En ville avec Rivo Ramanamisata
13 janvier 2022 // Downtown // 6238 vues // Nc : 144

Manager au centre de plongée Bora Dive and Resarch et membre du conseil d’administration à l’Office du tourisme de Sainte-Marie (Nosy Boraha), Rivo Ramanamisata adore se balader dans l’île. Elle nous livre ses bons plans.

Votre resto favori ?
Sans hésiter, le Restaurant au Princesse Bora Lodge & SPA avec sa vue sur le lagon et les bons petits plats concoctés par le chef Armel.

Votre plat préféré ?
Le crabe au coco de Chez Nono ne m’a jamais déçu ou un bon plat typiquement malgache comme le Hena sy Tsaramaso (viande et haricots).

Votre boisson fétiche ?
Ça dépend de l’endroit et de mon humeur, mais une bonne bière bien fraîche fera l’affaire. Toujours avec modération, bien sûr !

Vos hobbies ?
J’adore écouter de la musique. À mes heures perdues, je joue de la guitare avec des amis musiciens locaux. Sinon, je fais du vélo et du volley !

Un endroit pour faire du shopping ?
Comme j’adore les produits Vita Malagasy (fait à Madagascar), pour valoriser nos produits locaux, je fais mes achats à la boutique Co’Cool et au Comptoir des îles au centre-ville, il produisent et vendent des produits naturels de Madagascar.

Les meilleurs plans pour un apéro ou pour terminer la soirée ?
D’abord un petit apéro tranquille entre amis, puis terminer la soirée au Beach Club, le nouveau resto bar lounge à Sainte-Marie, ou à la fameuse boîte de nuit Case à Nono.

Un endroit pour s’évader ?
J’aime bien faire une petite balade sur la partie est de Sainte-Marie et visiter la baie d’Ambanihy, c’est toujours étonnant, ou un petit tour à l’île aux Nattes pour se déconnecter.

Les meilleurs plans pour les vacances ?
Pleins d’idée, mais j’ai toujours rêvé de vélo en longeant la RN5… un challenge !

L’événement culturel qui vous a marqué ?
Les soirées rendez-vous Cetamada et le Festival des Baleines. On y passe de très bon moments, vivement que ces évènements reprennent !

Votre actualité ?
Tout récemment, je suis fière de participer à un super projet écologique « le Nettoyage des lagons et des sites coralliens » impliquant les villageois du sud de Sainte-Marie.


Propos recueillis par Aina Zo Raberanto

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Le 20 mars, journée mondiale du conte, devrait être férié pour l’imaginaire. Rien que ça. Car il fut un temps — pas si lointain — où Madagascar vibrait au rythme des angano, ces récits qui, le mercredi après-midi, clouaient les enfants devant la radio ou la télévision. On n’avait pas école. On avait mieux : Trimobe, Rapeto, Ranoro. Dans les années 80, 90, et même au début des années 2000, toutes les stations ou presque avaient leur programme dédié. C’était un rendez-vous sacré. Les grandmères rassemblaient les petits-enfants autour du foyer, le soir, et les mots devenaient braises. Trimobe, ogre insatiable mais régulièrement dupé par un gamin — ou une fillette paraplégique — apprenait l’humilité à coups de ruse. Rapeto, géant malgache, déplaçait des montagnes sans tractopelle. Ranoro, sirène des eaux profondes, murmurait à l’oreille des rêveurs.Aujourd’hui ? Ces figures glissent doucement vers l’ombre. Illustres inconnus d’une génération qui connaît mieux les superhéros importés que les ogres du terroir. Les écrans n’ont pas cessé de raconter des histoires — loin de là — mais elles viennent souvent d’ailleurs, calibrées, doublées, marketées. On ne va pas jouer les passéistes professionnels, mais tout de même. Car jadis — mot dangereux, je sais — les angano travaillaient l’imaginaire comme un artisan polit une pierre brute. Ils enseignaient sans en avoir l’air. Ils faisaient peur, parfois. Rire, beaucoup. Grandir, surtout. Heureusement, depuis quelque temps, des créateurs de jeux vidéo et de films d’animation gasy réinvestissent ces figures. Avec des libertés narratives, quelques retouches ici et là, certes. Mais l’essentiel demeure : les personnages respirent encore. Alors, en ce 20 mars, la question n’est pas de savoir si le conte survivra à l’ère du scroll infini. Elle est plus simple — et plus vertigineuse : que restera-t-il de nous si nos enfants ne rêvent plus dans notre langue ?

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