IOAI : Code et gloire
19 octobre 2025 // High-tech // 4297 vues // Nc : 189

Quatre jeunes filles reviennent de l’International Olympiad in Artificial Intelligence (IOAI) de Beijing, les bras chargés de distinctions. La compétition internationale s’est déroulée en août, avec la participation de plus d’une soixantaine de pays.

Des génies en short ! Entre les examens du baccalauréat, les stages et la compétition, cette équipe entièrement féminine s’est battue jusqu’au bout. Aina Finaritra, Manasoa, Fitizo et Mendrika sont toutes lycéennes et sont accompagnées par leur mentor technique et team leader, Cynthia Rakotoson. Celle-ci explique : « Il y avait deux volets à travailler : le GAITE Contest, en individuel, où chacune devait coder et développer des solutions en intelligence artificielle (IA), et le Team Challenge, où nous devions collaborer pour programmer le robot Galbot. »

Si cette seconde épreuve nécessitait une entente et une solidarité parfaites, la première exigeait une concentration intense pendant deux jours et de solides compétences en programmation et en IA. C’est lors de cette épreuve individuelle que Manasoa reçoit le « Third Level Award » et Aina Finaritra une « Honorable Mention ». L’équipe, encore très jeune, poursuit son parcours : « Au-delà des concours, nous aimerions développer des projets concrets en IA et robotique pour aider à résoudre des problèmes locaux », déclare le team leader.

Ce n’est ni la première ni la dernière fois que Madagascar se distingue en robotique. Soutenues par STEM for Good, elles ont bénéficié de l’aide matérielle des organisateurs, de leurs parents et de l’entreprise INSYNIUM : ce type de coup de pouce essentiel pour le milieu. D’autant qu’une nouvelle équipe malgache se prépare déjà pour les Jeux Olympiques – le First Global Challenge 2025 – qui se tiendront à partir du 29 octobre au Panama.

Rova Andriantsileferintsoa

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Prêt à offrir

Février a ce petit talent sournois : il raccourcit le calendrier, mais allonge sensiblement les factures. On nous dit que c’est le mois de l’amour. Celui où les coeurs s’affolent, où les mots doux résonnent un peu plus fort… et où les caisses, elles aussi, font des étincelles. La Saint-Valentin, si on y regarde bien, c’est un c’est Cupidon avec un partenariat commercial bien négocié. Et quelle mise en scène ! Les vitrines rougissent à qui mieux mieux, les roses voient leur prix grimper en fonction de l’intensité du sentiment, les chocolats prennent des formes de coeur — parce qu’un foie ne ferait pas rêver. Sans oublier les menus « spécial couple » et les offres taillées sur mesure pour les âmes sensibles. Finalement, le 14 février, l’amour se résume souvent à des coffrets cadeaux, des bougies qui sentent bon et des tables réservées longtemps à l’avance. Romantique ? Sans doute. Improvisé ? Pas vraiment.Mais après tout, est-ce vraiment un problème ? Quand on aime, on ne compte pas, dit l’adage. Ou plutôt, on compte moins. Moins les zéros sur l’addition, moins les ficelles parfois grossières du marketing sentimental. L’important n’est pas le prix, mais l’intention — même si l’intention a parfois besoin d’un terminal de paiement. La Saint-Valentin n’a pas inventé le commerce, elle l’a simplement officialisé. Elle donne une belle excuse à ceux qui aiment aimer en grand, et une porte de sortie élégante à ceux qui avaient, une fois de plus, oublié la date. Elle rassure aussi : l’amour devient visible, mesurable, publiable. Sans preuve matérielle, serait-il suspect ? Alors on célèbre. Ou pas. On offre. Ou on écrit. On dîne aux chandelles ou on partage un mofo gasy au coin de la rue. Parce qu’au final, l’important n’est pas ce que l’on dépense, mais ce que l’on investit.
Et là, désolé pour les commerçants, aucune carte bancaire ne fait l’affaire.

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