Goulchane et Zo Mampionona
28 août 2025 // Quiz & Actuel // 7617 vues // Nc : 187

Goulchane : Chat alors !

« Je souffre quand je suis loin d’eux et ils souffrent autant », confie Goulchane, la fondatrice de La Chatterie de Tana, en parlant de ses boules de poils. Dans ce refuge qui a pour raison d’être d’offrir aux chats de race des familles aimantes, cette dame accomplit une mission de vie. « Quand j’étais petite, j’avais 14 chats et 11 chiens. J’avais grandi au milieu des animaux et, quand je me suis mariée et que j’ai emménagé à Tana, je me suis dit qu’une vie sans eux était vide », se souvient-elle. Le penchant pour les pattes de velours, elle ne sait pas pourquoi ni d’où ça vient. « Dès que je vois un chat, c’est comme si je me disais instinctivement qu’ils ont besoin de moi », balance-t-elle avec une grande conviction.

En effet, pour Goulchane, ses chats sont ses compagnons de jeu, ses bébés, ses nounours et ses meilleurs amis. Ils l’accompagnent dans les moments de détente, regardent la télé et jouent à cache-cache avec elle.

Les moments heureux, malheureux, les petites disputes, elle les vit avec ces êtres réputés pour leur autonomie et leur côté… parfois caractériel. « Une fois, une amie m’a dit que ma petite me ressemblait dans certains aspects, même physiques », raconte cette maman protectrice, en laissant échapper un petit rire en disant : « Je n’ai pas compris. » C’est vraisemblablement à cause de la chaleur, de la tendresse et de la disponibilité qu’elle accorde à son entourage. Même si Goulchane adore les chats de gouttière, elle a un petit penchant pour ses chats de race, ce qu’elle appelle « ses chats de salon. » Pourvu qu’elle ait neuf vies – elle aussi – pour s’occuper de ces minettes.

Rova Andriantsileferintsoa

Zo Mampionona : Le chef de meute

Une véritable histoire d’amour. Enfant, il a adopté un chiot de deux mois abandonné et a grandi avec ce dernier. « Il a même fini par m’accompagner tous les jours à l’école », se souvient Zo Mampionona, maître-chien le plus apprécié au Centre Canin Mahazoarivo. C’est presque comme la célèbre histoire de Hachikō, le chien adopté par le professeur japonais Ueno en 1924. « Plus tard, une rencontre avec un maître-chien m’a orienté vers une formation à la gendarmerie. Je me suis lancé alors à mon tour, avec une idée claire de ce que je voulais transmettre aux chiens, et à leurs humains », raconte-t-il, tout en caressant un cane corso d’un an. En effet, pour ce cynophile, les matous ne doivent pas obéir par peur, mais être contents de le faire. « Il n’est pas question de domination, mais de lien sincère, un équilibre entre confiance, affection et fermeté », souligne Zo Mampionona.

Et il a fait de sa passion son travail : il dresse des chiens. Pour lui, les journées commencent très tôt. Dès six heures du matin, parfois dès 5 h 30 l’été, Zo Mampionona est déjà en train d’éduquer ses premiers chiens. Jusqu’à neuf heures, il les entraîne un à un, avant d’enchaîner avec des séances à domicile, puis de revenir au centre pour les activités de l’après-midi. Un rythme qui ne laisse pas vraiment place à l’improvisation. Chaque chien, selon lui, a sa personnalité. Il y a ceux qui aiment jouer, d’autres moins. Ceux qui protègent, ceux qui câlinent. Certaines races sont faites pour la compagnie, d’autres ont l’instinct de garde, mais tous, sans exception, ont besoin d’un cadre clair. « Un chien à qui on laisse tout faire peut finir par dominer la maison. Il faut poser des limites », enseigne-t-il. Vivre avec les chiens, c’est aussi vivre pour eux. Et chez Zo, ça ne fait aucun doute : il parle leur langue couramment.

Mpihary Razafindrabezandrina

Facebook : Centre Canin Mahazoarivo

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Les lieux restent presque immuables. On y retrouve les mêmes pièces, des fois un peu usagées, des fois rafraîchies à la hâte. Les mêmes scènes, les mêmes rues, les mêmes places, les mêmes studios improvisés, les mêmes cafés où l’on refait le monde jusqu’à la dernière goutte de café noir. Le décor est planté. Et chaque année, on y rajoute des histoires. Une nouvelle année sans bruit. C’est le cas de 2026. Elle ne prétend pas bouleverser l’ordre établi. Elle n’a pas pour ambition de repeindre en entier le décor. Elle applique juste une nouvelle couche sur une fresque déjà bien fournie. Une couche de plus, ni la première ni la dernière. Et c’est très bien ainsi. La culture, après tout, ce n’est pas un feu d’artifice annuel. C’est une accumulation. Un empilement de récits, de gestes, de tentatives fragiles ou lumineuses.On imagine souvent cela : le même théâtre, la même cour d’école transformée en espace de spectacle, la même salle municipale qui sent le bois et la poussière. Et pourtant, chaque année, on y a perçu autre chose. Une oreille différente. Une nouvelle boule de rage. Un espoir plus petit, plus discret. Le lieu n’a pas changé mais l’histoire oui. Et tout dépend de cela. Alors, 2026 ne sera pas une page blanche. Elle inscrira une ligne de plus. Elle aura ses marges griffonnées, ses ratures, ses fulgurances. Certains artistes iront jouer aux mêmes endroits, mais avec d’autres choses à dire. Car on raconte jamais deux fois la même histoire, même quand on croit se répéter. Et puis, c’est plutôt rassurant. De savoir que les lieux tiennent bon. Qu’ils attendent. Qu’ils encaissent le passage du temps alors que nous, on continue à raconter, à chanter, à jouer, parfois même à douter. Le décor est encore là. Les histoires changent. Lentement mais surement, c’est comme cela que se construit le grand récit culturel malgache.

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Prise de vue : Ambatobe Résidence 
Collaborations : Kostami - Tanossi – Via Milano mg – HAYA Madagascar - Akomba Garment MG
Make up : Réalisé par Samchia
Modèles : Addie, Kenny, Mitia, Natacha, Onitiana, Manoa, Santien, Mampionona
Photos : Andriamparany Ranaivozanany

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