En ville à Tanà avec Zina Rabedaoro
14 novembre 2025 // Downtown // 1480 vues // Nc : 190

Stand-upper depuis 2020, Zina Rabedaoro a enchaîné les petites scènes privées avec son projet Coloris. À côté, il est aussi poète, graphic designer et guitariste du jeune groupe Yellow Tree.

Votre quartier préféré ?
Ambondrona, c’est au centre-ville.

Restaurant coup de cœur ?
La Varangue, pour le cadre.

Votre plat préféré ?
Le voanjobory sy henakisoa (porc aux pois de bambara), mais aussi le voatavo sy hen’omby matavy (gras de zébu au potiron).

Boisson préférée ?
Le café… et l’eau (rire).

Où faire du shopping ?
Là où il n’y a pas de toit… Isotry, Mahamasina, Analakely. J’aime traîner entre les friperies.

Où commencer et où terminer la soirée ?
Pour sortir, je commence tranquille à l’Ô Chaud Coffeeshop Behoririka, au Madagascar Underground, ou au Grizzlee Steakhouse, pour la bonne nourriture et la bière. Pour finir la soirée : Maman’i Haja.

Un endroit pour s’évader le week-end ?
La Villa Verte, à Ambatomirahavavy. Il n’y a personne, c’est parfait pour un week-end tranquille.

Où aller pour les vacances ?
J’aime tout ce qui est inconnu, tout ce qui est nouveau. Je ne suis jamais allé à Antalaha, mais on m’a dit que c’est une autre facette de Madagascar, qu’on ne connaît pas vraiment.

Un événement culturel qui vous a marqué ?
Impro.fusion, en mars 2024. L’événement a réuni des artistes d’improvisation, qui l’ont mêlée à d’autres disciplines comme le stand-up, la danse, le cirque et le théâtre. J’y ai participé : c’était ma première fois à l’Institut Français de Madagascar.

Votre actualité ?
Je vais me concentrer sur mes réseaux sociaux. Je vais y publier des reels des précédentes scènes de Coloris, pour montrer au public que ça existe — mais que c’est toujours mieux en vrai.

Propos recueillis par Rova Andriantsileferintsoa

Facebook : Zina Rabedaoro

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Les lieux restent presque immuables. On y retrouve les mêmes pièces, des fois un peu usagées, des fois rafraîchies à la hâte. Les mêmes scènes, les mêmes rues, les mêmes places, les mêmes studios improvisés, les mêmes cafés où l’on refait le monde jusqu’à la dernière goutte de café noir. Le décor est planté. Et chaque année, on y rajoute des histoires. Une nouvelle année sans bruit. C’est le cas de 2026. Elle ne prétend pas bouleverser l’ordre établi. Elle n’a pas pour ambition de repeindre en entier le décor. Elle applique juste une nouvelle couche sur une fresque déjà bien fournie. Une couche de plus, ni la première ni la dernière. Et c’est très bien ainsi. La culture, après tout, ce n’est pas un feu d’artifice annuel. C’est une accumulation. Un empilement de récits, de gestes, de tentatives fragiles ou lumineuses.On imagine souvent cela : le même théâtre, la même cour d’école transformée en espace de spectacle, la même salle municipale qui sent le bois et la poussière. Et pourtant, chaque année, on y a perçu autre chose. Une oreille différente. Une nouvelle boule de rage. Un espoir plus petit, plus discret. Le lieu n’a pas changé mais l’histoire oui. Et tout dépend de cela. Alors, 2026 ne sera pas une page blanche. Elle inscrira une ligne de plus. Elle aura ses marges griffonnées, ses ratures, ses fulgurances. Certains artistes iront jouer aux mêmes endroits, mais avec d’autres choses à dire. Car on raconte jamais deux fois la même histoire, même quand on croit se répéter. Et puis, c’est plutôt rassurant. De savoir que les lieux tiennent bon. Qu’ils attendent. Qu’ils encaissent le passage du temps alors que nous, on continue à raconter, à chanter, à jouer, parfois même à douter. Le décor est encore là. Les histoires changent. Lentement mais surement, c’est comme cela que se construit le grand récit culturel malgache.

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Collaborations : Kostami - Tanossi – Via Milano mg – HAYA Madagascar - Akomba Garment MG
Make up : Réalisé par Samchia
Modèles : Addie, Kenny, Mitia, Natacha, Onitiana, Manoa, Santien, Mampionona
Photos : Andriamparany Ranaivozanany

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