Ken : Rock un jour, rock toujours
6 juin 2024 // Musique // 16456 vues // Nc : 173

Il est reconnu partout à Madagascar pour son charisme et sa voix. Il a porté l’image du groupe Mage 4 pendant 19 ans, pour aujourd’hui, tracer sa propre route. Nouvelle voie, nouveau groupe : il en a donné son nom. C’est Ken. Depuis le début de cette année, les nouvelles chansons s’enchaînent sans jamais sortir de son genre de prédilection, du rock, mais ici, il y en a pour tous les goûts !

C’est la nouvelle qui a choqué les fans : en janvier dernier, Maminiaina Thierry Andrianaharinjato, connu sous le nom Ken, ne fera plus partie du groupe Mage 4. Et même si l’année débute sur cette révélation, les promesses du vocaliste ne s’arrêtent pas. Elles se renforcent. « Le public n’était pas forcément ravi de mon départ du groupe, certains ont été attristé, mais j’ai espoir qu’il continuera à apprécier ce que je fais, d’autant qu’il y aura des styles qui conviennent à tout le monde. » Pour rappel, Ken a fondé son groupe Cancer vers les années 2000, avant d’intégrer celui de Mage 4 en 2004, pour ensuite aider d’autres comme Hyphen. « Ma décision est partie du fait que j’ai, maintenant, une identité. On peut dire que je suis comme un aîné dans le milieu, vu que j’ai passé 19 ans dans le groupe Mage 4. De cette identité, j’ai décidé qu’il serait peut-être temps de continuer seul. C’est cette envie de renouveau qui a créé le déclic. » Il crée son groupe, auquel il donne son nom, Ken.

C’est un groupe de rock, mais tout le monde peut s’y retrouver. Ken explore toutes les préférences en allant du tsapiky rock et du salegy rock, au pop rock et au heavy metal. Un genre : du rock fusion. « Nous avons essayé d’explorer tous les styles, pour donner satisfaction au public : qu’il soit fan de heavy, de slow hard, ou de roots rock, car il y a également une chanson prévue dans ce style, avec Jah Roots. » Et tout cela sera réuni dans un album au nom « Io Ary Nen’Lah » (Voilà pour toi), inspiré d’un titre écrit et composé par Andry Ramamonjisoa, et doté d’un fort caractère, un retour pur au rock, comme on aime l’apprécier. Ken y met sa propre composition d’où « Mambabo fo », titre qu’il apprécie fortement : « C’est une chanson qui raconte une fleur qui a subi le vent et la pluie, mais qui ne meurt pas, et continue à briller. C’est une petite métaphore, et j’ai principalement choisi des femmes pour en faire la vidéo pour cette idée. » Un album auquel le groupe s’applique, en prenant son temps pour donner le meilleur.

Aussi bien par la voix que par les textes, Ken se garde une signature qui le différencie. « En principe, je crée à partir d’un peu de tout, mais je parle surtout d’amour parce qu’en tant qu’être humain, l’amour compte énormément » confie le lead vocal. Sa dernière chanson, « Mambabo fo » (Qui fait fait chavirer les cœurs) révèle si bien ce sujet, œuvre avec lequel il exprime une proximité avec ses fans, au point de les laisser choisir le titre. Et pour son équipe, Ken a toujours été sûr de ceux qu’il voulait près de lui. « J’ai toujours suivi de près ces gars, surtout Andry Ramamonjisoa, avec qui j’ai rêvé de travailler, alors qu’il était encore dans d’autres groupes. De même avec chaque membre du groupe, ce sont des gars que j’ai rencontrés sur mon chemin, que j’ai ciblé, et à quand je leur ai proposé de former un groupe, ils ont accepté. » Ken grandit, le vibe et l’image qui ne trahit pas ce qu’on a toujours apprécié en lui. Le groupe promet un grand concert d’ici le mois de septembre. Pour Ken, la flamme est plus forte que jamais.

Propos recueillis par  Rova Andriantsileferintsoa
Facebook : Yes, I Ken
Contact : +261 32 85 968 89

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Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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