Tahiry « Hardi » Randrianjatovo : « La tête sur les épaules »
28 janvier 2026 // Quiz & Actuel // 5644 vues // Nc : 192

Étudiant en design et informatique, Tahiry « Hardi » Randrianjatovo est de ceux qui préfèrent la logique aux élans du cœur. En septembre 2025, il a été le mentor technique de l’équipe malgache engagée au First Global Challenge, compétition internationale de robotique organisée à Panama. Un rôle stratégique, exercé avec méthode et distance émotionnelle, fidèle à une philosophie simple : penser avant de ressentir. Dans le travail, Tahiry Hardi est connu pour son attachement strict aux règles.

« On ne peut pas mettre de côté les règles. Si on les a mises là, c’est parce qu’on veut que ce soit bien carré », affirme-t-il sans détour. Cette rigueur, certains la prennent pour de la froideur. Lui y voit une nécessité. « Je pars toujours du principe que tout le monde a sa raison, j’essaie de comprendre. Quand je suis chargé de mener une équipe, j’oriente les personnes émotionnelles vers des domaines qui valorisent ce côté. »

À deux semaines de la compétition, le mentor apprend qu’il ne pourra finalement pas se rendre à Panama. Un coup dur, humainement. Mais Tahiry Hardi tranche net. « Il fallait bien réagir, parce qu’il s’agissait de représenter le pays. Il fallait mettre les émotions de côté, au risque que tout parte en vrille. » Depuis Madagascar, il continue d’accompagner l’équipe, ajuste, corrige, guide. À distance, mais sans relâcher le cadre. Ce rapport maîtrisé à l’émotion ne lui est pas inné. « J’ai été émotionnel auparavant, et ça ne m’a pas rendu la vie facile. J’étais démotivé à chaque échec », reconnaît-il.

Avec le temps, les expériences et les projets, il apprend à faire autrement : analyser, relativiser, décider. Aujourd’hui, il ne renie pas l’émotion, mais la canalise. « On est beaucoup à dire qu’on est rationnel. Parfois, c’est comme un superpouvoir. Mais on ne peut pas échapper à notre côté humain. C’est juste une question de dosage. »

Cette capacité à garder la tête froide fait aujourd’hui de Tahiry Hardi un repère dans les projets collectifs, notamment ceux liés à la vulgarisation du STEM à Madagascar. Dans un univers où l’enthousiasme déborde souvent plus vite que la méthode, lui préfère penser, penser encore… puis agir. Et ça, visiblement, ça fonctionne.

Rova Andriantsileferintsoa

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Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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