Sedera Ramanitra « Je montre surtout l’humanité »
11 juillet 2024 // Photographie // 2587 vues // Nc : 174

Avec « Morning Serenity », le documentariste visuel Sedera Ramanitra a remporté le prix de la meilleure photo du concours One World Photo Contest 2024. Le cliché montre la routine matinale d’une mère de famille dans une campagne de la région Vakinankaratra. Il concentre tout ce qu’il apprécie en tant que photographe : une photo prise au bon moment, un aperçu des vies non encore influencées par la modernité.

Une identité acquise dans l’ONG humanitaire pour laquelle il travaille, et qu’il compte bien poursuivre en sortant une série de livres sur les modes de vies dans diverses régions de Madagascar. « J’évite de montrer des photos qui font pleurer. Je veux émouvoir. Si je montre le kere par exemple, je me concentre plutôt sur la résilience de la population. Une photo est belle quand elle ne laisse pas indifférent. »

Fidèle à cette formule partout où il va à Madagascar, Sedera Ramanitra va sortir un livre de photos sur les vies rurales dans une localité du Vakinankaratra, le premier d’une série. « Ce sont des photos qui racontent comment ils vivent, leurs loisirs, leurs sources de revenu. Ce sont des vies qu’on ne voit pas forcément, encore traditionnelles. Pour Androy par exemple, les photos que je fais montrent comment on fabrique le toaka gasy, comment on plante le cactus rouge, les déplacements à cause de la sécheresse. »

One World Photo Contest
Chaque matin, dès l'aube, elle commence sa journée dans la cuisine, préparant le repas pour toute la famille. Son travail silencieux est le cœur battant de leur foyer, nourrissant leur corps et leur esprit.
Le rituel du café est un moment précieux qu'elle orchestre avec soin. La vapeur qui s'élève, l'arôme riche qui envahit la maison, tout cela grâce à ses mains expertes qui perpétuent leurs traditions.
Dans la région de Vakinankaratra, réputée pour sa production de légumes, les repas sont souvent composés de produits locaux, cultivés et préparés avec soin. Un jeune enfant savoure un repas simple mais nourrissant, une patate, qui est le légume emblématique de la région.
À l'heure des repas, elle prend soin de chaque détail, de la cuisson du riz à la disposition des bols. Sa dévotion et son amour transforment chaque repas en une célébration de la vie familiale et de l'hospitalité.

Propos recueillis par Mpihary Razafindrabezandrina
Photos : Sedera Ramanitra
Facebook : Sedera Ramanitra

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Les lieux restent presque immuables. On y retrouve les mêmes pièces, des fois un peu usagées, des fois rafraîchies à la hâte. Les mêmes scènes, les mêmes rues, les mêmes places, les mêmes studios improvisés, les mêmes cafés où l’on refait le monde jusqu’à la dernière goutte de café noir. Le décor est planté. Et chaque année, on y rajoute des histoires. Une nouvelle année sans bruit. C’est le cas de 2026. Elle ne prétend pas bouleverser l’ordre établi. Elle n’a pas pour ambition de repeindre en entier le décor. Elle applique juste une nouvelle couche sur une fresque déjà bien fournie. Une couche de plus, ni la première ni la dernière. Et c’est très bien ainsi. La culture, après tout, ce n’est pas un feu d’artifice annuel. C’est une accumulation. Un empilement de récits, de gestes, de tentatives fragiles ou lumineuses.On imagine souvent cela : le même théâtre, la même cour d’école transformée en espace de spectacle, la même salle municipale qui sent le bois et la poussière. Et pourtant, chaque année, on y a perçu autre chose. Une oreille différente. Une nouvelle boule de rage. Un espoir plus petit, plus discret. Le lieu n’a pas changé mais l’histoire oui. Et tout dépend de cela. Alors, 2026 ne sera pas une page blanche. Elle inscrira une ligne de plus. Elle aura ses marges griffonnées, ses ratures, ses fulgurances. Certains artistes iront jouer aux mêmes endroits, mais avec d’autres choses à dire. Car on raconte jamais deux fois la même histoire, même quand on croit se répéter. Et puis, c’est plutôt rassurant. De savoir que les lieux tiennent bon. Qu’ils attendent. Qu’ils encaissent le passage du temps alors que nous, on continue à raconter, à chanter, à jouer, parfois même à douter. Le décor est encore là. Les histoires changent. Lentement mais surement, c’est comme cela que se construit le grand récit culturel malgache.

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