ALoo : Le groove n’attend pas
14 janvier 2026 // Musique // 4832 vues // Nc : 192

Réunis depuis 2023, Jammel Tahina au chant, Patience « Passi » ou Passi Bassi à la basse, Tantely Rasoloarimanana à la guitare et Tantely Anteherana à la batterie ont officiellement créé ALoo en 2024. Le groupe dépasse aujourd’hui les limites de sa ville d’origine, Antsirabe, avec l’ambition assumée de bientôt conquérir le monde grâce à une musique résolument festive.

Une guitare allongée, un overdrive servi comme sur un plateau par Tantely. Contre toute attente, cette manière singulière de tenir l’instrument est devenue une signature, remarquée jusque par un gamin du quartier, de passage au Festival d’art urbain. « À mes sept ans, mon père m’a offert une guitare. Elle était tellement grande que je l’ai jouée allongée sur mes jambes, et depuis, c’est devenu une habitude », confie le guitariste. Et il n’est pas le seul à avoir imprimé sa personnalité dans le groupe. Jammel est un grand amateur de rock symphonique, Anteherana vient du gospel, Passi du hip-hop et du tropical, et Tantely — pour y revenir — est passé par tout : du classique au jazz, jusqu’à la musique traditionnelle. Ce méli-mélo s’est finalement soldé par un bon gros « funk rock festif ». « Le festif est très important. Dès qu’on parle d’ALoo, on parle de fête, de danse, de bonne humeur », rappelle Jammel. Un live du groupe, ce sont des headbangs, des pas d’afro, ou simplement un déhanché maladroit : l’essentiel, c’est que tout le monde s’amuse.

Le festif est très important. Dès qu’on parle d’ALoo, on parle de fête, de danse, de bonne humeur

« Mandihy aloha », comme aime le chanter Anja la Méchante… mais ici, c’est ALoo qui l’affirme. De « Aloha » — avant tout — le groupe a tiré son nom, pour se dire, selon Jammel : « À partir de maintenant, on mettra la musique avant tout ». Après un premier live au Foxy’s Blues Bar avec les moyens du bord, le groupe d’Antsirabe a porté ses guitares et ses galères jusqu’à Antananarivo. Du premier concert dans un bar à Isoraka à la Musica Tour, ils avancent par leurs propres moyens, avec déjà douze concerts programmés en 2025.

« Si des aides arrivent, c’est bien, et si ce n’est pas le cas, nous continuerons toujours cette tournée », confie Passi. Musica, leur premier EP de six titres, est disponible sur clé USB auprès du groupe. Musica Tour accompagne sa promotion, avec une scénographie travaillée lors d’une résidence à l’Alliance française d’Antsirabe. « Le Musica Tour ne s’arrêtera pas tant que notre album ne sera pas sorti. C’est à travers ces scènes que nous voulons porter le groupe vers le monde », espère Anteherana. À long terme, ALoo se projette à l’échelle nationale et internationale, sur toutes les plateformes d’écoute, avec l’envie d’offrir un nouveau souffle musical, festif et libre, à la génération future.

Rova Andriantsileferintsoa

Facebook : ALoo Groupe

Laisser un commentaire
no comment
no comment - Rija Ramanantoanina : « L'œuvre de toute une vie »

Lire

28 mai 2026

Rija Ramanantoanina : « L'œuvre de toute une vie »

Ce dimanche 31 mai, à 15 heures, l'amphithéâtre du Centre de Conférence International d'Ivato accueillera un événement inédit dans l'histoire de la mu...

Edito
no comment - Travail, travail, travail… mais lequel ?

Lire le magazine

Travail, travail, travail… mais lequel ?

Le 1er mai, à Madagascar, certains se lèvent à l'aube pour aller… travailler. Pas par oubli du calendrier, mais par nécessité. Il y a quelque chose de presque philosophique là-dedans. Depuis des décennies, le monde entier célèbre ce jour comme une victoire arrachée de haute lutte — Chicago, 1886, le sang des ouvriers sur les pavés, la semaine de huit heures comme horizon promis. Belle histoire. Sauf qu'ici, à Antananarivo comme à Tamatave, la question n'est pas tant de combien d'heures on travaille, mais bien de combien de travaux on jongle simultanément. Prenez ce vieux Mamy. Fonctionnaire le matin, revendeur de crédit téléphonique l'après-midi, et le week-end — discret, mais régulier — petit élevage de poulets en banlieue. Trois activités, un seul homme, zéro fiche de paie qui suffise. Ce n'est pas de l'ambition, c'est de la survie érigée en système. On appelle ça « avoir plusieurs cordes à son arc », expression polie pour désigner une réalité que beaucoup connaissent sans jamais nommer.Car le vrai travail malgache, celui qui fait tourner les familles, se passe rarement sous les projecteurs des statistiques officielles. Il est informel, inventif, insaisissable. Un peu comme ce personnage de Sisyphe — mais version optimiste : Sisyphe qui, en remontant son rocher, aurait trouvé le moyen de vendre des cacahuètes sur le chemin. Alors pour ce 1er mai, fêtons le travail — tous les travaux. Celui qu'on déclare et celui qu'on tait. Celui du contrat et celui du débrouillard. Avec une pensée particulière pour tous ceux qui, aujourd'hui encore, n'auront pas le luxe de s'arrêter pour célébrer. La fête du Travail leur appartient aussi. Peut-être même surtout.Solofo Ranaivo

No comment Tv

Making of shooting mode – mai 2026 – NC 196

Retrouvez le making of shooting mode du no comment® magazine, édition mai 2026 - NC 196
Prise de vue : Mada3TravelTours
Collaborations : Tanossi – Via Milano mg – HAYA Madagascar - Akomba Garment MG - Carambole 
Make up : Réalisé par Samchia
Modèles : Maelan, Sharone, Iris, Manue, Mitia, Rindra, Mitia, Santien, Mampionona
Photos : Andriamparany Ranaivozanany

Focus

Tournoi Komba Overcome de Tekken Mada

Tournoi Komba Overcome de Tekken Mada, le samedi 21 et dimanche 22 février au Tana Water Front

no comment - Tournoi Komba Overcome de Tekken Mada

Voir