Grizzlee Steackhouse : Effet bœuf !
9 décembre 2021 // Sortir // 7696 vues // Nc : 143

Entre une bonne entrecôte grillée ou une belle paire de cuisses de poulets grillées, chez Grizzlee Steackhouse à Isoraka on ne rigole pas avec la viande. Elle est tendre, savoureuse, généreuse… Un restaurant viandard où même les végans se régalent, c’est dire !

Comme son nom l’indique, chez Grizzlee Steackhouse, la bidoche est la star du menu. Une grosse pièce de bœuf de 400 g minimum annonce fièrement la couleur. « Quand on entre chez nous, on oublie le régime », se marre Lee, le propriétaire des lieux. Avec sa femme et son frère, ils ont décidé de reprendre, il y a trois mois, ce concept de steackhouse ou restaurant à viande, très en vogue aux États-Unis. Pour la minute culture, le premier restaurant de genre avec bœuf grillé obligé mais aussi porc, agneau, volailles, gibier tous azimuts, a été créé à New York au milieu du XIXème siècle, dans le quartier des bouchers à Old Homestead. « Depuis l’adolescence, je rêvais d’avoir un restaurant où l’on ne servirait que de la viande et des frites. »

Au menu donc, du zébu, du porc, du poulet mais aussi des fruits de mer. Les portions sont généreuses car « quitte à manger, autant y aller à fond », fait valoir le patron. « Même si ce sont des plats pour une personne, nous doublons les portions. Deux cuisses de poulet au lieu d’une, ça fait la différence ! » Et pour émoustiller les clients, rien de mieux que jouer sur les intitulés. Ainsi l’« entregôde » est une entrecôte de zébu marinée et grillée, les « brogèdes », des brochettes de zébu XL taillées dans le filet avec une cuisson au choix, les « gouizes de boulet », des cuisses de poulets grillées et le « gôde », une côte de zébu grillée. O my gôde ! Les burgers sont également de la partie avec le « Grizzburger Taille Be », une pièce de de 15 cm avec au choix zébu ou poulet, accompagnés de frites.

« Nous avons choisi de tailler nos frites grossièrement, ce qui ne les empêche pas d’être croquantes et savoureuses ! Et chez nous pas de chichi, on mange avec les doigts ! »  Petit plus, le pain est fabriqué par le meilleur artisan-boulanger d’Afrique.  On a beau être un sacré viandard, on peut quand même avoir des amis végétariens, végétaliens ou carrément végans. Qu’à cela ne tienne, des plats sans viande sont à la carte, que même les plus carnassiers parmi les habitués trouvent consistants ! Sans oublier les cocktails classiques et les cocktails signatures. « Pour nos cocktails sans alcool, nous avons la Pinacolada Vierge et le Mojito Puceau. Sans modération pour les jeux de mots! »

Tous ces plats sont réalisés par Sanda qui apportent sa touche personnelle pour donner un maximum de goût et de la tendreté à chaque pièce de viande. « J’associe plusieurs techniques d’ici et d’ailleurs. Le zébu a son propre assaisonnement tout comme le porc, le poulet ou les fruits de mer. » Et dans la maison du steak, la convivialité est de mise, car pour digérer tout ça, rien de mieux que de la bonne musique. Alors, quand il n’est pas derrière les fourneaux, Sanda se retrouve derrière sa guitare pour animer les soirées « Jam sur table ».  « Comme l’endroit n’est pas très grand, 20 couverts maximum, nous invitons les clients à s’amuser et à chanter à leur table. C’est vraiment comme à la maison », confie Lee. Toujours plein d’idées en tête, les propriétaires des lieux organiseront des événements autour des cocktails et de la viande. Effet bœuf garanti !


Aina Zo Raberanto

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Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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