Zedrim : Du rêve à la réalité
9 mai 2021 // Mode & Design // 5995 vues // Nc : 136

Votre tenue, c’est votre pouvoir ! C’est la philosophie de Zedrim (« The Dream » en anglais) pour qui nos vêtements ont des pouvoirs positifs sur chacun de nous. Derrière cette nouvelle marque, deux amies, Nomia Nisainana et Aina Tantely.

Tout part d’une amitié, d’un rêve ! C’est l’histoire de Zedrim, la marque de prêt-à-porter dont la première collection a été présentée au public en février dernier sous le thème « Trafic. » Une trentaine de vêtements caractérisée par des tenues de ville ou de soirée en passant par de la lingerie. « Zedrim figurait dans le Top 5 des rêves qui nous tenaient à cœur depuis dix ans », explique Aina Tantely. « Malgré les épreuves que nous avons traversées chacune de notre côté et un parcours professionnel différent, ce projet s’est concrétisé grâce à la rencontre avec Tina, notre couturière aux doigts de fée. »

L’aventure commence avec l’aménagement de leur atelier à Ankadifotsy et de fil en aiguille, les commandes arrivent. Bien qu’encore à la recherche de leur style, les jeunes femmes commencent vraiment à faire parler d’elles en réalisant la tenue d’une des candidates finalistes de Top Model Madagascar. « Le défilé final portait sur le thème Créature céleste. Même si la candidate n’a pas gagné, elle a remporté le titre de meilleur costume, une consécration pour nous ! »

Votre tenue est votre pouvoir, c’est la philosophie de la marque. Un message simple qu’elles ont voulu retranscrire à travers cette première collection. « Le thème que nous avons choisi : Trafic est très vague, chacun pouvait l’interpréter à sa manière. C'était également l'effet de surprise recherché pour cette première. Avec plein de petits détails scéniques, Trafic parle bien de pouvoir. Notre concept du défilé va au-delà d’un va-et-vient de modèles, nous voulons raconter une histoire. » Les vêtements sont inspirés des codes vestimentaires de mafieux et de leurs femmes à plusieurs époques. Des costumes trois pièces, des rayures, des chemises à col blanc financier, des cravates… Pour les femmes, des tenues de ville, des robes de soirées dessinées presque comme des costumes. Les coupes restent élégantes, les couleurs criardes mais juste assez pour capter les yeux. Des jeux de textures, de matières qui subliment chaque vêtement.

« Le défilé faisait plutôt penser à un spectacle avec la participation de danseurs et de musiciens. Un véritable show qui n’a pas déplu aux invités. » Leur méthode ? « Nous avons tous en tête une tenue que nous rêvons de porter, mais perçue comme quelque chose d’inaccessible. Et notre métier, justement, est d’aider à se sentir bien en réalisant ces tenues de  rêves. » Elles ont également décidé d’allier mode et action humanitaire en collaborant avec l’association IvokoloAina, spécialisée dans la prise en charge des personnes atteintes de cancer. « Nous lui versons une partie de nos bénéfices. Toutes les occasions sont bonnes pour aider, non ? »


Propos recueillis par  Aina Zo Raberanto

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Les lieux restent presque immuables. On y retrouve les mêmes pièces, des fois un peu usagées, des fois rafraîchies à la hâte. Les mêmes scènes, les mêmes rues, les mêmes places, les mêmes studios improvisés, les mêmes cafés où l’on refait le monde jusqu’à la dernière goutte de café noir. Le décor est planté. Et chaque année, on y rajoute des histoires. Une nouvelle année sans bruit. C’est le cas de 2026. Elle ne prétend pas bouleverser l’ordre établi. Elle n’a pas pour ambition de repeindre en entier le décor. Elle applique juste une nouvelle couche sur une fresque déjà bien fournie. Une couche de plus, ni la première ni la dernière. Et c’est très bien ainsi. La culture, après tout, ce n’est pas un feu d’artifice annuel. C’est une accumulation. Un empilement de récits, de gestes, de tentatives fragiles ou lumineuses.On imagine souvent cela : le même théâtre, la même cour d’école transformée en espace de spectacle, la même salle municipale qui sent le bois et la poussière. Et pourtant, chaque année, on y a perçu autre chose. Une oreille différente. Une nouvelle boule de rage. Un espoir plus petit, plus discret. Le lieu n’a pas changé mais l’histoire oui. Et tout dépend de cela. Alors, 2026 ne sera pas une page blanche. Elle inscrira une ligne de plus. Elle aura ses marges griffonnées, ses ratures, ses fulgurances. Certains artistes iront jouer aux mêmes endroits, mais avec d’autres choses à dire. Car on raconte jamais deux fois la même histoire, même quand on croit se répéter. Et puis, c’est plutôt rassurant. De savoir que les lieux tiennent bon. Qu’ils attendent. Qu’ils encaissent le passage du temps alors que nous, on continue à raconter, à chanter, à jouer, parfois même à douter. Le décor est encore là. Les histoires changent. Lentement mais surement, c’est comme cela que se construit le grand récit culturel malgache.

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