Mamy Nirina Razafindrakoto : En terre Zafimaniry
3 mars 2021 // Photographie // 2738 vues // Nc : 134

Au mois de janvier dernier, Mamy Nirina Razafindrakoto alias Tangalamamy expose Dans la bulle des Zafimaniry à l’Alliance française d’Ambositra. Début d’un long travail avec une série de photos retraçant la vie de ce peuple habitant la partie sud des terres centrales. « C’est un projet qui va s’étaler sur quatre à cinq ans, racontant les Zafimaniry, de la naissance à leur mort. Durant mes séjours là-bas, je fais des recherches, j’étudie, j’observe. Par exemple, chez eux, un bébé n’a pas encore de nom jusqu’à ce que le cordon ombilical tombe ; au bout de sept à dix jours, ils font des cérémonies pour annoncer officiellement le nom qui correspondra à l’enfant. Des rituels sont également organisés durant la mort ou la construction des maisons. »

Cette passion pour le peuple Zafimaniry est née grâce à son métier d’ingénieur forestier qui l’a amené à travailler dans la région et à rencontrer ce peuple connu pour son savoir-faire autour du bois,

inscrit sur la liste du patrimoine immatériel de l’humanité par l’UNESCO depuis 2003. En parallèle, il se découvre également une passion pour la photographie. « Tous les livres que je trouvais sur le sujet était trop scientifiques et peu d’ouvrages traitaient de la vie en général avec un manque cruel de photographies. Je me suis dit qu’il y avait quelque chose à exploiter. » Durant cette exposition, le travail photographique de Tangalamamy a été accompagné par le témoignage de l’écrivain Johary Ravaloson sur l’écriture de son carnet de voyage « Zafimaniry intime » aux éditions Dodo Vole, mais aussi par une conférence menée par Avolenina Ramidison, linguiste et historien malgache originaire du pays Zafimaniry, avec des photos de Sophie Bazin.

Vue sur une partie du village de Kidodo.
Typique dans sa construction, tout en bois, ornés de motifs Zafimaniry, chaque bâtisse est construite selon la technique de tenon et mortaise, n’utilisant ni vis ni clous.
© TangalaMamy | Kidodo | mars 2016
Lorsqu’il pleut, la case peut servir à tout, dont le pilage de riz.
Notons qu’une case Zafimaniry est composée originellement d’une pièce unique, qui sert de lieu d’accueil des visiteurs, de chambre à coucher, de cuisine…
© TangalaMamy | Kidodo | mars 2015
Ambiance de fin d’après-midi au village d’Ambatolampy Maharivo.
© TangalaMamy | Ambatolampy Maharivo | mars 2016

Un couple du village de Sakaivo, le Monsieur qui est Tangalamena (Sage) du village est à sa fenêtre discutant avec sa femme, assis dehors.
© TangalaMamy | Sakaivo Avaratra |mars 2018
Village de Kidodo, en fin d’après-midi.
Après les travaux de la journée dans les champs, les villageois se réunissent par groupe, pour partager les nouvelles de la journée.
C’est une occasion aussi pour profiter des derniers rayons de soleil.
© TangalaMamy | Kidodo | avril 2017


Propos recueillis par Aina Zo Raberanto

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Février a ce petit talent sournois : il raccourcit le calendrier, mais allonge sensiblement les factures. On nous dit que c’est le mois de l’amour. Celui où les coeurs s’affolent, où les mots doux résonnent un peu plus fort… et où les caisses, elles aussi, font des étincelles. La Saint-Valentin, si on y regarde bien, c’est un c’est Cupidon avec un partenariat commercial bien négocié. Et quelle mise en scène ! Les vitrines rougissent à qui mieux mieux, les roses voient leur prix grimper en fonction de l’intensité du sentiment, les chocolats prennent des formes de coeur — parce qu’un foie ne ferait pas rêver. Sans oublier les menus « spécial couple » et les offres taillées sur mesure pour les âmes sensibles. Finalement, le 14 février, l’amour se résume souvent à des coffrets cadeaux, des bougies qui sentent bon et des tables réservées longtemps à l’avance. Romantique ? Sans doute. Improvisé ? Pas vraiment.Mais après tout, est-ce vraiment un problème ? Quand on aime, on ne compte pas, dit l’adage. Ou plutôt, on compte moins. Moins les zéros sur l’addition, moins les ficelles parfois grossières du marketing sentimental. L’important n’est pas le prix, mais l’intention — même si l’intention a parfois besoin d’un terminal de paiement. La Saint-Valentin n’a pas inventé le commerce, elle l’a simplement officialisé. Elle donne une belle excuse à ceux qui aiment aimer en grand, et une porte de sortie élégante à ceux qui avaient, une fois de plus, oublié la date. Elle rassure aussi : l’amour devient visible, mesurable, publiable. Sans preuve matérielle, serait-il suspect ? Alors on célèbre. Ou pas. On offre. Ou on écrit. On dîne aux chandelles ou on partage un mofo gasy au coin de la rue. Parce qu’au final, l’important n’est pas ce que l’on dépense, mais ce que l’on investit.
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