En ville à Tanà avec Zina Rabedaoro
14 novembre 2025 // Downtown // 4591 vues // Nc : 190

Stand-upper depuis 2020, Zina Rabedaoro a enchaîné les petites scènes privées avec son projet Coloris. À côté, il est aussi poète, graphic designer et guitariste du jeune groupe Yellow Tree.

Votre quartier préféré ?
Ambondrona, c’est au centre-ville.

Restaurant coup de cœur ?
La Varangue, pour le cadre.

Votre plat préféré ?
Le voanjobory sy henakisoa (porc aux pois de bambara), mais aussi le voatavo sy hen’omby matavy (gras de zébu au potiron).

Boisson préférée ?
Le café… et l’eau (rire).

Où faire du shopping ?
Là où il n’y a pas de toit… Isotry, Mahamasina, Analakely. J’aime traîner entre les friperies.

Où commencer et où terminer la soirée ?
Pour sortir, je commence tranquille à l’Ô Chaud Coffeeshop Behoririka, au Madagascar Underground, ou au Grizzlee Steakhouse, pour la bonne nourriture et la bière. Pour finir la soirée : Maman’i Haja.

Un endroit pour s’évader le week-end ?
La Villa Verte, à Ambatomirahavavy. Il n’y a personne, c’est parfait pour un week-end tranquille.

Où aller pour les vacances ?
J’aime tout ce qui est inconnu, tout ce qui est nouveau. Je ne suis jamais allé à Antalaha, mais on m’a dit que c’est une autre facette de Madagascar, qu’on ne connaît pas vraiment.

Un événement culturel qui vous a marqué ?
Impro.fusion, en mars 2024. L’événement a réuni des artistes d’improvisation, qui l’ont mêlée à d’autres disciplines comme le stand-up, la danse, le cirque et le théâtre. J’y ai participé : c’était ma première fois à l’Institut Français de Madagascar.

Votre actualité ?
Je vais me concentrer sur mes réseaux sociaux. Je vais y publier des reels des précédentes scènes de Coloris, pour montrer au public que ça existe — mais que c’est toujours mieux en vrai.

Propos recueillis par Rova Andriantsileferintsoa

Facebook : Zina Rabedaoro

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Fin de saison

Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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