En ville avec Larissa Raheriniaina
11 novembre 2020 // Downtown // 8820 vues // Nc : 130

Blogeuse mode et influenceuse connue sous le nom « How to be curly in Madagascar », Larissa Raheriniaina aime partager ses bons plans sur les réseaux sociaux. Elle nous livre ses adresses favorites.

Votre resto favori ?
Comme tout millénial qui se respecte, les bons plats ne suffisent plus. Il faut aussi un joli cadre instagramable pour optimiser l’expérience « resto », raison pour laquelle j’adore le restaurant « Dité » à Ivandry.

Votre plat préféré ?
La raclette ! Je suis capable de me faire une raclette en pleine été sous le soleil de Marrakech !

Votre boisson fétiche ?
Du jus naturel, peu importe le fruit tant que c’est frais et 100 % naturel.

Vos hobbies ?
J’aime lire et je me suis récemment mise au podcast pour le côté pratique. Depuis le confinement, je passe également beaucoup de temps sur Netflix.

Un endroit pour faire du shopping ?
J’ai un compte Instagram de mode « How to be curly in Madagascar » suivi par plus de 10 000 personnes. J’y partage mes looks au quotidien, composés à 100 % de pièces venant des friperies d’Analakely et d’Isotry.  

Un lieu pour s’évader ?
Itampolo à Toliara est actuellement numéro un sur ma liste d’endroit à visiter : un paysage digne d’une carte postale, sable blanc à perte de vue, mer transparente... Une destination de rêve.

Vos meilleurs plans pour débuter ou terminer la soirée ?
J’aime bien Le Hub à Isoraka pour les apéros. Le coin est parfait pour chiller entre copines ou pour un petit afterwork entre collègues.

L’événement culturel qui vous a marqué ?
J’ai assisté à un webinar  (conférence en ligne) sur le féminisme africain appelé « African Feminist Perspectives Matter », animé par des activistes venues des quatre coins de l’Afrique. Très enrichissant car c’est rare d’échanger sur les perspectives des féministes africaines concernant la culture, la race, le colonialisme, l’activisme…

Votre actualité ?
Je travaille actuellement sur une marque de produits capillaires naturels spécialisés dans les cheveux de type africains. Les produits seront formulés, fabriqués localement et mettront à l’honneur les plantes endémiques de Madagascar.

Propos recueillis par Aina Zo Raberanto

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Fin de saison

Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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