En ville avec Mirenty Rasamuel
11 juin 2022 // Downtown // 6360 vues // Nc : 149

Fondatrice de la galerie Renty Madagasik’Art à Antsirabe, Mirenty Rasamuel aime le vélo, la lecture et les œuvres d’art. Elle nous livre ses bons plans dans la ville d’Eau.

Votre resto favori ?
Il y a des bons plats qu'on trouve dans un resto mais pas ailleurs et vice versa. Chaque resto a sa spécialité. Du coup, mon resto favori change en fonction de ce que demandent mes papilles. Mais j’ai un petit faible pour deux établissements, Chez Jenny et Conterno.

Votre plat préféré ?
Sans hésiter, le henakisoa sy ravitoto (viande de porc et feuilles de manioc pilées)

Votre boisson fétiche ?
Jus de corossol, grenade ou passion

Vos hobbies ?
J’aime par-dessus tout la randonnée à vélo. Sentir le vent, admirer les paysages, c’est merveilleux !  J'adore aussi écouter de la musique, bricoler avec mes enfants, la lecture, écrire des poèmes. Passer du temps devant une image, un dessin, une peinture, une bande dessinée… ça me fascine, c 'est tout un art.

Un endroit pour faire du shopping ?
Généralement, j'achète en ligne mais quand j'ai un peu de temps, je chine dans les brocantes.

Les meilleurs plans pour terminer la soirée ?
Razafimamonjy et Feeling Good Lounge-Bar, des lieux qui proposent souvent des cabarets et des miniconcerts. J’aime bien l’ambiance conviviale.

Un endroit pour s’évader ?
Évidemment en pleine nature pour s'inspirer et se ressourcer.

Les meilleurs plans pour les vacances ?
Tout simplement à la campagne ou à Mahajanga, il y a pleins de choses à visiter en dehors de la ville car comme les grottes, les parcs, le phare de Katsepy, le lac sacré...  

L’événement culturel qui vous a marqué ?
Je dirais mon passage au musée du Louvre quand j'étais à Paris. Cela a marqué le début d'une transition du rêve à la réalité. Un rêve qui depuis petite s'est développé en moi en assistant régulièrement à des expositions d'artistes peintres, de photographes, de dessinateurs et de sculpteurs...

Votre actualité ?
J’exerce actuellement dans le domaine de l'art plastique en orchestrant des expositions, des ateliers et des conférences au sein de la galerie Renty Madagasik'Art. Elle regroupe plusieurs artistes locaux venant de différentes régions. Notre but, promouvoir notre richesse culturelle.


Propos recueillis par Aina Zo Raberanto

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Le 20 mars, journée mondiale du conte, devrait être férié pour l’imaginaire. Rien que ça. Car il fut un temps — pas si lointain — où Madagascar vibrait au rythme des angano, ces récits qui, le mercredi après-midi, clouaient les enfants devant la radio ou la télévision. On n’avait pas école. On avait mieux : Trimobe, Rapeto, Ranoro. Dans les années 80, 90, et même au début des années 2000, toutes les stations ou presque avaient leur programme dédié. C’était un rendez-vous sacré. Les grandmères rassemblaient les petits-enfants autour du foyer, le soir, et les mots devenaient braises. Trimobe, ogre insatiable mais régulièrement dupé par un gamin — ou une fillette paraplégique — apprenait l’humilité à coups de ruse. Rapeto, géant malgache, déplaçait des montagnes sans tractopelle. Ranoro, sirène des eaux profondes, murmurait à l’oreille des rêveurs.Aujourd’hui ? Ces figures glissent doucement vers l’ombre. Illustres inconnus d’une génération qui connaît mieux les superhéros importés que les ogres du terroir. Les écrans n’ont pas cessé de raconter des histoires — loin de là — mais elles viennent souvent d’ailleurs, calibrées, doublées, marketées. On ne va pas jouer les passéistes professionnels, mais tout de même. Car jadis — mot dangereux, je sais — les angano travaillaient l’imaginaire comme un artisan polit une pierre brute. Ils enseignaient sans en avoir l’air. Ils faisaient peur, parfois. Rire, beaucoup. Grandir, surtout. Heureusement, depuis quelque temps, des créateurs de jeux vidéo et de films d’animation gasy réinvestissent ces figures. Avec des libertés narratives, quelques retouches ici et là, certes. Mais l’essentiel demeure : les personnages respirent encore. Alors, en ce 20 mars, la question n’est pas de savoir si le conte survivra à l’ère du scroll infini. Elle est plus simple — et plus vertigineuse : que restera-t-il de nous si nos enfants ne rêvent plus dans notre langue ?

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