One Punch Man : C’est qui le plus balèze ?
11 février 2020 // Media & Add-0n // 8689 vues // Nc : 121

La popularité des mangas dans l'univers du jeu vidéo n'est plus à prouver. Mais une grande licence dans l'un ne signifie pas un succès dans l'autre. Ce que nous montre aujourd'hui « One Punch Man ».

Super-héros, mangas et jeux vidéo. Avec la SF, ce quartet a composé la caricature la plus connue de ce qui a donné naissance au terme geek. Alors quand une œuvre mélange les quatre, la décence humaine nous interdit de passer à côté, ne serait-ce que par respect pour cette culture qui représente aujourd'hui l'être alpha de l'industrie du divertissement. Car oui, ce héros que personne ne connaît est aujourd'hui un symbole du manga japonais, en étant un super-héros type américain affrontant monstres et aliens, et conclut son marathon des genres avec une adaptation vidéoludique.

C'est durant notre tour à la dixième édition de la Paris Games Week que nous avons pu mettre la main sur ce nouveau venu du studio Bandai Namco, la référence absolue du jeu de combat (avec Arc System Works, mais on ne va pas débattre). One Punch Man est l'histoire d'un héros méconnu mais beaucoup trop fort puisqu’il bat tous ses adversaires en un seul coup. Difficile donc d'imaginer l'intégration du personnage principal dans un jeu de baston, sachant qu'on ne peut lui envoyer d’adversaires à son niveau  et que tous les affrontements risquent de se terminer en moins d'une seconde, ce qui gâcherait l'expérience de jeu. L'ingéniosité du gameplay est que les superhéros et vilains principaux sont tous jouables comme dans un jeu classique, mais que Saitama (le protagoniste) apparaît après un compte-à-rebours indiquant le temps qu'il mettra à rejoindre le champ de bataille. Il n'assiste donc pas au début du combat, et y mettra un terme en une attaque quand il arrivera, pour peu qu'on touche son adversaire.

Pour rendre cet élément de gameplay plausible, les affrontements se déroulent en trois contre trois. Le joueur prenant Saitama sera donc en situation de deux contre trois, et devra tenir le temps que son héros ultime arrive. Un choix intéressant ne dépaysant pas les passionnés de l'adaptation de manga en jeu vidéo, qui sont maintenant habitués aux affrontements à plusieurs grâce à d'autres licences comme Naruto et Dragon Ball. Toutefois, une excellente idée ne suffit pas à faire un bon jeu. En effet, on a beau être fan de One Punch Man, on ne peut ignorer les défauts qui peuvent être résumés en une phrase : le jeu est vieux et donne l'impression d'être sorti sur PlayStation 3, à une époque où les joueurs n'attendent plus que l’arrivée de la PlayStation 5. Que ce soit le graphisme ou les personnages, tous ont l'air d'être lourds de plusieurs centaines de kilos une fois en main. Les sensations n'atteignent pas l'épique que l'on voit devant l'anime. Difficile de ne pas le comparer à Ultimate Ninja Storm 4, qui pour le coup serait une meilleure adaptation de One Punch Man que le propre jeu de ce dernier. Loin d'être un gâchis, on regrette tout de même que les développeurs semblent s'être plus intéressés à l'adaptation de Saitama en jeu vidéo que tout le reste.

Date de sortie : 28 février 2020
Éditeur  développeur :  Bandai Namco / Spoike Chunsoft
Genre : Combat
Plateforme : PC / PS4 / Xbox One
Note : 5/10

Propos recueillis par  Eymeric Radilofe

Laisser un commentaire
no comment
no comment - Bred Madagasikara Banque Populaire : Un an de présence sur le marché

Lire

21 février 2026

Bred Madagasikara Banque Populaire : Un an de présence sur le marché

Bred Madagasikara Banque Populaire célèbre le premier anniversaire de son implantation à Madagascar, sous le slogan « 1 an à vos côtés ». L’établissem...

Edito
no comment - Prêt à offrir

Lire le magazine

Prêt à offrir

Février a ce petit talent sournois : il raccourcit le calendrier, mais allonge sensiblement les factures. On nous dit que c’est le mois de l’amour. Celui où les coeurs s’affolent, où les mots doux résonnent un peu plus fort… et où les caisses, elles aussi, font des étincelles. La Saint-Valentin, si on y regarde bien, c’est un c’est Cupidon avec un partenariat commercial bien négocié. Et quelle mise en scène ! Les vitrines rougissent à qui mieux mieux, les roses voient leur prix grimper en fonction de l’intensité du sentiment, les chocolats prennent des formes de coeur — parce qu’un foie ne ferait pas rêver. Sans oublier les menus « spécial couple » et les offres taillées sur mesure pour les âmes sensibles. Finalement, le 14 février, l’amour se résume souvent à des coffrets cadeaux, des bougies qui sentent bon et des tables réservées longtemps à l’avance. Romantique ? Sans doute. Improvisé ? Pas vraiment.Mais après tout, est-ce vraiment un problème ? Quand on aime, on ne compte pas, dit l’adage. Ou plutôt, on compte moins. Moins les zéros sur l’addition, moins les ficelles parfois grossières du marketing sentimental. L’important n’est pas le prix, mais l’intention — même si l’intention a parfois besoin d’un terminal de paiement. La Saint-Valentin n’a pas inventé le commerce, elle l’a simplement officialisé. Elle donne une belle excuse à ceux qui aiment aimer en grand, et une porte de sortie élégante à ceux qui avaient, une fois de plus, oublié la date. Elle rassure aussi : l’amour devient visible, mesurable, publiable. Sans preuve matérielle, serait-il suspect ? Alors on célèbre. Ou pas. On offre. Ou on écrit. On dîne aux chandelles ou on partage un mofo gasy au coin de la rue. Parce qu’au final, l’important n’est pas ce que l’on dépense, mais ce que l’on investit.
Et là, désolé pour les commerçants, aucune carte bancaire ne fait l’affaire.

No comment Tv

Interview - ILLICIT SOUL - Février 2026 - NC 193

Découvrez ILLICIT SOUL, groupe de musique, dans le no comment® NC 193 - février 2026.
Depuis 2024, Meji, Fat Killah, HMan, trois producteurs de musique, font tourner Illicit Soul comme on ferait tourner un vinyle rare. Un crew avec le flair pour dénicher les talents malgaches, une idée forte, presque clandestine, et un concept sans équivalent. Un goût de Rhum Vanille, corsé mais maîtrisé.

Focus

"Taom-baovao" de l'IFM

"Taom-baovao" de l'IFM, le samedi 24 janvier

no comment - "Taom-baovao" de l'IFM

Voir