Jean-Luc Andretseheno : Ça roule !
8 mai 2023 // Diaspora // 3582 vues // Nc : 160

Résident en France depuis plusieurs années, Jean Luc Andretseheno plus connu sous le nom de JL Andry est un véritable passionné de sport automobile. D’abord spectateur, il fait ensuite partie de l’équipe d’assistance, devient copilote et aujourd’hui, il loue des voitures de rallye à travers sa société JLA Rallye. Une activité qui roule !

Loueur de voitures de course, c’est un métier à part entière. Actuellement, JL Andry dispose d’une Renault Clio Rallye 5, d’une Peugeot 106 groupe A et une Peugeot 106 groupe N.
La prestation de location comprend la mise à disposition de la voiture à partir des vérifications techniques et administratives jusqu’à la fin du rallye. Également l’assurance, l’essence, l’assistance et les pneumatiques pour l’épreuve.
En option, il propose une séance d’essai, la partie catering et la recherche d’hébergement pour l’équipage. « Mon métier consiste à satisfaire les demandes des passionnés à la recherche de sensation. J’ai décidé de faire de la location, car cela correspond beaucoup à ce que je suis moi-même. Je suis quelqu’un qui aime le partage, c’est l’essence même de la vie. Et partager sa passion c’est encore mieux, quant à en vivre c’est encore toute une histoire. »

En effet, arrivé en France dans les années, JL Andry n’a pas tout de suite démarré cette activité de location de voitures de course. Il crée d’abord une entreprise spécialisée dans la pose de cuisine chez les particuliers et en parallèle, il monte une Société Civile Immobilière pour faire l’achat-revente de biens immobiliers. « Lorsque je suis arrivé en France, je n’ai pas trouvé d’emploi qui correspondait à mes études. J’ai fait une formation en menuiserie et agencement d’intérieur, car mes parents étaient menuisiers. Donc, la rénovation, je connais ! » Mais avec un père qui aimait les belles voitures et possédait une R8 Gordini, des membres de sa belle-famille dans le milieu, notamment un beau-père pilote, le rallye n’est jamais loin. En 2014, il décide donc de créer JL Andry Rallye. « Depuis cette année, mes enfants se sont joints à moi dans cette aventure. L’aîné, en parallèle à ses études, s’occupe des plans d’entretien, de l’interprétation des data pendant et après le rallye ainsi que les commandes de pièces de rechange. Ma fille se charge de la partie logistique, administrative telle que les devis et les facturations et tout ce qui est communication sur les réseaux. Et mon petit dernier fait la maintenance courante avec moi. » Une entreprise familiale qui tourne bien. « Depuis 2016, je faisais entre 7 et 10 locations à l’année. Pour cette année, j’espère pouvoir faire un peu plus, car l’entreprise de menuiserie me permet d’être plus libre et de me consacrer à JLA Rallye. »

Il est vrai qu’en France, voire en Europe, le sport automobile est un secteur très actif. Selon JL Andry, la comparaison avec Madagascar est impossible. « Ici, on compte plus de 250 manifestations automobiles, rallyes asphaltes et terres, course de côte, drift, karting… tout au long de l'année. A Mada, c’est moins de 10 rallyes et autant en run et karting. A ma connaissance, ça se passe uniquement dans trois provinces, Tana/Antsirabe, Tamatave, Majunga alors qu’ici chaque région a son rallye pour ne pas dire chaque département. » Il en est de même pour les infrastructures. En Europe, la fédération est partie prenante dès qu’il y a un événement. « Je peux dire qu’on est actuellement à 60-70% de participants amateurs c’est-à-dire qui font tout de A à Z de la préparation, et souvent pas de sponsors ou très peu.  Entre 20-25% des semi-professionnels, ceux qui passent par des loueurs et qui reçoivent des sponsors et des dotations diverses par le biais des coupes de marques et les trophées pneumatiques. Et le reste ce sont des pros, ils sont payés comme un salarié pour faire un rallye avec une obligation de résultat et ont une voiture d’usine. » Pour JL Andry, la location de voitures de rallye devrait être envisageable pour Madagascar, car chacun a son métier et son talent. « Laissons à nos talentueux pilotes la partie pilotage et confions à nos loueurs-préparateurs malagasy la partie mécanique. D’après ce qu’on m’a dit, il y a 3 structures qui sont en cours de développement ou qui ont déjà loué occasionnellement dans le passé. Il faut rentrer dans un statut légal et travailler avec les concessionnaires. »

Propos recueillis par Aina Zo Raberanto

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Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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