One Punch Man : C’est qui le plus balèze ?
11 février 2020 // Media & Add-0n // 12322 vues // Nc : 121

La popularité des mangas dans l'univers du jeu vidéo n'est plus à prouver. Mais une grande licence dans l'un ne signifie pas un succès dans l'autre. Ce que nous montre aujourd'hui « One Punch Man ».

Super-héros, mangas et jeux vidéo. Avec la SF, ce quartet a composé la caricature la plus connue de ce qui a donné naissance au terme geek. Alors quand une œuvre mélange les quatre, la décence humaine nous interdit de passer à côté, ne serait-ce que par respect pour cette culture qui représente aujourd'hui l'être alpha de l'industrie du divertissement. Car oui, ce héros que personne ne connaît est aujourd'hui un symbole du manga japonais, en étant un super-héros type américain affrontant monstres et aliens, et conclut son marathon des genres avec une adaptation vidéoludique.

C'est durant notre tour à la dixième édition de la Paris Games Week que nous avons pu mettre la main sur ce nouveau venu du studio Bandai Namco, la référence absolue du jeu de combat (avec Arc System Works, mais on ne va pas débattre). One Punch Man est l'histoire d'un héros méconnu mais beaucoup trop fort puisqu’il bat tous ses adversaires en un seul coup. Difficile donc d'imaginer l'intégration du personnage principal dans un jeu de baston, sachant qu'on ne peut lui envoyer d’adversaires à son niveau  et que tous les affrontements risquent de se terminer en moins d'une seconde, ce qui gâcherait l'expérience de jeu. L'ingéniosité du gameplay est que les superhéros et vilains principaux sont tous jouables comme dans un jeu classique, mais que Saitama (le protagoniste) apparaît après un compte-à-rebours indiquant le temps qu'il mettra à rejoindre le champ de bataille. Il n'assiste donc pas au début du combat, et y mettra un terme en une attaque quand il arrivera, pour peu qu'on touche son adversaire.

Pour rendre cet élément de gameplay plausible, les affrontements se déroulent en trois contre trois. Le joueur prenant Saitama sera donc en situation de deux contre trois, et devra tenir le temps que son héros ultime arrive. Un choix intéressant ne dépaysant pas les passionnés de l'adaptation de manga en jeu vidéo, qui sont maintenant habitués aux affrontements à plusieurs grâce à d'autres licences comme Naruto et Dragon Ball. Toutefois, une excellente idée ne suffit pas à faire un bon jeu. En effet, on a beau être fan de One Punch Man, on ne peut ignorer les défauts qui peuvent être résumés en une phrase : le jeu est vieux et donne l'impression d'être sorti sur PlayStation 3, à une époque où les joueurs n'attendent plus que l’arrivée de la PlayStation 5. Que ce soit le graphisme ou les personnages, tous ont l'air d'être lourds de plusieurs centaines de kilos une fois en main. Les sensations n'atteignent pas l'épique que l'on voit devant l'anime. Difficile de ne pas le comparer à Ultimate Ninja Storm 4, qui pour le coup serait une meilleure adaptation de One Punch Man que le propre jeu de ce dernier. Loin d'être un gâchis, on regrette tout de même que les développeurs semblent s'être plus intéressés à l'adaptation de Saitama en jeu vidéo que tout le reste.

Date de sortie : 28 février 2020
Éditeur  développeur :  Bandai Namco / Spoike Chunsoft
Genre : Combat
Plateforme : PC / PS4 / Xbox One
Note : 5/10

Propos recueillis par  Eymeric Radilofe

Laisser un commentaire
no comment
no comment - Golden Rose : La beauté à la turque charme Tana

Lire

26 août 2026

Golden Rose : La beauté à la turque charme Tana

La cosmétique turque a trouvé son ambassadrice à Madagascar. Golden Rose Style and Beauty vient de rouvrir dans un espace repensé, plus vaste et plus...

Edito
no comment - Fin de saison

Lire le magazine

Fin de saison

Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

No comment Tv

Interview - L’Architecture du Goût - Août 2026 - NC 199

Découvrez L’Architecture du Goût, dans le no comment® NC 199 – août 2026.
À Antananarivo, deux univers créatifs se sont rencontrés autour d'une question simple : et si l'objet qui accompagne le repas transformait l'expérience même du goût ? L'Architecture du Goût, née de la collaboration entre le Studio ARRA et Kr.Atelier, propose une réponse aussi sensorielle que visuelle. Rencontre avec Ando Ramanantsoa et Kiady Ratovoson, les deux artistes qui redéfinissent l'art de la table.

Focus

Jazz@Tohatohabato

15e édition du festival Jazz@Tohatohabato, à Antananarivo du 5 au 9 août dernier
© Jazz@Tohatohabato

no comment - Jazz@Tohatohabato

Voir