The Vixens : Gracieusement vôtre
7 mars 2026 // Arts de la scène // 41 vues // Nc : 194

Chaque mouvement est une ode à la femme audacieuse. Deux fois vainqueur du K-Pop World Festival, The Vixens, ce sont Coralie, Harena, Chorrie, Mitsiky, Koloina, Patricia, Manjatiana et Anjara, unies par la passion du K-pop dance cover. Huit femmes qui se sont retrouvées à Antananarivo et ont décidé de faire quelques pas ensemble.

Parmi les nombreuses reprises de Gabriela de Katseye, elles sont là, le regard revolver, des pas affinés dans des tenues roses et rouges inspirées de celles du groupe, des talons aiguilles et une synchronisation parfaite. « La plupart du temps, quand on parle de The Vixens, on parle de perfection, c’est quelque chose que j’ai ressenti avant même d’intégrer le groupe », confie Mitsiky. Cette grâce digne de Vénus, elles l’apprennent ensemble. « Vixen » est l’appellation de la renarde en anglais. Elles sont rusées, séduisantes, fortes, inoubliables, mais « attention ! Le nom n’a rien à voir avec les autres significations de “Vixens” », précise Koloina en plaisantant. Le groupe se forme autour d’une passion pour le dance cover – la reprise de chorégraphies – des grands girl bands coréens.

Et bien que beau et harmonieux, le dance cover des Vixens cache une parfaite maîtrise des mouvements et ce, jusqu’aux lèvres. La fluidité, comme la chorégraphie, naît de plusieurs jours de répétitions. Coralie explique : « Il y a un gros travail derrière les pas synchronisés, les expressions sont affinées selon la chanson et, contrairement aux autres disciplines, les K-pop idols font très attention à l’image. » Et avec son expérience dans les dance covers de boys bands, elle poursuit : « Celui des girl bands demande beaucoup plus d’énergie parce que cela requiert autant de force physique que de tenue, de grâce et de sensualité. » Et ce dernier n’est sûrement pas le plus évident.

Mais c’est un côté sexy et élégant qu’elles revendiquent avec ferveur. « Notre nom est notre signature », rappelle Harena. Pour la petite histoire, The Vixens s’est formé de manière spontanée. Coralie, Harena, Chorrie, Koloina et Anjara, réunies sur une même scène au Pixel Night 2024, ressentent la connexion et décident de ne plus la lâcher. Aujourd’hui, The Vixens va du K-pop vers d’autres disciplines, chose évidente car « beaucoup de disciplines sont incluses dans le K-pop, du hip-hop à l’afro ou au street jazz, qui sont beaucoup plus faciles quand on a l’habitude d’apprendre des chorégraphies de K-pop », explique Patricia. Aujourd’hui, elles enseignent, créent du contenu et enchaînent les contrats grâce à la danse, de quoi laisser bouche bée ceux qui, selon elles, n’y ont pas cru. D’ici là, The Vixens avancent avec ruse pour conquérir Madagascar puis, qui sait, peut-être un jour danser à l’international ?

Rova Andriantsileferintsoa

Facebook : The Vixens
Numéro : +261 33 78 920 92

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Février a ce petit talent sournois : il raccourcit le calendrier, mais allonge sensiblement les factures. On nous dit que c’est le mois de l’amour. Celui où les coeurs s’affolent, où les mots doux résonnent un peu plus fort… et où les caisses, elles aussi, font des étincelles. La Saint-Valentin, si on y regarde bien, c’est un c’est Cupidon avec un partenariat commercial bien négocié. Et quelle mise en scène ! Les vitrines rougissent à qui mieux mieux, les roses voient leur prix grimper en fonction de l’intensité du sentiment, les chocolats prennent des formes de coeur — parce qu’un foie ne ferait pas rêver. Sans oublier les menus « spécial couple » et les offres taillées sur mesure pour les âmes sensibles. Finalement, le 14 février, l’amour se résume souvent à des coffrets cadeaux, des bougies qui sentent bon et des tables réservées longtemps à l’avance. Romantique ? Sans doute. Improvisé ? Pas vraiment.Mais après tout, est-ce vraiment un problème ? Quand on aime, on ne compte pas, dit l’adage. Ou plutôt, on compte moins. Moins les zéros sur l’addition, moins les ficelles parfois grossières du marketing sentimental. L’important n’est pas le prix, mais l’intention — même si l’intention a parfois besoin d’un terminal de paiement. La Saint-Valentin n’a pas inventé le commerce, elle l’a simplement officialisé. Elle donne une belle excuse à ceux qui aiment aimer en grand, et une porte de sortie élégante à ceux qui avaient, une fois de plus, oublié la date. Elle rassure aussi : l’amour devient visible, mesurable, publiable. Sans preuve matérielle, serait-il suspect ? Alors on célèbre. Ou pas. On offre. Ou on écrit. On dîne aux chandelles ou on partage un mofo gasy au coin de la rue. Parce qu’au final, l’important n’est pas ce que l’on dépense, mais ce que l’on investit.
Et là, désolé pour les commerçants, aucune carte bancaire ne fait l’affaire.

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