Zongo Bilaky : Ni blanc ni noir
1 novembre 2021 // Arts Plastiques // 6431 vues // Nc : 142

Il a commencé par la musique avec son groupe Maitso Nation (Nation Verte) en 2009 et se tourne depuis trois ans vers l’art plastique. Mais dans les deux disciplines, Zongo Bilaky suit la même ligne directrice : la protection de l’environnement. Un artiste engagé qui milite pour un monde plus vert et aspire à une société avec moins de discriminations. « J’ai choisi le nom Zongo (blanc) et Bilaky (noir) car je suis un être humain avant tout, doté d’un cœur et d’une âme. J’aimerai que les gens soient plus humains. »

En mars dernier, il a réalisé sa première exposition à l’Alliance française d’Antananarivo sur le thème « Humain, où vas-tu ? » avec trois autres artistes locaux. « Cette exposition avait pour objectif de sensibiliser les gens sur la pollution, les feux de brousse… C’était une combinaison de plusieurs médiums notamment la peintre, les vidéos et des installations. »

Dans son travail, Zongo Bilaky utilise différents matériaux dont la plupart sont recyclés : fils, tissus, CD, bouteilles… « Je les récupère ou je les achète à La Réunion Kely. Sinon, j’utilise de la peinture acrylique et à l’huile ainsi que du cuir qui m’est offert par un autre ami artiste, Jiary. Mon inspiration n’a pas de limites. Tout dépend de ce que je trouve. J’ai baptisé mon art, Art’Raoty du malgache ‘araraoty’ qui signifie ‘profiter’. C’est le moment de profiter et de se dépêcher d’apprécier les choses avant qu’il ne soit trop tard. »


Aina Zo Raberanto

Mpamosaka ny ho avy (Mpamosavy)
(Acrylique, à l’huile, tissu, fil recyclé)
1 m x 50 cm
Mpivoady (Mpivady)
(Acrylique, tissu, recyclage CD)
1 m x 65 cm
Reny Malala
(Cuir, acrylique, à l’huile, tissu recyclé)
1 m x 1 m
Laisser un commentaire
no comment
no comment - Rija Ramanantoanina : « L'œuvre de toute une vie »

Lire

28 mai 2026

Rija Ramanantoanina : « L'œuvre de toute une vie »

Ce dimanche 31 mai, à 15 heures, l'amphithéâtre du Centre de Conférence International d'Ivato accueillera un événement inédit dans l'histoire de la mu...

Edito
no comment - Exister en malgache

Lire le magazine

Exister en malgache

Juin à Madagascar, c'est un mois qui déborde. La langue, l'enfant, l'indépendance — trois célébrations bousculées dans trente jours, comme si le calendrier avait, lui aussi, quelque chose à dire. Et si ce n'était pas un hasard ? Ces trois commémorations racontent, au fond, la même histoire : celle d'un peuple qui cherche, depuis 1960, à exister pleinement sur ses propres termes. Pas seulement dans les discours officiels et les défilés — dans la vie réelle, quotidienne, celle qui se joue désormais aussi sur un écran.Car le vrai terrain de la souveraineté culturelle s'est déplacé. Il est numérique, algorithmique, et aussi impitoyable. Une langue absente du web est une langue que le monde n'entend pas — et qu'il finit par oublier. Le malgache, parlé par trente millions de personnes, riche d'une histoire linguistique qui traverse les siècles et trois océans, mérite mieux que l'invisibilité numérique. L'initiative Wikiteny — atelier consacré à l'enrichissement des contenus en malgache sur internet — est allée dans ce sens. Ce type d'initiative doit être multiplié, amplifié, soutenu. Sans attendre.C'est là, précisément, que la langue rejoint l'économie. Une identité qui ne se raconte pas, c'est une culture qui ne se monétise pas — un savoir-faire qui reste sans vitrine. Madagascar exporte sa vanille, ses textiles, sa biodiversité unique. Mais que fait-on de l'autre richesse, l'immatérielle, celle qui ne figure dans aucune balance commerciale et qui, pourtant, vaut de l'or ? Soixante-quatre ans après l'indépendance, la vraie souveraineté se joue peut-être là : dans la capacité à dire qui nous sommes, en malgache — et à faire en sorte que le monde l'entende. Haut et fort.Solofo Ranaivo

No comment Tv

Interview - LeManana guitariste - Mai 2026 - NC 196

Découvrez LeManana guitariste dans le no comment® NC 196 – mai 2026
LeManana puise ses racines dans le beko du Sud de Madagascar pour mieux les mêler aux rythmes d'Afrique et du monde. Quinze ans après ses débuts sur scène, sa world music a déjà traversé les cinq continents. Rencontre avec un artiste qui n’a pas fini de faire voyager la musique malgache.

Focus

Tournoi Komba Overcome de Tekken Mada

Tournoi Komba Overcome de Tekken Mada, le samedi 21 et dimanche 22 février au Tana Water Front

no comment - Tournoi Komba Overcome de Tekken Mada

Voir