Sedera Ramanitra « Je montre surtout l’humanité »
11 juillet 2024 // Photographie // 2783 vues // Nc : 174

Avec « Morning Serenity », le documentariste visuel Sedera Ramanitra a remporté le prix de la meilleure photo du concours One World Photo Contest 2024. Le cliché montre la routine matinale d’une mère de famille dans une campagne de la région Vakinankaratra. Il concentre tout ce qu’il apprécie en tant que photographe : une photo prise au bon moment, un aperçu des vies non encore influencées par la modernité.

Une identité acquise dans l’ONG humanitaire pour laquelle il travaille, et qu’il compte bien poursuivre en sortant une série de livres sur les modes de vies dans diverses régions de Madagascar. « J’évite de montrer des photos qui font pleurer. Je veux émouvoir. Si je montre le kere par exemple, je me concentre plutôt sur la résilience de la population. Une photo est belle quand elle ne laisse pas indifférent. »

Fidèle à cette formule partout où il va à Madagascar, Sedera Ramanitra va sortir un livre de photos sur les vies rurales dans une localité du Vakinankaratra, le premier d’une série. « Ce sont des photos qui racontent comment ils vivent, leurs loisirs, leurs sources de revenu. Ce sont des vies qu’on ne voit pas forcément, encore traditionnelles. Pour Androy par exemple, les photos que je fais montrent comment on fabrique le toaka gasy, comment on plante le cactus rouge, les déplacements à cause de la sécheresse. »

One World Photo Contest
Chaque matin, dès l'aube, elle commence sa journée dans la cuisine, préparant le repas pour toute la famille. Son travail silencieux est le cœur battant de leur foyer, nourrissant leur corps et leur esprit.
Le rituel du café est un moment précieux qu'elle orchestre avec soin. La vapeur qui s'élève, l'arôme riche qui envahit la maison, tout cela grâce à ses mains expertes qui perpétuent leurs traditions.
Dans la région de Vakinankaratra, réputée pour sa production de légumes, les repas sont souvent composés de produits locaux, cultivés et préparés avec soin. Un jeune enfant savoure un repas simple mais nourrissant, une patate, qui est le légume emblématique de la région.
À l'heure des repas, elle prend soin de chaque détail, de la cuisson du riz à la disposition des bols. Sa dévotion et son amour transforment chaque repas en une célébration de la vie familiale et de l'hospitalité.

Propos recueillis par Mpihary Razafindrabezandrina
Photos : Sedera Ramanitra
Facebook : Sedera Ramanitra

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Février a ce petit talent sournois : il raccourcit le calendrier, mais allonge sensiblement les factures. On nous dit que c’est le mois de l’amour. Celui où les coeurs s’affolent, où les mots doux résonnent un peu plus fort… et où les caisses, elles aussi, font des étincelles. La Saint-Valentin, si on y regarde bien, c’est un c’est Cupidon avec un partenariat commercial bien négocié. Et quelle mise en scène ! Les vitrines rougissent à qui mieux mieux, les roses voient leur prix grimper en fonction de l’intensité du sentiment, les chocolats prennent des formes de coeur — parce qu’un foie ne ferait pas rêver. Sans oublier les menus « spécial couple » et les offres taillées sur mesure pour les âmes sensibles. Finalement, le 14 février, l’amour se résume souvent à des coffrets cadeaux, des bougies qui sentent bon et des tables réservées longtemps à l’avance. Romantique ? Sans doute. Improvisé ? Pas vraiment.Mais après tout, est-ce vraiment un problème ? Quand on aime, on ne compte pas, dit l’adage. Ou plutôt, on compte moins. Moins les zéros sur l’addition, moins les ficelles parfois grossières du marketing sentimental. L’important n’est pas le prix, mais l’intention — même si l’intention a parfois besoin d’un terminal de paiement. La Saint-Valentin n’a pas inventé le commerce, elle l’a simplement officialisé. Elle donne une belle excuse à ceux qui aiment aimer en grand, et une porte de sortie élégante à ceux qui avaient, une fois de plus, oublié la date. Elle rassure aussi : l’amour devient visible, mesurable, publiable. Sans preuve matérielle, serait-il suspect ? Alors on célèbre. Ou pas. On offre. Ou on écrit. On dîne aux chandelles ou on partage un mofo gasy au coin de la rue. Parce qu’au final, l’important n’est pas ce que l’on dépense, mais ce que l’on investit.
Et là, désolé pour les commerçants, aucune carte bancaire ne fait l’affaire.

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