Fo’Saina : Les deux font la paire
4 mai 2021 // In & Out // 5378 vues // Nc : 136

Fo’Saina traite des problèmes de société actuels à Madagascar comme l’homosexualité, la violence conjugale, l’avortement, la contraception, le droit du travail… à travers des courts métrages en malgache. Des vidéos ludiques et éducatives d’une durée de cinq minutes mettant en avant deux personnages, Fo et Saina. « Ces deux amies évoluent dans un contexte spécifique qui les mènent à dialoguer et à échanger des idées. Généralement, deux points de vue se font face », explique Henintsoa Razafiarisoa, conceptrice et scénariste, qui joue également le rôle de Saina. « Nous nous attachons à diffuser des informations vraies et vérifiées. Après chaque épisode, nous réalisons une ou des petites vidéos bonus avec l’interview d’un spécialiste concerné par la thématique ou un témoignage. Les vidéos sont réalisées par Franco Clerc et Mihangy Andrianindrina. »

Fo’Saina cible principalement les internautes connectés aux réseaux sociaux, plus particulièrement Facebook. Il a pour objectif de promouvoir la dignité humaine et les droits des Malgaches, d’engager des actions citoyennes et participatives, de sensibiliser le grand public à travers les médias sur ses droits et devoirs. « Nous souhaitons inciter à la réflexion sur les questions de société qui se posent à Madagascar. Quel est le sens du travail ? Comment changer le regard de la société malgache concernant les violences faites aux femmes ? Quels avantages à pratiquer la permaculture ? En traitant ces sujets et en informant notre auditoire, nous favorisons un éveil citoyen. »


Page réalisée par Aina Zo Raberanto

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Edito
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Fin de saison

Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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