Rage, haine et volupté : qu'il est bon de les détester
30 mai 2024 // Media & Add-0n // 10981 vues // Nc : 172

Quel que soit le jeu, on retrouve toujours le personnage que tout le monde aime. Celui sur lequel il n’y a aucun débat, et que tout le monde s’accorde à dire qu’on ne peut que l’aimer. A l’inverse, il y a cet horrible être qui n’inspire que haine et dégoût, et qu’il est impossible de défendre (sauf pour les quelques fous furieux qui les considèrent comme des héros). Et pour ceux qui ne savent pas encore qui nous nous devons de détester, on est là pour vous informer. Mais attention, nous sommes obligés de spoiler pour expliquer le pourquoi du comment.

Abby Anderson - The Last of Us Part 2
La jeune survivante de TLOU 2 est incarnée par Laura Bailey. Cette dernière a reçu des menaces de mort suite à sa prestation. Déjà, on ne cautionne pas ce genre d’actions. Puis, ce n’était pas qu’elle était mauvaise actrice, mais que le personnage qu’elle interprète est détestable au possible. Et pour cause, notre cher Joël, personnage principal du premier volet et qu’on avait hâte de retrouver après 7 ans d’absence, s’est fait tuer par Abby.

L’acte est encore plus ignoble puisque nous vivons une partie de l’histoire du point de vue de la meurtrière. Nous sommes celle qui a assassiné notre chouchou… Alors, le studio fera son possible pour justifier son geste, et une bonne partie du jeu se concentrera sur Abby, ce qu’elle a vécu et son rôle de protectrice. Certains d’entre nous essaient de la pardonner. Mais pour les fans de la première heure, la fin ne justifie pas les moyens.

Anabella Rosfield - Final Fantasy XVI
Un jeu récent, et pourtant cette aristocrate a déjà réussi à se faire une place dans le death note des fans. C’est pour dire le niveau de haine qu’elle a engendré. Sa malice n’a d’égal que sa beauté, puisqu’elle n’aura de cesse de nous montrer à quel point elle mérite d’être haïe tout au long du jeu. Entre le traitement qu’elle inflige à Clive et la trahison envers son propre

royaume uniquement pour garder son trône, Anabella n’a fait aucun effort pour se rendre appréciable. Et encore, si elle avait une histoire tragique expliquant ses actes, on aurait peut-être compris un minimum. Mais noooooooooon! Elle est de ceux qui pensent qu’elle mérite d’être au sommet du monde, et c’est tout. Elle ne pense qu’à elle, elle n’agit que pour elle, et qu’importe qui en souffre.

Lieutenant General Sheperd - Call of Duty: Modern Warfare 2
Si la trahison était accompagnée d’une photo dans le dictionnaire, ça serait celle de Sheperd. Et ses actes font particulièrement mal, puisqu’il s’agit du premier grand couteau dans le dos qu’ont subi les joueurs de la génération PlayStation 2 (meilleure époque, pas de débat). Et ce n’était pas un petit couteau suisse, mais un énorme hachoir qu’on a reçu!

Plus précisément une balle, mais l’idée est là. Imaginez sortir in extremis d’une mission suicide lors de laquelle la quasi-totalité de votre unité a été décimée. Avec votre dernier compagnon, vous arrivez au point de ralliement où le général vous félicite tous les deux d’avoir réussi, puis vous tire dessus froidement avant de brûler vos corps avec de l’essence et son cigare. Le choc qu’on a vécu à cette époque, lorsque celui qu’on croyait être un des héros est en fait l’antagoniste principal. Son désir de vengeance envers des gouvernements se servant de soldats comme de pions n’excuse en rien ses actions contre des hommes lui ayant accordé toute leur confiance. La seule consolation est que ce récit nous a offert le plus beau lancer de couteau de l’histoire.

Propos recueillis par  Eymeric Radilofe

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Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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