IndabaX Madagascar : Des machines et des hommes
23 novembre 2025 // High-tech // 967 vues // Nc : 190

Du 19 au 21 septembre, l’Axian University d’Andraharo a accueilli la troisième édition d’IndabaX Madagascar, un événement dédié à l’intelligence artificielle (IA) qui ne cesse de gagner du terrain sur le continent. Cette année, le thème allait droit au cœur : « L’IA en action pour révolutionner l’éducation et la science à Madagascar ».

Présent dans plus de vingt pays africains, IndabaX est le relais local du Deep Learning Indaba, le plus grand rassemblement panafricain dédié à l’intelligence artificielle. « Chaque IndabaX est comme un chapitre local de ce grand mouvement », explique Dihariniaina Rabearimanana, co-leader du pilotage. « C’est une manière de décentraliser la connaissance, d’amener la science des données jusque dans nos universités, nos entreprises et nos écoles », rajoute-t-elle. Né d’une volonté de démocratiser l’accès au savoir, IndabaX Madagascar sert de plateforme d’échanges, de formation et de mentorat pour les chercheurs, étudiants et professionnels intéressés par l’IA.

Cette troisième édition n’a pas dérogé à la règle : idéathon, hackathon, ateliers pratiques, conférences, concours de recherche et sessions de réseautage ont rythmé trois jours d’intense effervescence. L’événement, parrainé cette année par le Laboratoire d’intelligence artificielle de Madagascar (LIAM), était entièrement gratuit. « Beaucoup de jeunes Malgaches entendent parler d’intelligence artificielle sans en comprendre les mécanismes. Notre objectif, c’est de briser cette barrière de la complexité », précise Dihariniaina.

Parmi les intervenants, Dr. Lucky Oggo, docteur en informatique et communication, qui a tenu une conférence sur le thème « Le présent et l’avenir de l’intelligence artificielle : la fin de la civilisation ou une nouvelle ère de l’évolution humaine ? ». De son côté, Erlando Haskett Lacouture, fondateur et gérant de sociétés dans le secteur des nouvelles technologies, a fasciné son public avec le thème « Le prompting comme nouvelle compétence du futur » Un thème crucial dans un pays où le taux de pénétration numérique reste faible, mais où la volonté de ne pas « rater le train » est manifeste.

« L’IA n’est pas qu’une affaire de géants technologiques. Elle peut aussi servir à améliorer la vie quotidienne, à concevoir des outils éducatifs adaptés à nos réalités locales », témoigne Miora, une étudiante participante. Pour d’autres, l’événement a surtout permis de « mettre des visages sur une communauté », de tisser des liens entre passionnés et professionnels du secteur. Même si l’événement se veut ponctuel, l’équipe reste ouverte aux propositions des partenaires. Dihariniaina Rabearimanana confie que ce genre d’événement reste une opportunité pour tous de se retrouver autour de l’IA, autant sur le plan professionnel que relationnel.

Rova Andriantsileferintsoa

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Les lieux restent presque immuables. On y retrouve les mêmes pièces, des fois un peu usagées, des fois rafraîchies à la hâte. Les mêmes scènes, les mêmes rues, les mêmes places, les mêmes studios improvisés, les mêmes cafés où l’on refait le monde jusqu’à la dernière goutte de café noir. Le décor est planté. Et chaque année, on y rajoute des histoires. Une nouvelle année sans bruit. C’est le cas de 2026. Elle ne prétend pas bouleverser l’ordre établi. Elle n’a pas pour ambition de repeindre en entier le décor. Elle applique juste une nouvelle couche sur une fresque déjà bien fournie. Une couche de plus, ni la première ni la dernière. Et c’est très bien ainsi. La culture, après tout, ce n’est pas un feu d’artifice annuel. C’est une accumulation. Un empilement de récits, de gestes, de tentatives fragiles ou lumineuses.On imagine souvent cela : le même théâtre, la même cour d’école transformée en espace de spectacle, la même salle municipale qui sent le bois et la poussière. Et pourtant, chaque année, on y a perçu autre chose. Une oreille différente. Une nouvelle boule de rage. Un espoir plus petit, plus discret. Le lieu n’a pas changé mais l’histoire oui. Et tout dépend de cela. Alors, 2026 ne sera pas une page blanche. Elle inscrira une ligne de plus. Elle aura ses marges griffonnées, ses ratures, ses fulgurances. Certains artistes iront jouer aux mêmes endroits, mais avec d’autres choses à dire. Car on raconte jamais deux fois la même histoire, même quand on croit se répéter. Et puis, c’est plutôt rassurant. De savoir que les lieux tiennent bon. Qu’ils attendent. Qu’ils encaissent le passage du temps alors que nous, on continue à raconter, à chanter, à jouer, parfois même à douter. Le décor est encore là. Les histoires changent. Lentement mais surement, c’est comme cela que se construit le grand récit culturel malgache.

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