Matchbox : Sans discrimination
3 février 2021 // Photographie // 2191 vues // Nc : 133

Le photographe Matchbox revient avec une nouvelle série de photos surréalistes, Sarotava, qui sur la forme, présente le même concept pour toutes les images : des étrangers sans têtes. Une série à travers laquelle il reprend les problématiques de la discrimination. « Le but initial de cette série est d’enlever toute forme de jugement, de discrimination, de montrer qu’au fond, nous sommes tous égaux, nous sommes tous dans le même bateau et chacun fait de son mieux pour s’en sortir. En effet, je trouve que beaucoup se basent sur le physique pour juger les valeurs d’une personne, beaucoup se trouvent des excuses, bien sûr, comme les restos qui n’acceptent pas les personnes en tongues ou la société qui blâme les mini-jupes comme étant la cause du viol. »

En enlevant le visage, une grande partie des informations que nous avons sur un inconnu n’est pas accessible, nous sommes donc obligés d’avoir recours à d’autres moyens pour en savoir plus sur la personne concernée, lui parler par exemple. Tout le monde devrait être libre d’être qui il veut sans être jugé. Comme à son habitude, Matchbox a conceptualisé cette série mais cette fois-ci en combinant la photographie de rue et la photographie surréaliste. « Jusqu’ici, c’est la série la plus difficile au niveau technique. Ce n’est pas la première fois que je traite le sujet de la discrimination, mais, c’est la première fois pour moi que je fais des photos d’inconnus dans les rues. Je ne suis pas photographe de rue, c’est un exercice que j’ai dû apprendre car j’ai l’habitude de contrôler tous les éléments des images que je produis comme la lumière, les couleurs, les poses…» Matchbox souhaite développer cette série à Tana mais également faire une image dans chaque région de Madagascar.


Propos recueillis par Aina Zo raberanto

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Les lieux restent presque immuables. On y retrouve les mêmes pièces, des fois un peu usagées, des fois rafraîchies à la hâte. Les mêmes scènes, les mêmes rues, les mêmes places, les mêmes studios improvisés, les mêmes cafés où l’on refait le monde jusqu’à la dernière goutte de café noir. Le décor est planté. Et chaque année, on y rajoute des histoires. Une nouvelle année sans bruit. C’est le cas de 2026. Elle ne prétend pas bouleverser l’ordre établi. Elle n’a pas pour ambition de repeindre en entier le décor. Elle applique juste une nouvelle couche sur une fresque déjà bien fournie. Une couche de plus, ni la première ni la dernière. Et c’est très bien ainsi. La culture, après tout, ce n’est pas un feu d’artifice annuel. C’est une accumulation. Un empilement de récits, de gestes, de tentatives fragiles ou lumineuses.On imagine souvent cela : le même théâtre, la même cour d’école transformée en espace de spectacle, la même salle municipale qui sent le bois et la poussière. Et pourtant, chaque année, on y a perçu autre chose. Une oreille différente. Une nouvelle boule de rage. Un espoir plus petit, plus discret. Le lieu n’a pas changé mais l’histoire oui. Et tout dépend de cela. Alors, 2026 ne sera pas une page blanche. Elle inscrira une ligne de plus. Elle aura ses marges griffonnées, ses ratures, ses fulgurances. Certains artistes iront jouer aux mêmes endroits, mais avec d’autres choses à dire. Car on raconte jamais deux fois la même histoire, même quand on croit se répéter. Et puis, c’est plutôt rassurant. De savoir que les lieux tiennent bon. Qu’ils attendent. Qu’ils encaissent le passage du temps alors que nous, on continue à raconter, à chanter, à jouer, parfois même à douter. Le décor est encore là. Les histoires changent. Lentement mais surement, c’est comme cela que se construit le grand récit culturel malgache.

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