Lolom-paty, un messager entre la vie et la mort.
26 août 2023 // Mistery // 8827 vues // Nc : 163

Ces créatures fascinantes, connues sous le nom de « Cyligramma latona » ou « Papillon nocturne », mais appelées Lolom-paty en malgache, possèdent une essence mystique qui éveille l'imagination. Au-delà de leurs deux yeux uniques, visibles sur leurs ailes, ces papillons sont porteurs d'une aura envoûtante. Leurs ailes délicates se déploient tel un voile d'ombre et de lumière, révélant des secrets qui se cachent dans les recoins les plus sombres de notre monde.

Il est dit que leur apparition ne se fait jamais au hasard, mais comme un présage des événements imminents. Lorsque ces créatures ailées croisent notre chemin, elles nous murmurent des messages silencieux, nous avertissant des moments graves qui pourraient bientôt survenir, qu'il s'agisse de la perte d'un être cher ou de l'écho des esprits des défunts.

Les Lolom-paty, dans leur vulnérabilité nocturne, se réfugient dans les endroits les plus inattendus. Des recoins humides aux antres poussiéreux, des buissons mystérieux aux grottes enfouies, ces papillons se dévoilent là où la moisissure se mêle à l'essence de la terre. Leur proximité avec les tombes et les rituels funéraires traditionnels souligne leur lien profond avec le cycle de la vie et de la mort, leur donnant une aura éthérée et une connexion au-delà de notre réalité tangible.

Curieusement, ces créatures ailées possèdent un attrait irrésistible, attirant notre attention même à distance. Lorsqu'ils franchissent le seuil de nos foyers, parfois par inadvertance, ils ne sont en aucun cas une menace. Ils sont de doux messagers qui implorent simplement à être libérés. Ils ne peuvent ni nous blesser ni communiquer verbalement, car ils sont de simples papillons. Leur seul souhait est de recevoir une onction d'huile sur leurs yeux, une pratique bien connue et respectée. L'huile de noix de coco, généralement utilisée à cette fin, confère à leurs yeux une teinte sombre, les scellant ainsi dans leur propre mystère, les empêchant de revenir.

Pour ceux qui croient, en présence de ces merveilles ailées, l'acte sacré consiste à oindre l'œil situé sur leurs ailes, tout en répétant les paroles sacrées : « Va-t'en, nous sommes guéris ; Va-t’en ! » pour lui faire savoir qu’on a dépassé la phase de deuil. Ainsi, l'équilibre est rétabli, et chacun retrouve sa place dans l'ordre des choses.

Les Lolom-paty, gardiens des mystères, de l'espoir et de la guérison, continuent de fasciner et d'enchanter ceux qui croisent leur chemin, illuminant nos vies de leur présence fugace et de leur beauté unique.

Les faits relatés dans les histoires sont réels et ont été vécus par les narrateurs.

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Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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