CD mieux avant ?
10 juillet 2020 // Media & Add-0n // 12262 vues // Nc : 126

Les grandes maisons du jeu vidéo ne perdent pas le nord, même en plein confinement. Avec 75 % de remise sur les magasins en ligne, la solution du moment est de faire chauffer la carte bleue sur les plateformes dématérialisées. Exit le CD ?

Si internet est encore loin d’être démocratisé à Madagascar, il nous est toujours possible d’avoir accès à un service minimum pour les jeux en ligne, particulièrement sur PC et mobile. Des jeux théoriquement sans durée de vie, puisqu’ils ont peu (ou pas) de scénario pour la plupart et qu’ils ne reposent pas sur le fait de terminer une quelconque campagne pour être achevés. Au contraire, leur histoire est souvent secondaire et n’a pas besoin d’être comprise pour qu’ils soient appréciés. League of Legends, par exemple, possède un « lore » (univers fictionnel ne constituant pas l’intrigue principale du jeu) extrêmement riche, mais totalement dispensable. Ce type de jeu est le plus souvent disponible en téléchargement, et ne nécessite pas d’avoir un quelconque support physique, que ce soit un disque Blu-ray ou une cartouche. Bon nombre de joueurs arrivent à s’en contenter, certains ne jouant que de cette manière.

L’un pourrait dire que la saturation des serveurs d’un jeu exclusivement en ligne comme Clash of Clans n’a rien à voir la perte d’intérêt envers les disques. Ce n’est pas faux, mais d’autres événements entrent aussi dans l’équation. Notamment le fait que la boutique en ligne de la Nintendo Switch a crashé en début mars, lorsque les pays du Nord ont annoncé tour à tour l’interdiction de sortie. La nostalgie et le désir de possession physique font ainsi partis des rares arguments empêchant la digitalisation complète, bien loin d’un point de vue purement utilitaire. De plus, si on raisonne en termes économiques (toujours avec des remises inégalables sur le marché légal et supervisé directement par la maison mère), difficile de ne pas signer pour dire adieu à nos vieilles boîtes. Et puis, il faut le dire, la dématérialisation du jeu vidéo nous sauve de la monotonie de se contenter de ce qu’on a une fois enfermés chez nous.

Propos recueillis par  Eymeric Radilofe

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Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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