En ville avec Mirenty
22 décembre 2024 // Downtown // 6400 vues // Nc : 179

Sur sa page Mirenty, Raharimanantsoa Mirenty milite activement contre la discrimination capillaire, en encourageant chaque personne à porter fièrement ses cheveux, qu’ils soient crépus, frisés, bouclés ou lisses. La jeune femme est aussi une grande baroudeuse. Elle nous livre ses bons plans à Tana.

L’endroit ou le quartier préféré de votre ville ?
Mon quartier préféré, c’est celui autour du Rova à Andohalo. Ce lieu symbolique surplombe la ville, et offre une vue imprenable sur les toits d’Antananarivo et un rappel puissant de notre héritage. Ici, l’histoire est ancrée dans chaque pierre, et c’est un endroit où l’on peut ressentir l’essence de Madagascar, entre mémoire et fierté. On y va souvent pour se recueillir ou simplement pour respirer l’air de la ville depuis un point de vue si particulier.

Un restaurant coup de cœur à nous recommander ?
Quand je sors, c’est pour retrouver des amies dans un endroit accueillant, et Le Relais de la Haute Ville est l’un de mes coups de cœur. Ce restaurant propose une cuisine malgache authentique, avec des plats préparés avec soin, dans un cadre chaleureux et convivial.

Votre plat préféré ?
Je ne me lasse jamais du Koba Ravina, ce dessert traditionnel à base de cacahuètes, de riz et de sucre roux, enveloppé dans des feuilles de bananier. C’est un véritable retour aux racines, un goût doux et réconfortant qui évoque des souvenirs d’enfance et de moments simples. Il incarne pour moi une part de l’âme malgache.

Où faire du shopping ?
Pour les petites trouvailles authentiques, je vais à Ambodin’Isotry. Ce quartier regorge de boutiques locales et de marchés où l’on peut dénicher des produits artisanaux, des tissus, et des créations uniques.

Où commencer et terminer la soirée ?
Je ne suis pas une grande adepte des sorties, mais quand je le fais, rien ne vaut une soirée entre amies. Un dîner tranquille au Relais de la Haute Ville, savourant des plats malgaches authentiques, puis je termine la soirée dans une ambiance plus décontractée au Kudéta à Anosy. Ce lounge bar est parfait pour se détendre, discuter et profiter d’un cocktail dans un cadre moderne et cosy. C’est l’endroit idéal pour une soirée calme mais agréable, entourée de bonnes vibrations.

Un endroit pour s’évader le week-end ?
La forêt de l’Est, avec ses paysages luxuriants et sa biodiversité, est l’endroit parfait pour une escapade revigorante. Se perdre dans la nature malgache, c’est se ressourcer.

Les bons plans vacances ?
Pour un séjour prolongé, Diego et Majunga restent mes incontournables. Diego est idéal pour son calme, ses plages paradisiaques, et son mélange unique de cultures. À Majunga, c’est une atmosphère accueillante, rythmée par les marchés et les sourires. Ces villes sont des havres de paix pour qui cherche à se ressourcer tout en restant en contact avec la culture malgache.

L’événement culturel qui vous a marqué ?
Le Festival des Langues de Madagascar est un événement qui m’a profondément marquée. C’est un moment où l’on célèbre non seulement les différentes langues du pays, mais aussi les histoires et les traditions qui les accompagnent. C’est un rappel de notre diversité culturelle, et un moyen de rendre hommage à toutes les voix qui composent notre nation.

Votre actualité ?
Mon actualité, c’est de continuer à défendre l’acceptation de soi et la diversité, à travers des projets et des publications qui mettent en avant des personnes inspirantes. Nous travaillons sur des initiatives pour sensibiliser aux discriminations capillaires, avec l’espoir d’encourager chaque personne à embrasser son identité. En parallèle, on continue d’alimenter la page avec des portraits et des récits qui célèbrent la richesse culturelle de Madagascar.

Propos recueillis par Aina Zo Raberanto

Facebook : Mirenty

Laisser un commentaire
no comment
no comment - Bred Madagasikara Banque Populaire : Un an de présence sur le marché

Lire

21 février 2026

Bred Madagasikara Banque Populaire : Un an de présence sur le marché

Bred Madagasikara Banque Populaire célèbre le premier anniversaire de son implantation à Madagascar, sous le slogan « 1 an à vos côtés ». L’établissem...

Edito
no comment - Prêt à offrir

Lire le magazine

Prêt à offrir

Février a ce petit talent sournois : il raccourcit le calendrier, mais allonge sensiblement les factures. On nous dit que c’est le mois de l’amour. Celui où les coeurs s’affolent, où les mots doux résonnent un peu plus fort… et où les caisses, elles aussi, font des étincelles. La Saint-Valentin, si on y regarde bien, c’est un c’est Cupidon avec un partenariat commercial bien négocié. Et quelle mise en scène ! Les vitrines rougissent à qui mieux mieux, les roses voient leur prix grimper en fonction de l’intensité du sentiment, les chocolats prennent des formes de coeur — parce qu’un foie ne ferait pas rêver. Sans oublier les menus « spécial couple » et les offres taillées sur mesure pour les âmes sensibles. Finalement, le 14 février, l’amour se résume souvent à des coffrets cadeaux, des bougies qui sentent bon et des tables réservées longtemps à l’avance. Romantique ? Sans doute. Improvisé ? Pas vraiment.Mais après tout, est-ce vraiment un problème ? Quand on aime, on ne compte pas, dit l’adage. Ou plutôt, on compte moins. Moins les zéros sur l’addition, moins les ficelles parfois grossières du marketing sentimental. L’important n’est pas le prix, mais l’intention — même si l’intention a parfois besoin d’un terminal de paiement. La Saint-Valentin n’a pas inventé le commerce, elle l’a simplement officialisé. Elle donne une belle excuse à ceux qui aiment aimer en grand, et une porte de sortie élégante à ceux qui avaient, une fois de plus, oublié la date. Elle rassure aussi : l’amour devient visible, mesurable, publiable. Sans preuve matérielle, serait-il suspect ? Alors on célèbre. Ou pas. On offre. Ou on écrit. On dîne aux chandelles ou on partage un mofo gasy au coin de la rue. Parce qu’au final, l’important n’est pas ce que l’on dépense, mais ce que l’on investit.
Et là, désolé pour les commerçants, aucune carte bancaire ne fait l’affaire.

No comment Tv

Interview - ILLICIT SOUL - Février 2026 - NC 193

Découvrez ILLICIT SOUL, groupe de musique, dans le no comment® NC 193 - février 2026.
Depuis 2024, Meji, Fat Killah, HMan, trois producteurs de musique, font tourner Illicit Soul comme on ferait tourner un vinyle rare. Un crew avec le flair pour dénicher les talents malgaches, une idée forte, presque clandestine, et un concept sans équivalent. Un goût de Rhum Vanille, corsé mais maîtrisé.

Focus

"Taom-baovao" de l'IFM

"Taom-baovao" de l'IFM, le samedi 24 janvier

no comment - "Taom-baovao" de l'IFM

Voir