Michel Joseph : « Madagascar expose son potentiel »
11 octobre 2025 // Publireportage // 3136 vues // Nc : 189

Plus connue pour la Foire Trano, la société MMJ Society organise cette fois le Grand Salon de Madagascar. Cette manifestation économique, qui se tiendra du 11 au 14 décembre au Stade Barea Mahamasina, entend braquer les projecteurs sur des entreprises locales qui, souvent, manquent de visibilité. Son directeur général, Michel Joseph, nous en dit plus sur cette première édition qui promet déjà d’être « grande et particulière ».

Vous êtes déjà connus pour la Foire Trano. Pourquoi avoir voulu lancer un nouvel événement d’une telle envergure ?
Nous sommes une entreprise spécialisée dans l’organisation d’événements économiques, et nous avons acquis une certaine notoriété grâce à la Foire Trano, consacrée à l’habitat, la construction et l’immobilier. Cet événement a marqué son secteur en créant une véritable dynamique, et nous voulons aujourd’hui élargir cette expérience à l’ensemble de l’économie malgache.

C’est de là qu’est née l’idée du Grand Salon de Madagascar, une vitrine ouverte à tous les secteurs. Cette première édition réunira environ 300 stands, où les participants exposeront leurs activités et produits. Mais nous ne voulions pas nous limiter à une simple exposition : le programme comprendra aussi une parade économique, une animation spectaculaire qui donnera au salon une identité forte et unique.

Quels secteurs seront particulièrement mis en lumière lors de cette première édition ?
Le salon s’ouvre à tous les secteurs, mais certains devraient se démarquer par leur dynamisme. Le secteur industriel, l’immobilier, les énergies vertes et l’artisanat sont des domaines qui jouent depuis plusieurs années un rôle moteur dans l’économie nationale. Nous nous attendons à une forte représentation de ces filières, car elles reflètent à la fois la créativité et la capacité d’innovation de Madagascar.

Les nouvelles technologies devraient également occuper une place importante, aux côtés du secteur automobile, en pleine mutation. À travers ce salon, nous voulons donner de la visibilité à l’entrepreneuriat local, qui reste encore trop discret malgré un réel potentiel. Ces événements permettent de montrer, sous un angle nouveau, ce que le pays est capable de produire et d’offrir.

Au-delà des stands, que pourront trouver les visiteurs ?
Le Grand Salon de Madagascar a pour vocation d’être un lieu de rencontres et d’échanges. Sur le plan professionnel, nous misons beaucoup sur le B2B, c’est-à-dire les rencontres entre entreprises. Les PME pourront échanger directement avec de grandes firmes, voire des multinationales. Mais nous voulons aussi favoriser le B2G, autrement dit les échanges entre le secteur privé et le secteur public. Les ministères et institutions publiques seront présents, car une économie ne peut avancer sans dialogue constant entre décideurs et opérateurs économiques. C’est pourquoi le programme inclut des conférences et ateliers animés par des spécialistes et de hauts responsables. Enfin, il y aura une dimension B2C : le grand public pourra découvrir des produits, les tester, et parfois les acheter directement sur place. Nous estimons la fréquentation à environ 20 000 visiteurs sur quatre jours. Ce chiffre témoigne de l’intérêt du public pour ce genre de plateforme, qui est à la fois une vitrine et un carrefour d’opportunités.

Propos recueillis par Solofo Ranaivo

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Le 20 mars, journée mondiale du conte, devrait être férié pour l’imaginaire. Rien que ça. Car il fut un temps — pas si lointain — où Madagascar vibrait au rythme des angano, ces récits qui, le mercredi après-midi, clouaient les enfants devant la radio ou la télévision. On n’avait pas école. On avait mieux : Trimobe, Rapeto, Ranoro. Dans les années 80, 90, et même au début des années 2000, toutes les stations ou presque avaient leur programme dédié. C’était un rendez-vous sacré. Les grandmères rassemblaient les petits-enfants autour du foyer, le soir, et les mots devenaient braises. Trimobe, ogre insatiable mais régulièrement dupé par un gamin — ou une fillette paraplégique — apprenait l’humilité à coups de ruse. Rapeto, géant malgache, déplaçait des montagnes sans tractopelle. Ranoro, sirène des eaux profondes, murmurait à l’oreille des rêveurs.Aujourd’hui ? Ces figures glissent doucement vers l’ombre. Illustres inconnus d’une génération qui connaît mieux les superhéros importés que les ogres du terroir. Les écrans n’ont pas cessé de raconter des histoires — loin de là — mais elles viennent souvent d’ailleurs, calibrées, doublées, marketées. On ne va pas jouer les passéistes professionnels, mais tout de même. Car jadis — mot dangereux, je sais — les angano travaillaient l’imaginaire comme un artisan polit une pierre brute. Ils enseignaient sans en avoir l’air. Ils faisaient peur, parfois. Rire, beaucoup. Grandir, surtout. Heureusement, depuis quelque temps, des créateurs de jeux vidéo et de films d’animation gasy réinvestissent ces figures. Avec des libertés narratives, quelques retouches ici et là, certes. Mais l’essentiel demeure : les personnages respirent encore. Alors, en ce 20 mars, la question n’est pas de savoir si le conte survivra à l’ère du scroll infini. Elle est plus simple — et plus vertigineuse : que restera-t-il de nous si nos enfants ne rêvent plus dans notre langue ?

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