CD mieux avant ?
10 juillet 2020 // Media & Add-0n // 11313 vues // Nc : 126

Les grandes maisons du jeu vidéo ne perdent pas le nord, même en plein confinement. Avec 75 % de remise sur les magasins en ligne, la solution du moment est de faire chauffer la carte bleue sur les plateformes dématérialisées. Exit le CD ?

Si internet est encore loin d’être démocratisé à Madagascar, il nous est toujours possible d’avoir accès à un service minimum pour les jeux en ligne, particulièrement sur PC et mobile. Des jeux théoriquement sans durée de vie, puisqu’ils ont peu (ou pas) de scénario pour la plupart et qu’ils ne reposent pas sur le fait de terminer une quelconque campagne pour être achevés. Au contraire, leur histoire est souvent secondaire et n’a pas besoin d’être comprise pour qu’ils soient appréciés. League of Legends, par exemple, possède un « lore » (univers fictionnel ne constituant pas l’intrigue principale du jeu) extrêmement riche, mais totalement dispensable. Ce type de jeu est le plus souvent disponible en téléchargement, et ne nécessite pas d’avoir un quelconque support physique, que ce soit un disque Blu-ray ou une cartouche. Bon nombre de joueurs arrivent à s’en contenter, certains ne jouant que de cette manière.

L’un pourrait dire que la saturation des serveurs d’un jeu exclusivement en ligne comme Clash of Clans n’a rien à voir la perte d’intérêt envers les disques. Ce n’est pas faux, mais d’autres événements entrent aussi dans l’équation. Notamment le fait que la boutique en ligne de la Nintendo Switch a crashé en début mars, lorsque les pays du Nord ont annoncé tour à tour l’interdiction de sortie. La nostalgie et le désir de possession physique font ainsi partis des rares arguments empêchant la digitalisation complète, bien loin d’un point de vue purement utilitaire. De plus, si on raisonne en termes économiques (toujours avec des remises inégalables sur le marché légal et supervisé directement par la maison mère), difficile de ne pas signer pour dire adieu à nos vieilles boîtes. Et puis, il faut le dire, la dématérialisation du jeu vidéo nous sauve de la monotonie de se contenter de ce qu’on a une fois enfermés chez nous.

Propos recueillis par  Eymeric Radilofe

Laisser un commentaire
no comment
no comment - Pierrot Men : Le regard d'une vie

Lire

6 juillet 2026

Pierrot Men : Le regard d'une vie

À l'heure où les écrans débordent de couleurs saturées et d'images consommées en quelques secondes, Pierrot Men rappelle qu'une photographie peut enco...

Edito
no comment - Tout feu, tout jeune

Lire le magazine

Tout feu, tout jeune

Le 12 août, on célèbre la Journée mondiale de la jeunesse. À Madagascar, cette journée a de quoi occuper un stade entier — les moins de 25 ans représentent plus de 60% de la population. Autrement dit, les jeunes ne sont pas l'avenir de Madagascar. Ils sont déjà le présent, et ils ont l'air pressés. Dans l'entrepreneuriat, ils sont de plus en plus nombreux à se lancer, à créer, à risquer — souvent sans filet, souvent sans aide, mais toujours avec cette énergie un peu folle qui fait qu'on se demande s'ils dorment vraiment la nuit. En culture, les nouvelles sont encore meilleures. Aina Rasamoelina vient de décrocher le Prix RFI Instrumental Afrique. Miangaly Elia rafle le Prix Paritana 2026. Madagascar rayonne, et ce sont des mains jeunes qui tiennent la torche. Alors oui, on pourrait s'arrêter là, applaudir et rentrer chez soi satisfait. Mais ce serait passer à côté d'une chose essentielle. La fougue, ça brûle fort — et parfois, ça brûle vite. Une flamme sans direction peut éclairer autant qu'elle peut consumer. C'est là que les aînés entrent en scène — pas pour reprendre le gouvernail, mais pour montrer où sont les récifs. Les jeunes ont la force, les vieux ont l'expérience, comme on dit. Ce n'est pas un combat de générations — c'est une question d'équipage. Partagez vos réussites, mais aussi vos échecs. Surtout vos échecs, d'ailleurs — ils enseignent mieux que n'importe quel manuel. À Madagascar, la barque avance. Il faut juste s'assurer que tout le monde rame dans le même sens.

No comment Tv

Interview - Razafindrakoto Fidel - Juillet 2026 - NC 198

Découvrez Razafindrakoto Fidel, fabricant de charrettes dans le no comment® NC 198 – juillet 2026.
Au PK 42 de la RN1, entre Antananarivo et Itasy, les étincelles jaillissent derrière un petit atelier ouvert sur la route. Razafindrakoto Fidel y façonne des charrettes métalliques et des équipements agricoles destinés aux campagnes malgaches. Héritier d'un savoir-faire familial, il perpétue un métier discret mais essentiel.

Focus

Sookany Trophy

Sookany Trophy, du 17 au 19 juillet à Antsiranana

no comment - Sookany Trophy

Voir