AfroMada Music Awards 2025 : trois jours où Antananarivo a battu au rythme du continent
19 mai 2025

Du 16 au 18 mai, la capitale malgache a accueilli la toute première édition des AfroMada Music Awards. Un événement panafricain, ambitieux et flamboyant, pensé depuis 2023, et qui a tenu toutes ses promesses. La musique, ici, était bien plus qu’un art : elle était une langue commune.

Créativité sans frontière. C’est exactement ce que l’AfroMada Music Awards a donné à voir, à écouter et à ressentir pendant trois jours intenses dans la capitale. La scène musicale africaine s’est invitée à Antananarivo comme on entre chez un vieil ami, avec chaleur et générosité. Des artistes venus du Cameroun, de la RDC, de Maurice, du Nigeria ou de Madagascar ont partagé bien plus que des chansons. Ils ont partagé leurs mondes. « L’AMMA, ce n’est pas un concours, c’est un carrefour », a résumé Dr Falafala, l’organisateur, presque comme s’il voulait nous rappeler que les routes de l’Afrique mènent aussi à Tana. Il y avait des rencontres pros, des discussions animées dans les couloirs de l’hôtel Pietra, et ce sentiment — rare — qu’on assistait à quelque chose de grand.

Et ce quelque chose, il a pris tout son sens samedi soir à l’Arena Ivandry. Ambiance électrique, salle comble, public debout. Quand Ceasar, jeune chanteur malgache, a été désigné Artiste Révélation Afrique 2025, il a failli ne pas y croire. « J’ai pas les mots… Merci du fond du cœur », a-t-il lâché, encore sonné. Les cris, les flashs, les refrains chantés en boucle — tout y était. Le lendemain, le concert de clôture a prolongé l’émotion. Entre les artistes locaux et ceux du continent, les DJs et les danseurs, l’AMMA a rappelé une chose : en 2025, la musique africaine a trouvé à Madagascar une scène à sa hauteur.

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Prêt à offrir

Février a ce petit talent sournois : il raccourcit le calendrier, mais allonge sensiblement les factures. On nous dit que c’est le mois de l’amour. Celui où les coeurs s’affolent, où les mots doux résonnent un peu plus fort… et où les caisses, elles aussi, font des étincelles. La Saint-Valentin, si on y regarde bien, c’est un c’est Cupidon avec un partenariat commercial bien négocié. Et quelle mise en scène ! Les vitrines rougissent à qui mieux mieux, les roses voient leur prix grimper en fonction de l’intensité du sentiment, les chocolats prennent des formes de coeur — parce qu’un foie ne ferait pas rêver. Sans oublier les menus « spécial couple » et les offres taillées sur mesure pour les âmes sensibles. Finalement, le 14 février, l’amour se résume souvent à des coffrets cadeaux, des bougies qui sentent bon et des tables réservées longtemps à l’avance. Romantique ? Sans doute. Improvisé ? Pas vraiment.Mais après tout, est-ce vraiment un problème ? Quand on aime, on ne compte pas, dit l’adage. Ou plutôt, on compte moins. Moins les zéros sur l’addition, moins les ficelles parfois grossières du marketing sentimental. L’important n’est pas le prix, mais l’intention — même si l’intention a parfois besoin d’un terminal de paiement. La Saint-Valentin n’a pas inventé le commerce, elle l’a simplement officialisé. Elle donne une belle excuse à ceux qui aiment aimer en grand, et une porte de sortie élégante à ceux qui avaient, une fois de plus, oublié la date. Elle rassure aussi : l’amour devient visible, mesurable, publiable. Sans preuve matérielle, serait-il suspect ? Alors on célèbre. Ou pas. On offre. Ou on écrit. On dîne aux chandelles ou on partage un mofo gasy au coin de la rue. Parce qu’au final, l’important n’est pas ce que l’on dépense, mais ce que l’on investit.
Et là, désolé pour les commerçants, aucune carte bancaire ne fait l’affaire.

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