En ville avec Jo Aina
29 novembre 2023 // Downtown // 5975 vues // Nc : 166

Jo Aina Harimanjato est un artiste pluridisciplinaire actif à Madagascar. Il jongle habilement son engagement artistique avec sa vie quotidienne, ses amis et la culture. Avec des expositions en solo, à Madagascar et ailleurs, sa propre marque de vêtements, et un événement phare du milieu culturel malgache (Cla Event), son univers éclectique est rempli de bonnes adresses et de découvertes. Il nous en fait cadeau dans cette interview.

Votre resto favori ?
J’aime explorer la scène culinaire de Madagascar. Mon restaurant favori est Ny Kanto, situé en face de chez moi à Ankorondrano.
On y propose des plats malgaches, ce sont principalement les travailleurs des environs qui y viennent pour déjeuner.
Ce que j’apprécie le plus, c’est qu’on peut y acheter séparément les mets, donc composer soi-même son repas : un petit plat de brèdes, de viande, etc.

Une boisson fétiche ?
Je varie mes choix de boisson en fonction de mon état d’esprit, de mon « mood. » J’opte pour une bière quand l’ambiance est détendue, mais je préfère le whisky pour des occasions plus…sérieuses. Mais toujours avec modération.

Où faire du shopping ?
Plutôt que d’acheter des vêtements, je me tourne vers les marques locales, surtout depuis que je crée moi-même des vêtements. Parfois, je m’habille avec des marques créées par les amis. Il y a de nombreuses marques locales qui font de belles choses.

Votre plat préféré ?
C’est le couscous, notamment en tajine, avec de l’agneau bien macéré et tendre, accompagné d’une bière.

Les meilleurs plans pour débuter une soirée ?
Je commence mes soirées au « Bonnet Rouge » pour déguster des masikita et boire de la bière. Ensuite, nous faisons le tour des boîtes de nuit. Mes soirées se terminent souvent avec un vary amin’anana dans les premières heures du matin.

Un endroit pour s’évader ?
Je recommande Diego. J’y ai récemment vécu une expérience enrichissante sur les plans spirituel, physique et humain. La convivialité des habitants m’a marqué et la possibilité de tisser des liens avec de nouvelles personnes pour mon séjour.

Les bons plans pour les vacances ?
J’apprécie particulièrement Mahajanga. C’est une destination animée où la fête est toujours au rendez-vous. C’est l’endroit idéal pour s’amuser sans relâche. Je prévois aussi de visiter Sainte-Marie pour la première fois et j’ai hâte de découvrir ce lieu.

L’événement culturel qui vous a marqué ?
J’ai une préférence pour les pièces de théâtre, car elles m’obligent à être attentif pour comprendre. J’ai été marqué par la pièce Betro Elektriky pour sa puissance, qui a été dirigée par le danseur et chorégraphe Nazaria Tooj. De plus, les événements culturels comme le Cla Event me permettent de vivre des moments intenses avec d’autres passionnés d’art.

Votre actualité ?
Après une période de réflexion, je retrouve progressivement ma routine. Je prends soin de moi et prépare la prochaine édition du Cla Event pour début 2024. Je fais aussi partie d’une exposition collective à venir à Hakanto Contemporary à Ankadimbahoaka.

Propos recueillis par Mpihary Razafindrabezandrina
Jo Aina : +261 32 05 777 33

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Février a ce petit talent sournois : il raccourcit le calendrier, mais allonge sensiblement les factures. On nous dit que c’est le mois de l’amour. Celui où les coeurs s’affolent, où les mots doux résonnent un peu plus fort… et où les caisses, elles aussi, font des étincelles. La Saint-Valentin, si on y regarde bien, c’est un c’est Cupidon avec un partenariat commercial bien négocié. Et quelle mise en scène ! Les vitrines rougissent à qui mieux mieux, les roses voient leur prix grimper en fonction de l’intensité du sentiment, les chocolats prennent des formes de coeur — parce qu’un foie ne ferait pas rêver. Sans oublier les menus « spécial couple » et les offres taillées sur mesure pour les âmes sensibles. Finalement, le 14 février, l’amour se résume souvent à des coffrets cadeaux, des bougies qui sentent bon et des tables réservées longtemps à l’avance. Romantique ? Sans doute. Improvisé ? Pas vraiment.Mais après tout, est-ce vraiment un problème ? Quand on aime, on ne compte pas, dit l’adage. Ou plutôt, on compte moins. Moins les zéros sur l’addition, moins les ficelles parfois grossières du marketing sentimental. L’important n’est pas le prix, mais l’intention — même si l’intention a parfois besoin d’un terminal de paiement. La Saint-Valentin n’a pas inventé le commerce, elle l’a simplement officialisé. Elle donne une belle excuse à ceux qui aiment aimer en grand, et une porte de sortie élégante à ceux qui avaient, une fois de plus, oublié la date. Elle rassure aussi : l’amour devient visible, mesurable, publiable. Sans preuve matérielle, serait-il suspect ? Alors on célèbre. Ou pas. On offre. Ou on écrit. On dîne aux chandelles ou on partage un mofo gasy au coin de la rue. Parce qu’au final, l’important n’est pas ce que l’on dépense, mais ce que l’on investit.
Et là, désolé pour les commerçants, aucune carte bancaire ne fait l’affaire.

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