En ville avec Sckratty
4 janvier 2020 // Downtown // 9123 vues // Nc : 120

En novembre dernier, Sckratty, danseur et leader du groupe Untold Crew, s’est produit sur la scène de l’IFM dans le cadre du programme Lapihazo. Entre deux sessions de krump et de Hip-Hop, le danseur a pris du temps pour nous livrer ses bons plans sorties.

Ton plat favori ?
J’adore les rondelles de saucisse fumée accompagnées de haricot et de riz.

Ton resto préféré ?
Je ne sors pas souvent. Je ne m’y connais pas trop en resto. Il n’y a pas d’endroits où je préfère aller. Pour moi, il n’y a rien de mieux que les bons petits plats faits maison.

Ta boisson favorite ?
Avec la chaleur qu’il fait actuellement, je dirais une bonne bière bien fraîche, accompagné de grillades de poulet et de frites.

Un endroit pour se détendre après le boulot ?
Pour me détendre, je préfère les endroits « chill » où il y a de la bonne musique, c’est-à-dire chez moi (rires). C’est mon petit havre de paix. J’aime les ambiances cosy.

Un endroit pour faire du shopping ?
Je n’aime pas trop le shopping (rires). Mais j’ai quand même mes petites habitudes dans les friperies d’Ambodin’Isotry et Mahamasina. On y trouve de belles pièces pour presque rien.

Ton loisir le plus constant ?
Pour moi, il n’y a que la danse. Le krump et le hip-hop. La plupart du temps je m’entraîne avec mon crew.  C’est ce qui m’aide à décompresser.

Un endroit pour finir la soirée ?
Je sors rarement en soirée, sauf pour faire des animations de danse. Sinon, je vais au Kudéta à Anosy pour danser avec des amis, après j’enchaîne avec une soirée tranquille à la maison

Un lieu pour s’évader le week-end ?
Je passe les week-ends chez moi en famille la plupart du temps.

Tes meilleurs plans pour les vacances ?
Je dirais Mahajanga, Toliary et Nosy Be. Ce sont des endroits magnifiques où les gens sont accueillants et où il y a pas mal d’activités. En visitant ces lieux, on découvre une facette différente de l’île.

L’événement culturel qui t’a le plus marqué ?
Le Festival Ambony Ambany qui a eu lieu en février dernier. C’est un événement cher à mon cœur car j’ai remporté le premier prix dans la catégorie « Expérimental ». Il y a aussi le programme Lapihazo qui m’a permis de monter sur scène en novembre dernier avec ma création de danse expérimentale, intitulée Addiction.

Ton actualité ?
En ce moment, je me concentre uniquement sur la danse. Je suis en train de créer mon propre style qui est un mix de différentes disciplines. Je travaille aussi sur un nouveau concept de vidéos dédiées à la danse. Stay Tuned !

Propos recueillis par Miora Randriamboavonjy

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Fin de saison

Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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