Nazar RAZ : Sculptures fruitées
18 février 2024 // Métiers & Petits Métiers // 4862 vues // Nc : 169

Vous recherchez un cadeau original ou souhaitez impressionner vos invités lors d’un évènement spécial ? Ne cherchez plus, Nazar Raz est là pour vous. Basé à Itaosy, ce sculpteur et décorateur sur fruits et légumes donne vie à son art sous toutes ses formes. Il transforme des pastèques, avocats, papayes, ananas, ou tout autre fruit, en véritables œuvres d’art comestibles.

Des mariages aux anniversaires en passant par les baptêmes, Nazar Raz insuffle une touche artistique inédite à chaque évènement. Non seulement, il sculpte les fruits, mais il crée également des compositions avec des messages personnalisés tels que « Joyeux Noël » ou « Bonne Année ». Un élément clé de son travail est l’utilisation des « Thaï Carving Knives », des couteaux spécialement conçus pour la sculpture de fruits et légumes. Importés directement de Thaïlande, ces couteaux garantissent une précision exceptionnelle dans chacune de ses créations. En effet, chaque sculpture créée par Nazar Raz est une véritable œuvre d’art. Ses compétences et son talent lui permettent de transformer des fruits et des légumes ordinaires en des pièces uniques et visuellement captivantes.

Après une carrière de couturier débutée en 1995, Nazar a amorcé son exploration artistique en 2010 en découvrant la sculpture sur fruits. Fasciné par cet art, c’est en 2017 qu’il a réellement commencé son aventure dans ce domaine en se consacrant pleinement à la sculpture et à64 la décoration. « J’ai été inspiré en regardant des gens le faire à la télévision, surtout les Thaïlandais qui sont des experts en la matière. J’ai donc décidé d’essayer, même si mes débuts n’ont pas été couronnés de succès ». En revanche, Nazar a pu perfectionner son art de la sculpture sur fruits au fil des années. Cependant, il déplore le fait que de nombreux Malgaches ne soient pas encore au courant de son travail exceptionnel. Ses clients restent les mêmes qu’auparavant,et il doit souvent négocier les prix, malgré la complexité de son travail. « Les Malgaches ont tendance à privilégier la dégustation de plats plutôt que d’apprécier d’abord les décorations artistiques en fruits et légumes, même si l’on dit que les yeux mangent en premier » partage-t-il. De plus, bien qu’il ait déjà tenté de postuler dans des grands hôtels de la Capitale, il réalise que ces établissements recherchent des chefs cuisiniers capables de réaliser des sculptures sur fruits, et non pas simplement des sculpteurs spécialisés. Néanmoins, cela ne décourage pas Nazar, qui persiste à suivre sa propre voie artistique.

En réalité, il consacre environ une heure à sculpter une pastèque, bien que cela puisse varier en fonction du modèle. La sculpture d’un logo peut prendre environ une heure et trente minutes, tandis que certains motifs plus simples peuvent être réalisés en seulement trois minutes. Cependant, les créations plus complexes peuvent nécessiter une demijournée de travail. « La pastèqueest idéale pour sculpter des mots et des logos en raison de ses quatre couleurs, qui mettent en valeur les créations ». Dans le processus de commande, c’est Nazar lui-même qui choisitet se procure les fruits et légumes nécessaires. Il souligne son engagement envers la qualité et la fraîcheur des produits utilisés. « Je suis très exigeant lors de l’achat des fruits et légumes, et je préfère le faire moi-même au lieu de le laisser aux clients ».

À Madagascar, l’art de la sculpture sur fruits et légumes n’est pas encore largement répandu. Nazar estime modestement qu’il y a environ une vingtaine de sculpteurs dans le pays, mais il se considère comme le premier à véritablement maîtriser cet art. « Beaucoup de personnes en provenance du Sultanat d’Oman, à l’est de Dubaï, m’ont même contacté et ont exprimé le souhait que je me rende là- bas pour réaliser des sculptures ». Son travail remarquable est une source d’inspiration pour les artistes locaux. En le soutenant, nous contribuons à préserver et promouvoir la richesse culturelle de Madagascar dans le domaine culinaire.

Propos recueillis par  Cédric Ramandiamanana

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Février a ce petit talent sournois : il raccourcit le calendrier, mais allonge sensiblement les factures. On nous dit que c’est le mois de l’amour. Celui où les coeurs s’affolent, où les mots doux résonnent un peu plus fort… et où les caisses, elles aussi, font des étincelles. La Saint-Valentin, si on y regarde bien, c’est un c’est Cupidon avec un partenariat commercial bien négocié. Et quelle mise en scène ! Les vitrines rougissent à qui mieux mieux, les roses voient leur prix grimper en fonction de l’intensité du sentiment, les chocolats prennent des formes de coeur — parce qu’un foie ne ferait pas rêver. Sans oublier les menus « spécial couple » et les offres taillées sur mesure pour les âmes sensibles. Finalement, le 14 février, l’amour se résume souvent à des coffrets cadeaux, des bougies qui sentent bon et des tables réservées longtemps à l’avance. Romantique ? Sans doute. Improvisé ? Pas vraiment.Mais après tout, est-ce vraiment un problème ? Quand on aime, on ne compte pas, dit l’adage. Ou plutôt, on compte moins. Moins les zéros sur l’addition, moins les ficelles parfois grossières du marketing sentimental. L’important n’est pas le prix, mais l’intention — même si l’intention a parfois besoin d’un terminal de paiement. La Saint-Valentin n’a pas inventé le commerce, elle l’a simplement officialisé. Elle donne une belle excuse à ceux qui aiment aimer en grand, et une porte de sortie élégante à ceux qui avaient, une fois de plus, oublié la date. Elle rassure aussi : l’amour devient visible, mesurable, publiable. Sans preuve matérielle, serait-il suspect ? Alors on célèbre. Ou pas. On offre. Ou on écrit. On dîne aux chandelles ou on partage un mofo gasy au coin de la rue. Parce qu’au final, l’important n’est pas ce que l’on dépense, mais ce que l’on investit.
Et là, désolé pour les commerçants, aucune carte bancaire ne fait l’affaire.

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