Isa Randrianasolo : Travailler dans le numérique
5 juin 2022 // In & Out // 4222 vues // Nc : 149

Passionnée de nouvelles technologies, Isa Randrianasolo, directrice marketing de Bocasay Madagascar, a fondé l’association Avana Hub, en 2016. Elle a pour objectif de faire découvrir aux jeunes les possibilités qu’offrent le numérique, de collaborer avec les entreprises, les associations et communautés. « Il y a quelques années, on m’a demandé d’organiser la Webcup, un événement autour du développement web. Le concours consistait à la création de sites internet pendant 24 heures avec le même sujet pour tous les participants des îles de l’océan Indien. De là, nous avons eu l’idée de créer Avana Hub. L’année dernière, c’est encore Madagascar qui a gagné. » Au fur et à mesure, Isa Randrianasolo se spécialise dans l’organisation d’événements numériques comme les concours, les marathons de programmation (hackathons), de la formation, des conférences, des ateliers…

Elle se réjouit également de ce que le secteur du numérique soit accessible aux femmes à travers le Women Rock in Digital qui en était à sa troisième édition en mars dernier. « De plus en plus de jeunes filles intègrent les écoles d’ingénieurs et des centres de formations pour devenir des développeurs, des analystes de données (data), des chefs de projet digital (product owners) », se réjouit-elle. C’est pour cela, explique-t-elle, qu’il est pimportant de soutenir ces centres, pour que les jeunes trouvent un emploi correspondant à leurs diplômes. « Dans le secteur du développement numérique, la recherche de compétences est en hausse. Il faut donner la chance aux jeunes de trouver rapidement du travail qui leur permet de vivre décemment. »


Aina Zo Raberanto

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Le 20 mars, journée mondiale du conte, devrait être férié pour l’imaginaire. Rien que ça. Car il fut un temps — pas si lointain — où Madagascar vibrait au rythme des angano, ces récits qui, le mercredi après-midi, clouaient les enfants devant la radio ou la télévision. On n’avait pas école. On avait mieux : Trimobe, Rapeto, Ranoro. Dans les années 80, 90, et même au début des années 2000, toutes les stations ou presque avaient leur programme dédié. C’était un rendez-vous sacré. Les grandmères rassemblaient les petits-enfants autour du foyer, le soir, et les mots devenaient braises. Trimobe, ogre insatiable mais régulièrement dupé par un gamin — ou une fillette paraplégique — apprenait l’humilité à coups de ruse. Rapeto, géant malgache, déplaçait des montagnes sans tractopelle. Ranoro, sirène des eaux profondes, murmurait à l’oreille des rêveurs.Aujourd’hui ? Ces figures glissent doucement vers l’ombre. Illustres inconnus d’une génération qui connaît mieux les superhéros importés que les ogres du terroir. Les écrans n’ont pas cessé de raconter des histoires — loin de là — mais elles viennent souvent d’ailleurs, calibrées, doublées, marketées. On ne va pas jouer les passéistes professionnels, mais tout de même. Car jadis — mot dangereux, je sais — les angano travaillaient l’imaginaire comme un artisan polit une pierre brute. Ils enseignaient sans en avoir l’air. Ils faisaient peur, parfois. Rire, beaucoup. Grandir, surtout. Heureusement, depuis quelque temps, des créateurs de jeux vidéo et de films d’animation gasy réinvestissent ces figures. Avec des libertés narratives, quelques retouches ici et là, certes. Mais l’essentiel demeure : les personnages respirent encore. Alors, en ce 20 mars, la question n’est pas de savoir si le conte survivra à l’ère du scroll infini. Elle est plus simple — et plus vertigineuse : que restera-t-il de nous si nos enfants ne rêvent plus dans notre langue ?

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