Culte : ils y croient aussi dur que le Fer 4
26 février 2024 // Media & Add-0n // 10655 vues // Nc : 169

La sainte trinité Sony-Microsoft-Nintendo n’est pas le seul culte qu’on peut voir dans le domaine du jeu vidéo. En fait, le concept de foi a souvent été utilisé pour justifier l’existence de factions, et expliquer leurs actions et les conflits faisant tourner le scénario. Pas de polémique ici, nous allons juste explorer ensemble certains des cultes les plus marquants du jeu vidéo, et qui ont souvent été des outils de dénonciation pour les créateurs.

Happy Happyists
Les plus heureux des heureux. Deux choses en tête quand on entend ce nom. Soit on se dit qu’ils sont vraiment heureux, soit on se demande ce qui cloche pour qu’ils s’appellent comme ça. Culte totalement obsédé par le bleu dans le jeu Earthbound, leur amour de cette couleur transparaît partout, de leurs vêtements jusqu’aux bâtiments, et même avec la petite chanson « blue ».

Leur objectif, repeindre le monde entier en bleu. Absolument tout sur Terre doit être bleu. Au premier abord inoffensif, ils n’hésitent pourtant pas être violent pour diverses raisons, comme le fait d’attaquer ceux qui refusent defaire une donation. Le leader du culte, Mr Carpainter (joli jeu de mot), possède des pouvoirs psychiques. Le twist est qu’il est lui-même sous l’influence d’un alien lui dictant ses actions. On peut alors se demander àquel moment un alien se dit « tiens, ça serait bien que le monde soit tout en bleu ».

The Project at Eden's Gate
Far Cry, c’est une longue saga de violence et de tragédie. Mais l’épisode 5 occupe une place particulière du fait de son ambiance.
L’Amérique profonde de notre époque, dans une ville fictive, avec un culte dirigé par un certain Joseph Seed, se voyant comme choisi par Dieu pour défendre sa communauté contre les catastrophes mondiales.

On voit des civils quisemblent totalement dé- voués à leur guru, mais sont en fait sous l’influence d’une drogue. Et toute résistance au produit est bien sûr punie de mort. Il va sans dire que les étrangers au groupe ne sont pas les bienvenus, et encore moins ceux qui sont dissidents. Le culte contrôle toute la région, et dispose même d’engins de guerre. On ne spoilera pas la fin du jeu, mais disons que tout est une question de point de vue, et quela fin ne justifie pas toujours les moyens.

Los Iluminados
Resident Evil 4 est un épisode culte (l’autre définition) dans la saga éponyme. Il a défini l’avenir de la franchise, que ce soit en termes d’ambiance ou de gameplay. Et l’un des éléments les plus marquants du jeu, c’est son antagoniste. La série nous avait habitué à lutter contre l’entreprise pharmaceutique Umbrella Corporation.

Le 4e épisode introduit un adversaire inédit, en la personne d’Osmund Saddler, à la tête d’un culte espagnol, se présentant comme les successeurs d’une croyance vieille de plusieurs milliers d’années. Les membres possèdent des lieux de prières, des chants, et tout ce qui va avec. Mais la secte et son prétendu héritage sont en fait une invention de son chef, afin d’utiliser la crédulité des pauvres villageois pour tester les fameux parasites Las Plagas, et en faire des sujets totalement soumis à son contrôle. L’influence de ce groupe n’est pas à sous-estimée, puisqu’il possède sa propre milice avec un équipement militaire de pointe. Comme quoi, il y a toujours quelque chose derrière.

Propos recueillis par Eymeric Radilofe

Laisser un commentaire
no comment
no comment - Golden Rose : La beauté à la turque charme Tana

Lire

26 août 2026

Golden Rose : La beauté à la turque charme Tana

La cosmétique turque a trouvé son ambassadrice à Madagascar. Golden Rose Style and Beauty vient de rouvrir dans un espace repensé, plus vaste et plus...

Edito
no comment - Fin de saison

Lire le magazine

Fin de saison

Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

No comment Tv

Interview - L’Architecture du Goût - Août 2026 - NC 199

Découvrez L’Architecture du Goût, dans le no comment® NC 199 – août 2026.
À Antananarivo, deux univers créatifs se sont rencontrés autour d'une question simple : et si l'objet qui accompagne le repas transformait l'expérience même du goût ? L'Architecture du Goût, née de la collaboration entre le Studio ARRA et Kr.Atelier, propose une réponse aussi sensorielle que visuelle. Rencontre avec Ando Ramanantsoa et Kiady Ratovoson, les deux artistes qui redéfinissent l'art de la table.

Focus

Jazz@Tohatohabato

15e édition du festival Jazz@Tohatohabato, à Antananarivo du 5 au 9 août dernier
© Jazz@Tohatohabato

no comment - Jazz@Tohatohabato

Voir