En ville avec Kandel Razafindraibe
13 mars 2025 // Downtown // 6339 vues // Nc : 182

Graphiste et motion designer, Kandel Razafindraibe partage sur ses réseaux une vision inédite du Sud de Madagascar. Entre nostalgie, bonnes adresses et spots incontournables, il nous emmène à Tuléar, sa ville de cœur.

photo : Kandel Razafindraibe

L’endroit ou le quartier préféré de votre ville ?
Sanfily à Tuléar, sans hésiter. C’est là que j’ai grandi avec ma grand-mère. Et quand je prends le taxi-brousse, c’est simple de rentrer, c’est juste en face. C’est mon quartier, avec mes souvenirs, mes cousins, tout ce qui fait que je m’y sens chez moi.

Votre plat préféré ?
Kabaro en purée avec du hen’omby ritra. Rien de mieux. À Tana, ils ne le font pas en purée, ça m’a surpris au début. Mais j’ai trouvé quelques restos qui s’en rapprochent, comme le Maharaja à Akoor Digue. Une bouchée et je suis de retour à Tuléar.

Où faire du shopping ?
Ma grand-mère s’occupe souvent du shopping pour moi quand elle voyage, parfois elle vise juste, parfois non.

À Tuléar, on va du côté d’Andolombazaha et Sakama, dans le quartier d’Ankilifaly. Friperies et marché, c’est là que ça se passe.

Où commencer et terminer la soirée ?
Je ne sors pas beaucoup, mais en décembre dernier, j’ai d’abord passé la soirée en famille avant d’aller en boîte. On est sorti chez Tam Tam, qui a changé de nom et de propriétaire depuis, mais ça reste un endroit où tout le monde va.

Un endroit pour s’évader le weekend ?
Les dunes d’Andaboy, à quinze minutes de la ville. C’est l’endroit parfait pour admirer un coucher de soleil. Sinon, un peu plus loin, il y a la grotte de Sarodrano, un spot incroyable à une demi-heure de route.

Les bons plans pour les vacances ?
Salary Bay, au nord de Tuléar. C’est un autre monde. Moins de monde, pas de pollution. Il y a un hôtel qui fait un peu penser à Santorini en Grèce. Ankasy, aussi, c’est un incontournable.

L’événement culturel qui vous a marqué ?
Le Vez’tival, même si je n’y ai pas encore assisté. Il y a des concerts, des courses de cyclopousse, des courses de pirogues. À Tuléar, il y a aussi un spot en bord de mer où se passent des concerts traditionnels incroyables, pas forcément connus du grand public, mais avec des artistes qui envoient. Il y a même des performances de théâtre.

Votre actualité ?
Je continue à développer du contenu sur les villes du Sud. Il y en a encore beaucoup que je n’ai pas eu la chance de découvrir, comme Morondava.

Propos recueillis par Mpihary Razafindrabezandrina

Instagram : Kandel Razafindraibe

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Février a ce petit talent sournois : il raccourcit le calendrier, mais allonge sensiblement les factures. On nous dit que c’est le mois de l’amour. Celui où les coeurs s’affolent, où les mots doux résonnent un peu plus fort… et où les caisses, elles aussi, font des étincelles. La Saint-Valentin, si on y regarde bien, c’est un c’est Cupidon avec un partenariat commercial bien négocié. Et quelle mise en scène ! Les vitrines rougissent à qui mieux mieux, les roses voient leur prix grimper en fonction de l’intensité du sentiment, les chocolats prennent des formes de coeur — parce qu’un foie ne ferait pas rêver. Sans oublier les menus « spécial couple » et les offres taillées sur mesure pour les âmes sensibles. Finalement, le 14 février, l’amour se résume souvent à des coffrets cadeaux, des bougies qui sentent bon et des tables réservées longtemps à l’avance. Romantique ? Sans doute. Improvisé ? Pas vraiment.Mais après tout, est-ce vraiment un problème ? Quand on aime, on ne compte pas, dit l’adage. Ou plutôt, on compte moins. Moins les zéros sur l’addition, moins les ficelles parfois grossières du marketing sentimental. L’important n’est pas le prix, mais l’intention — même si l’intention a parfois besoin d’un terminal de paiement. La Saint-Valentin n’a pas inventé le commerce, elle l’a simplement officialisé. Elle donne une belle excuse à ceux qui aiment aimer en grand, et une porte de sortie élégante à ceux qui avaient, une fois de plus, oublié la date. Elle rassure aussi : l’amour devient visible, mesurable, publiable. Sans preuve matérielle, serait-il suspect ? Alors on célèbre. Ou pas. On offre. Ou on écrit. On dîne aux chandelles ou on partage un mofo gasy au coin de la rue. Parce qu’au final, l’important n’est pas ce que l’on dépense, mais ce que l’on investit.
Et là, désolé pour les commerçants, aucune carte bancaire ne fait l’affaire.

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