Steve Hen’King : De la génération 2D
9 novembre 2025 // Arts Plastiques // 2327 vues // Nc : 190

Disney ou mangas, Gianfranco Henri Houdounou, ou simplement Steve Hen’King, a vécu toute une vie en dessin. Illustrateur, street artist et amateur d’animation 2D, cet originaire d’Antsiranana enchaîne les expositions depuis 2015 – la semaine de la BD, Striarty, Gasy Bulles. Murs, acrylique et écrans sont ses armes pour plonger son public dans le monde libre et plein d’audace de l’enfance.

Vous avez grandi dans la pop culture…
Je suis de la génération 90, j’ai grandi avec le Club Dorothée et j’ai découvert la culture manga vers mes huit ou neuf ans. J’ai appris à dessiner en recopiant des images de Dragon Ball Z. Pareil pour la bande dessinée : aussi loin que je m’en souvienne – et jusqu’à maintenant – j’ai toujours eu des Picsou Magazine, des Dorothée Magazine et d’autres BD qui traînaient à la maison. Cette envie de raconter des histoires, je l’ai toujours eue : j'adorais l’excitation de dessiner des scènes de combat épiques.

Mon style de dessin actuel vient de ma découverte des films du studio Ghibli au lycée, dont la simplicité des traits et des couleurs m’a séduit, et un peu des anciens Disney. En 2022, je me suis lancé dans la fresque murale avec le projet Voa S'ary de l’association Loko et, depuis, c'est devenu une drogue (rire).

Dessiner la liberté ?
Oui, j'aime dessiner des mondes imaginaires dans lesquels ceux qui regardent peuvent s’évader, laisser libre cours à leur imagination et créer leur propre univers. Mon but est de faire rêver comme l’on m’a fait rêver quand j’étais gosse. Je travaille beaucoup avec le bleu, le jaune et le rose, une association de couleurs qui évoque un sentiment de nostalgie, comme un regret des moments passés qu’on est quand même content d’avoir vécus parce que ça reste de bons souvenirs. Plus tard, je voudrais peindre les murs dans toutes les villes de Madagascar. La fresque murale est devenue une thérapie pour moi.

Vous faites également de l’animation…
En 2017, j’ai découvert le monde de l’animation 2D traditionnelle et, en grand fan de Disney et de Ghibli, j’ai voulu essayer. Dessiner, c’est bien, mais donner vie à sa création tel le Dr Frankenstein, c’est peut-être ce sentiment-là qui m’a poussé dans le monde de l’animation 2D. En 2021, j'ai eu la chance d’échanger avec un très talentueux directeur d'animation sur Instagram. Je lui ai envoyé ce que je faisais, et il m’a dit que, niveau dessin, c'était impeccable, mais que ce n'était pas de l’animation. Il m’a carrément conseillé de reprendre à zéro et de bien travailler les bases. C’était la meilleure et la pire chose qui me soit arrivée dans mon parcours de dessinateur/animateur. Mais, dans le futur, je voudrais réaliser un court métrage pour vraiment mettre les pieds dans le monde de l’animation et du cinéma.

Propos recueillis par Rova Andriantsileferintsoa

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Les lieux restent presque immuables. On y retrouve les mêmes pièces, des fois un peu usagées, des fois rafraîchies à la hâte. Les mêmes scènes, les mêmes rues, les mêmes places, les mêmes studios improvisés, les mêmes cafés où l’on refait le monde jusqu’à la dernière goutte de café noir. Le décor est planté. Et chaque année, on y rajoute des histoires. Une nouvelle année sans bruit. C’est le cas de 2026. Elle ne prétend pas bouleverser l’ordre établi. Elle n’a pas pour ambition de repeindre en entier le décor. Elle applique juste une nouvelle couche sur une fresque déjà bien fournie. Une couche de plus, ni la première ni la dernière. Et c’est très bien ainsi. La culture, après tout, ce n’est pas un feu d’artifice annuel. C’est une accumulation. Un empilement de récits, de gestes, de tentatives fragiles ou lumineuses.On imagine souvent cela : le même théâtre, la même cour d’école transformée en espace de spectacle, la même salle municipale qui sent le bois et la poussière. Et pourtant, chaque année, on y a perçu autre chose. Une oreille différente. Une nouvelle boule de rage. Un espoir plus petit, plus discret. Le lieu n’a pas changé mais l’histoire oui. Et tout dépend de cela. Alors, 2026 ne sera pas une page blanche. Elle inscrira une ligne de plus. Elle aura ses marges griffonnées, ses ratures, ses fulgurances. Certains artistes iront jouer aux mêmes endroits, mais avec d’autres choses à dire. Car on raconte jamais deux fois la même histoire, même quand on croit se répéter. Et puis, c’est plutôt rassurant. De savoir que les lieux tiennent bon. Qu’ils attendent. Qu’ils encaissent le passage du temps alors que nous, on continue à raconter, à chanter, à jouer, parfois même à douter. Le décor est encore là. Les histoires changent. Lentement mais surement, c’est comme cela que se construit le grand récit culturel malgache.

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