
« À Madagascar, nous n'avons pas encore de Nike Store, mais si ça existait, je serais un client fidèle », lance Tojo Emilio Rakotonirina, alias Tojo G5. Ce membre du boys band G5 n'a pas de magasin fétiche unique — il en a plusieurs. Et une conviction qui ne tremble pas. Artiste, il sait ce que signifie construire une image. Chaque tenue est un choix réfléchi, qu'il soit sur scène ou simplement dans la rue. « Que je sois en concert ou dans ma vie de tous les jours, mon style doit refléter qui je suis », confie-t-il. Style urbain en semaine, costume quand l'occasion l'exige — Tojo s'adapte, mais ne s'égare jamais. Vans, Converse, pantalons baggy, colliers, montres, lunettes : tout est pensé pour ne jamais répéter un look, tout en restant cohérent. Une garde-robe comme une signature. La friperie ? Il ne crache pas dessus — il s'en méfie, ce qui est différent. « Les friperies, c'est trop aléatoire. Tu peux passer des heures et repartir sans rien. Pour moi, le style doit être efficace et réfléchi », déclare-t-il, sans ambiguïté. Quand il a une idée précise en tête — une paire de Timberland, une coupe particulière — il va droit au but.
« Je ne peux pas compter sur la chance dans une friperie. Je vais directement là où je sais que je trouverai ce que je veux. Et si je ne trouve pas, je le ferai fabriquer sur mesure », fait-il savoir. L'homme ne lâche pas facilement. Ses adresses de prédilection : Avance Center, Tripolitsa — des boutiques où il trouve vêtements, chaussures et accessoires sous le même toit, avec une qualité garantie. Le prix est un peu en hausse, reconnaît-il volontiers. Mais pour Tojo, se sentir bien dans sa peau n'est pas un luxe. C'est une nécessité.
Lucas Rahajaniaina
Facebook : Rakotonirina Tojo Emilio