Browser games : plus gratuit que gratuit
30 janvier 2024 // Media & Add-0n // 8922 vues // Nc : 168

La beauté du jeu vidéo, c’est qu’il y en a pour tout le monde. On ne parle uniquement de genre, type sport, gestion, jeu de rôle, FPS… Mais aussi pour tous les budgets. On n’entend pas par-là pour ceux qui n’ont pas beaucoup de sous pour s’acheter des jeux (on l’a déjà fait celle-là), mais pour ceux qui ne peuvent pas s’offrir une console, un smartphone, ou un PC suffisamment puissant pour faire tourner les jeux « classiques ». Heureusement, les navigateurs web existent, et les jeux gratuits qui y sont disponibles ont leurs propres têtes d’affiche, qui sont en plus gratuits, et ne demandent pas une machine de guerre pour être joués. Seuls prérequis, une connexion internet et un appareil pouvant faire tourner Chrome ou autre Firefox (lol).

Agar.io
Le multi, c’est la vie. Les jeux web browsers multijoueur sont parfaits pour jouer avec ses amis quasiment n’importe où. Et l’un des cadors dans le milieu, c’est Agar.io. Petit jeu sympa à ne pas piquer des hannetons, on y incarne un petit point coloré. Le but est de devenir le plus gros point de la zone, en avalant les autres ou des petits points neutres. Plus on mange, plus on grandit.

Et si on se fait manger à notre tour, on redevient minuscule, et on se fait discret jusqu’à manger assez pour essayer de dévorer ses rivaux. Nous n’entrerons pas dans les subtilités de gameplay ici, mais, pour faire court, le jeu est beaucoup plus complexe qu’il en a l’air, et terriblement addictif. On peut rejoindre un serveur avec des amis, ou affronter de parfaits inconnus.  Il a un certain aspect compétitif, et rappelle, toute proportion gardée, les vieux moments passés avec les potes à la maison sur Call of Duty. Et si l’esthétique d’Agar.io ne plaît pas, Slither.io propose une expérience similaire, mais avec des serpents au lieu de points à incarner, et qui rappellent le célèbre jeu de Nokia aux plus anciens d’entre nous (coup de vieux).

Celeste Classic
Pour ceux qui n’ont pas d’amis (trsitesse), il existe aussi d’excellents jeux solo, dont celui-ci. Celeste est un jeu de plateforme rapidement devenu une référence dans le genre du die and retry, ayant même reçu le prix du meilleur jeu indépendant l’année de sa sortie. En gros, on y incarne Madeline qui gravit le mont Céleste en évitant différents obstacles.

Le principe est que presque tous les éléments du décor peuvent nous tuer. A chaque niveau, on mourra plusieurs fois jusqu’à trouver le parcours optimal. Excellent pour ceux qui aiment les challenges et se perfectionner. Les pro-gamers adorent ce type de jeux pour notamment améliorer leurs réflexes. Les plus acharnés ont inventé différents défis pour prolonger l’expérience, comme finir le jeu le plus rapidement sans mourir, ce qui demande des heures d’entraînement. Celeste est payant. Mais avant d’arriver sur Steam, c’était un jeu gratuit sur navigateur. La première version s’appelle aujourd’hui Celeste Classic, est toujours disponible, et vaut le détour.

Pokémon Showdown
On ne présente plus Pokémon, la licence la plus rentable de tous les temps, trèèèèèèèès loin devant Mickey Mouse (qui n’est que 4e) et Harry Potter (10e). Les jeux de la lignée principale sont tous payants. Mais les expériences gratuites existent aussi, officielles ou non. Showdown est un simulateur non-officiel créé par des fans, n°1 mondial dans son domaine, et qui bénéficie d’un passe-droit de The

Pokémon Company. Pour les fans de stratégie, il permet de lancer des combats Pokémon sans passer par la fastidieuse phase de recherche, capture et entraînement des monstres de poche qui peut durer des heures, voire des jours, dans les jeux officiels. L’expérience est donc réduite à sa partie la plus compétitive. Et parlant de compétition, Showdown peut se targuer d’avoir une multitude de formats de tournoi, et ses propres championnats du monde par pays. En clair, ceux qui veulent prouver qu’ils sont les meilleurs dresseurs ne s’y ennuieront jamais.

Propos recueillis par Eymeric Radilofe

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Le 20 mars, journée mondiale du conte, devrait être férié pour l’imaginaire. Rien que ça. Car il fut un temps — pas si lointain — où Madagascar vibrait au rythme des angano, ces récits qui, le mercredi après-midi, clouaient les enfants devant la radio ou la télévision. On n’avait pas école. On avait mieux : Trimobe, Rapeto, Ranoro. Dans les années 80, 90, et même au début des années 2000, toutes les stations ou presque avaient leur programme dédié. C’était un rendez-vous sacré. Les grandmères rassemblaient les petits-enfants autour du foyer, le soir, et les mots devenaient braises. Trimobe, ogre insatiable mais régulièrement dupé par un gamin — ou une fillette paraplégique — apprenait l’humilité à coups de ruse. Rapeto, géant malgache, déplaçait des montagnes sans tractopelle. Ranoro, sirène des eaux profondes, murmurait à l’oreille des rêveurs.Aujourd’hui ? Ces figures glissent doucement vers l’ombre. Illustres inconnus d’une génération qui connaît mieux les superhéros importés que les ogres du terroir. Les écrans n’ont pas cessé de raconter des histoires — loin de là — mais elles viennent souvent d’ailleurs, calibrées, doublées, marketées. On ne va pas jouer les passéistes professionnels, mais tout de même. Car jadis — mot dangereux, je sais — les angano travaillaient l’imaginaire comme un artisan polit une pierre brute. Ils enseignaient sans en avoir l’air. Ils faisaient peur, parfois. Rire, beaucoup. Grandir, surtout. Heureusement, depuis quelque temps, des créateurs de jeux vidéo et de films d’animation gasy réinvestissent ces figures. Avec des libertés narratives, quelques retouches ici et là, certes. Mais l’essentiel demeure : les personnages respirent encore. Alors, en ce 20 mars, la question n’est pas de savoir si le conte survivra à l’ère du scroll infini. Elle est plus simple — et plus vertigineuse : que restera-t-il de nous si nos enfants ne rêvent plus dans notre langue ?

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