Zedrim : Du rêve à la réalité
9 mai 2021 // Mode & Design // 8553 vues // Nc : 136

Votre tenue, c’est votre pouvoir ! C’est la philosophie de Zedrim (« The Dream » en anglais) pour qui nos vêtements ont des pouvoirs positifs sur chacun de nous. Derrière cette nouvelle marque, deux amies, Nomia Nisainana et Aina Tantely.

Tout part d’une amitié, d’un rêve ! C’est l’histoire de Zedrim, la marque de prêt-à-porter dont la première collection a été présentée au public en février dernier sous le thème « Trafic. » Une trentaine de vêtements caractérisée par des tenues de ville ou de soirée en passant par de la lingerie. « Zedrim figurait dans le Top 5 des rêves qui nous tenaient à cœur depuis dix ans », explique Aina Tantely. « Malgré les épreuves que nous avons traversées chacune de notre côté et un parcours professionnel différent, ce projet s’est concrétisé grâce à la rencontre avec Tina, notre couturière aux doigts de fée. »

L’aventure commence avec l’aménagement de leur atelier à Ankadifotsy et de fil en aiguille, les commandes arrivent. Bien qu’encore à la recherche de leur style, les jeunes femmes commencent vraiment à faire parler d’elles en réalisant la tenue d’une des candidates finalistes de Top Model Madagascar. « Le défilé final portait sur le thème Créature céleste. Même si la candidate n’a pas gagné, elle a remporté le titre de meilleur costume, une consécration pour nous ! »

Votre tenue est votre pouvoir, c’est la philosophie de la marque. Un message simple qu’elles ont voulu retranscrire à travers cette première collection. « Le thème que nous avons choisi : Trafic est très vague, chacun pouvait l’interpréter à sa manière. C'était également l'effet de surprise recherché pour cette première. Avec plein de petits détails scéniques, Trafic parle bien de pouvoir. Notre concept du défilé va au-delà d’un va-et-vient de modèles, nous voulons raconter une histoire. » Les vêtements sont inspirés des codes vestimentaires de mafieux et de leurs femmes à plusieurs époques. Des costumes trois pièces, des rayures, des chemises à col blanc financier, des cravates… Pour les femmes, des tenues de ville, des robes de soirées dessinées presque comme des costumes. Les coupes restent élégantes, les couleurs criardes mais juste assez pour capter les yeux. Des jeux de textures, de matières qui subliment chaque vêtement.

« Le défilé faisait plutôt penser à un spectacle avec la participation de danseurs et de musiciens. Un véritable show qui n’a pas déplu aux invités. » Leur méthode ? « Nous avons tous en tête une tenue que nous rêvons de porter, mais perçue comme quelque chose d’inaccessible. Et notre métier, justement, est d’aider à se sentir bien en réalisant ces tenues de  rêves. » Elles ont également décidé d’allier mode et action humanitaire en collaborant avec l’association IvokoloAina, spécialisée dans la prise en charge des personnes atteintes de cancer. « Nous lui versons une partie de nos bénéfices. Toutes les occasions sont bonnes pour aider, non ? »


Propos recueillis par  Aina Zo Raberanto

Laisser un commentaire
no comment
no comment - Pierrot Men : Le regard d'une vie

Lire

6 juillet 2026

Pierrot Men : Le regard d'une vie

À l'heure où les écrans débordent de couleurs saturées et d'images consommées en quelques secondes, Pierrot Men rappelle qu'une photographie peut enco...

Edito
no comment - Tout feu, tout jeune

Lire le magazine

Tout feu, tout jeune

Le 12 août, on célèbre la Journée mondiale de la jeunesse. À Madagascar, cette journée a de quoi occuper un stade entier — les moins de 25 ans représentent plus de 60% de la population. Autrement dit, les jeunes ne sont pas l'avenir de Madagascar. Ils sont déjà le présent, et ils ont l'air pressés. Dans l'entrepreneuriat, ils sont de plus en plus nombreux à se lancer, à créer, à risquer — souvent sans filet, souvent sans aide, mais toujours avec cette énergie un peu folle qui fait qu'on se demande s'ils dorment vraiment la nuit. En culture, les nouvelles sont encore meilleures. Aina Rasamoelina vient de décrocher le Prix RFI Instrumental Afrique. Miangaly Elia rafle le Prix Paritana 2026. Madagascar rayonne, et ce sont des mains jeunes qui tiennent la torche. Alors oui, on pourrait s'arrêter là, applaudir et rentrer chez soi satisfait. Mais ce serait passer à côté d'une chose essentielle. La fougue, ça brûle fort — et parfois, ça brûle vite. Une flamme sans direction peut éclairer autant qu'elle peut consumer. C'est là que les aînés entrent en scène — pas pour reprendre le gouvernail, mais pour montrer où sont les récifs. Les jeunes ont la force, les vieux ont l'expérience, comme on dit. Ce n'est pas un combat de générations — c'est une question d'équipage. Partagez vos réussites, mais aussi vos échecs. Surtout vos échecs, d'ailleurs — ils enseignent mieux que n'importe quel manuel. À Madagascar, la barque avance. Il faut juste s'assurer que tout le monde rame dans le même sens.

No comment Tv

Interview - Razafindrakoto Fidel - Juillet 2026 - NC 198

Découvrez Razafindrakoto Fidel, fabricant de charrettes dans le no comment® NC 198 – juillet 2026.
Au PK 42 de la RN1, entre Antananarivo et Itasy, les étincelles jaillissent derrière un petit atelier ouvert sur la route. Razafindrakoto Fidel y façonne des charrettes métalliques et des équipements agricoles destinés aux campagnes malgaches. Héritier d'un savoir-faire familial, il perpétue un métier discret mais essentiel.

Focus

Sookany Trophy

Sookany Trophy, du 17 au 19 juillet à Antsiranana

no comment - Sookany Trophy

Voir