En ville avec Princia Randrianarison
18 janvier 2025 // Downtown // 9040 vues // Nc : 180

Princia Randrianarison est directrice artistique en freelance, principalement dans l’univers de la mode. Avec un quotidien à la fois stimulant et exigeant, elle sait bien où se ressourcer.

L’endroit ou le quartier préféré de votre ville ?
Je dirais du côté d’Isoraka et Ampasamadinika car c’est toujours animé en soirée et on peut également faire des balades nocturnes entre potes. Des rencontres inattendues aussi !

Votre plat préféré ?
Fan de pâtes jusqu’au plus profond de mon être (rires). J’adore la penne à la vodka. C’est succulent et je peux le faire en peu de temps chez moi.

Où faire du shopping ?
Je suis une adapte des friperies et tout ce qui est vintage. Du coup les gros tas de vêtements fripes d’Analakely et de Mahamasina sont des musts pour mon shopping instinctif. Je chope des micro-trends dedans car ce n’est pas cher, et j’encourage moins la fast fashion. Sinon, pour les basiques, je recommande les marques locales comme Ketaka et Cie. Pour les accessoires, je trouve des pépites dans les brocantes.

Où commencer et terminer la soirée ?
Cette année, je suis devenue plus casanière, donc rien de mieux qu’un soirée apéro-ciné.

Un endroit pour s’évader le weekend ?
J’aime passer le weekend à Antsirabe. C’est à la fois paisible et animé ; il y a plein d’activités à faire.

Les bons plans pour les vacances ?
Vu que je suis plus pour la route que la destination, un road trip sur la RN7 pour Isalo, ou bien vers l’axe Ranomafana-Manakara-Farafangana serait parfait !

L’événement culturel qui vous a marqué ?
Sans hésiter l’Indie Indri en 2022, il y a eu de belles rencontres et l’ambiance était vraiment sympa. Puis dernièrement le concert de Tarika Be à La Teinturerie à Ampasanimalo.

Votre actualité ?
Ces derniers mois, j’ai choisi de marquer une pause, le temps de façonner un projet personnel cher à mon cœur. Un concept autour de la mode, pensé avec soin, qui verra le jour cette année.

Propos recueillis par Mpihary Razafindrabezandrina

Instagram : @caprinettie

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Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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