Hajaina Junior et Joro Andrianjatosoa
27 novembre 2025 // Quiz & Actuel // 1537 vues // Nc : 190

Hajaina Junior : Réveil musclé

Se réveiller à 3 heures et demie tous les matins. Pour Hajaina Junior, ce culturiste et coach sportif très connu des habitués de Madafit, c’est devenu à la fois une rigueur et une habitude. « J’ai rendez-vous avec moi-même tous les jours, à cette heure », lance-t-il, continuant à soulever ses haltères. Cet athlète, qui a fait de sa passion son gagne-pain, a un emploi du temps où tout est millimétré. Il a juste 30 minutes pour se préparer et prendre son léger petit-déjeuner, et le voilà parti pour arriver au travail – au club Madafit – à 4 heures et demie. « Entraînement, coaching, pause déjeuner et autres obligations : c’est déjà le soir. Je termine à 19 heures. Le moindre décalage ou retard sur une activité a des impacts importants sur tout mon emploi du temps, voire sur mon état de santé », confie-t-il, sourire en coin. En fait, pour ce qui est du sommeil, le sportif ne négocie pas.

« À 22 heures au plus tard, je suis déjà dans les bras de Morphée. Le sommeil est important pour la récupération. C’est là que le métabolisme change, pendant le sommeil profond. Ce n’est pas la même chose si on dort le jour, car le sommeil profond se situe entre 23 h et 3 h du matin. En dehors de ce créneau, le corps reste plus ou moins éveillé », explique-t-il, en scientifique. Certes, et il le reconnaît, avoir ses huit heures de sommeil par jour n’est pas toujours possible quand on est adulte. Le travail et les autres obligations sociales, même le stress et les pensées qui nous taraudent, nous empêchent de bénéficier de ce privilège. C’est pour cela que Hajaina Junior s’accorde une petite sieste entre midi et deux, pour compenser une partie de ces minutes perdues pendant la nuit. « Certains de mes coachés n’ont pas le temps le matin, alors ils s’entraînent le soir. Mais si je pouvais conseiller un créneau optimal pour s’entraîner, je dirais le matin : le soir, le corps est fatigué, et même le sommeil peut être perturbé », martèle-t-il, insistant sur le fait que le jour est fait pour travailler et la nuit pour dormir. Premier debout, dernier fatigué ?

Mpihary Razafindrabezandrina

Facebook : JuniorHajatiana

Joro Andrianjatosoa : Noctambule des lettres

La nuit appartient aux fous et aux écrivains, dit-on. Joro, le bibliothécaire de la Fondation H à Analakely, appartient à ce deuxième groupe. La nuit, dans le noir, il se sent plus apte à écrire. « En journée, je n’arrive pas à écrire, même si on m’y oblige », dit-il sans détour. Pour ce personnage qui côtoie les rats de bibliothèque, qui leur propose des livres à lire, le soleil est exclusivement consacré au travail et aux autres activités. « Tandis que la nuit est parfaite pour lire et écrire. La lune, avec sa lumière vaporeuse et diaphane, m’inspire », ajoute-t-il. Après des heures d’insomnie, Joro accouche de textes – à la fois personnels et d’actualité – incubés le jour. « Mais ce n’est que la nuit tombée que les mots me viennent. Et c’est comme par magie : je ne m’en rends même pas compte, des fois », confie-t-il. Le bibliothécaire documente, écrit et publie sur son mur sous le hashtag assez ironique #resaky_ny_tsy_mahita_tory (divagations d’un insomniaque).

« Je commence à écrire vers 19 heures. Certains textes me prennent cinq minutes, d’autres me gardent éveillé jusqu’à une heure du matin, même si ce ne sont que de petits posts de pas plus de 500 mots », chuchote-t-il. L’homme se réveille ensuite à cinq heures et demie pour aller travailler, et ainsi va sa routine. Pour ce passionné de livres et d’écriture, le jour suffit aux occupations et la nuit est faite pour s’évader. Les mots ne dorment jamais, il faut se rendre à l’évidence.

Rova Andriantsileferintsoa

Laisser un commentaire
no comment
no comment - Exposition : Dendrophile, respirer l'art des arbres

Lire

24 décembre 2025

Exposition : Dendrophile, respirer l'art des arbres

À Madagascar, la troisième édition d'Antson'ny tontolo miaina transforme la matière végétale en poésie visuelle et sculpturale. De la Flow Gallery à I...

Edito
no comment - Bonne… continuation

Lire le magazine

Bonne… continuation

Les lieux restent presque immuables. On y retrouve les mêmes pièces, des fois un peu usagées, des fois rafraîchies à la hâte. Les mêmes scènes, les mêmes rues, les mêmes places, les mêmes studios improvisés, les mêmes cafés où l’on refait le monde jusqu’à la dernière goutte de café noir. Le décor est planté. Et chaque année, on y rajoute des histoires. Une nouvelle année sans bruit. C’est le cas de 2026. Elle ne prétend pas bouleverser l’ordre établi. Elle n’a pas pour ambition de repeindre en entier le décor. Elle applique juste une nouvelle couche sur une fresque déjà bien fournie. Une couche de plus, ni la première ni la dernière. Et c’est très bien ainsi. La culture, après tout, ce n’est pas un feu d’artifice annuel. C’est une accumulation. Un empilement de récits, de gestes, de tentatives fragiles ou lumineuses.On imagine souvent cela : le même théâtre, la même cour d’école transformée en espace de spectacle, la même salle municipale qui sent le bois et la poussière. Et pourtant, chaque année, on y a perçu autre chose. Une oreille différente. Une nouvelle boule de rage. Un espoir plus petit, plus discret. Le lieu n’a pas changé mais l’histoire oui. Et tout dépend de cela. Alors, 2026 ne sera pas une page blanche. Elle inscrira une ligne de plus. Elle aura ses marges griffonnées, ses ratures, ses fulgurances. Certains artistes iront jouer aux mêmes endroits, mais avec d’autres choses à dire. Car on raconte jamais deux fois la même histoire, même quand on croit se répéter. Et puis, c’est plutôt rassurant. De savoir que les lieux tiennent bon. Qu’ils attendent. Qu’ils encaissent le passage du temps alors que nous, on continue à raconter, à chanter, à jouer, parfois même à douter. Le décor est encore là. Les histoires changent. Lentement mais surement, c’est comme cela que se construit le grand récit culturel malgache.

No comment Tv

Making of shooting mode – Décembre 2025 – NC 191

Retrouvez le making of shooting mode du 𝗻𝗼 𝗰𝗼𝗺𝗺𝗲𝗻𝘁® magazine, édition décembre 2025 - NC 191
Prise de vue : Ambatobe Résidence 
Collaborations : Kostami - Tanossi – Via Milano mg – HAYA Madagascar - Akomba Garment MG
Make up : Réalisé par Samchia
Modèles : Addie, Kenny, Mitia, Natacha, Onitiana, Manoa, Santien, Mampionona
Photos : Andriamparany Ranaivozanany

Focus

African Series Of Poker

African Series Of Poker, en décembre à l’Hôtel Carlton à Anosy

no comment - African Series Of Poker

Voir