ce qu'il faut
20 septembre 2026 // Déco // 39 vues // Nc : 200

Décorer son intérieur sans tomber dans les excès — voilà un exercice qui ressemble parfois à de la haute voltige. On cherche la pièce qui fera la différence, et on passe des heures à tourner en rond. Raphia Signature propose une réponse simple à cette question : des objets en plâtre, minimalistes, discrets, et pourtant capables de tout changer.

Vases striés aux silhouettes poétiques, vides-poches en forme de fleur de lotus, bougeoirs au toucher doux, abat-jours modulables, statuettes épurées — les créations de Finaritra Ratsiazo Andriatoavina ont ce quelque chose d'immédiatement séduisant qu'on n'arrive pas toujours à nommer. C'est peut-être la sobriété des formes, ou cette façon qu'ont les objets en plâtre d'apporter une touche minérale, élégante et épurée à un intérieur sans jamais l'alourdir. Posées sur une étagère, une table basse ou au centre d'une salle à manger, ces pièces s'intègrent avec une aisance naturelle. « Elles permettent de sortir des modèles classiques pour apporter une touche raffinée et vivante », confie la créatrice de Raphia Signature, sourire aux lèvres.

L'inspiration est venue de Pinterest — cette plateforme devenue l'inspi board de toute une génération de créateurs — et du goût personnel de Finaritra pour le minimalisme. Les teintes choisies parlent d'elles-mêmes : rose poudré, beige nude, blanc extra-mat. Des couleurs qui s'effacent pour mieux servir l'espace.

Mais la maison sait aussi faire preuve de patriotisme créatif. « Lors de la dernière Fête Nationale, une statuette arborant les couleurs du drapeau malgache a fait sensation », se souvient-elle. La personnalisation sur mesure est également possible — une manière de coller au plus près des envies de chaque client.

Travailler le plâtre, c'est accepter de travailler contre la montre. « Vous avez 15 à 20 minutes pour couler, sans quoi tout fige », explique Finaritra. Après la prise, vient le démoulage délicat, puis le ponçage minutieux — ce que les artisans du bâtiment appelleraient la finition, et que Raphia Signature traite avec la rigueur d'un orfèvre. Un traitement hydrofuge et un vernis protecteur sont ensuite appliqués pour pallier la sensibilité naturelle du plâtre à l'humidité. Résultat, des pièces légères et durables. L'atelier produit entre 25 et 30 créations par jour, à des prix accessibles entre 20 000 et 35 000 ariary. Et l'ambition ne s'arrête pas là — Finaritra rêve d'exporter ce minimalisme made in Madagascar dans des foires internationales. Pour y porter, avec ses objets, une touche malgache que personne ne confondra avec une autre.

Tatiana Randriamanakajasoa

Contact: 0325067061

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Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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