Matchbox : Sans discrimination
3 février 2021 // Photographie // 2358 vues // Nc : 133

Le photographe Matchbox revient avec une nouvelle série de photos surréalistes, Sarotava, qui sur la forme, présente le même concept pour toutes les images : des étrangers sans têtes. Une série à travers laquelle il reprend les problématiques de la discrimination. « Le but initial de cette série est d’enlever toute forme de jugement, de discrimination, de montrer qu’au fond, nous sommes tous égaux, nous sommes tous dans le même bateau et chacun fait de son mieux pour s’en sortir. En effet, je trouve que beaucoup se basent sur le physique pour juger les valeurs d’une personne, beaucoup se trouvent des excuses, bien sûr, comme les restos qui n’acceptent pas les personnes en tongues ou la société qui blâme les mini-jupes comme étant la cause du viol. »

En enlevant le visage, une grande partie des informations que nous avons sur un inconnu n’est pas accessible, nous sommes donc obligés d’avoir recours à d’autres moyens pour en savoir plus sur la personne concernée, lui parler par exemple. Tout le monde devrait être libre d’être qui il veut sans être jugé. Comme à son habitude, Matchbox a conceptualisé cette série mais cette fois-ci en combinant la photographie de rue et la photographie surréaliste. « Jusqu’ici, c’est la série la plus difficile au niveau technique. Ce n’est pas la première fois que je traite le sujet de la discrimination, mais, c’est la première fois pour moi que je fais des photos d’inconnus dans les rues. Je ne suis pas photographe de rue, c’est un exercice que j’ai dû apprendre car j’ai l’habitude de contrôler tous les éléments des images que je produis comme la lumière, les couleurs, les poses…» Matchbox souhaite développer cette série à Tana mais également faire une image dans chaque région de Madagascar.


Propos recueillis par Aina Zo raberanto

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Prêt à offrir

Février a ce petit talent sournois : il raccourcit le calendrier, mais allonge sensiblement les factures. On nous dit que c’est le mois de l’amour. Celui où les coeurs s’affolent, où les mots doux résonnent un peu plus fort… et où les caisses, elles aussi, font des étincelles. La Saint-Valentin, si on y regarde bien, c’est un c’est Cupidon avec un partenariat commercial bien négocié. Et quelle mise en scène ! Les vitrines rougissent à qui mieux mieux, les roses voient leur prix grimper en fonction de l’intensité du sentiment, les chocolats prennent des formes de coeur — parce qu’un foie ne ferait pas rêver. Sans oublier les menus « spécial couple » et les offres taillées sur mesure pour les âmes sensibles. Finalement, le 14 février, l’amour se résume souvent à des coffrets cadeaux, des bougies qui sentent bon et des tables réservées longtemps à l’avance. Romantique ? Sans doute. Improvisé ? Pas vraiment.Mais après tout, est-ce vraiment un problème ? Quand on aime, on ne compte pas, dit l’adage. Ou plutôt, on compte moins. Moins les zéros sur l’addition, moins les ficelles parfois grossières du marketing sentimental. L’important n’est pas le prix, mais l’intention — même si l’intention a parfois besoin d’un terminal de paiement. La Saint-Valentin n’a pas inventé le commerce, elle l’a simplement officialisé. Elle donne une belle excuse à ceux qui aiment aimer en grand, et une porte de sortie élégante à ceux qui avaient, une fois de plus, oublié la date. Elle rassure aussi : l’amour devient visible, mesurable, publiable. Sans preuve matérielle, serait-il suspect ? Alors on célèbre. Ou pas. On offre. Ou on écrit. On dîne aux chandelles ou on partage un mofo gasy au coin de la rue. Parce qu’au final, l’important n’est pas ce que l’on dépense, mais ce que l’on investit.
Et là, désolé pour les commerçants, aucune carte bancaire ne fait l’affaire.

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