Nettoyer, balayer, astiquer…
29 septembre 2024 // Quiz & Actuel // 4831 vues // Nc : 176

Petit Tsiory : Le maître du chaos!
Dans un univers où chaque chaussette connaît son tiroir et chaque crayon savoure la tranquillité de son pot, une espèce rare et fascinante prospère : le bordélique heureux. Petit Tsiory en est le parfait représentant. Journaliste compétent et dynamique, il n’a pas choisi de vivre dans le chaos, c’est plutôt le chaos qui l’a choisi. Avec un emploi du temps serré où les heures défilent plus vite qu'un taxi-be en pleine heure de pointe, Tsiory court constamment après le temps. « Je rentre à 8 h du matin, finis à minuit, puis je repars à l’aube, et c’est comme ça tous les jours. Je n’ai simplement pas le temps de ranger ma chambre ! » confie-t-il, avec un soupçon de résignation. Le terrain de jeu favori de ce désordre ? Sa chambre, bien entendu. Après une longue journée de travail, ou même durant les week-ends, Tsiory préfère largement se prélasser que de s'attaquer à cette jungle de linge éparpillé. « Les vêtements sont les rois du chaos.

J’ai une chaise qui déborde de fringues, et pour le reste, ils se partagent mon lit en toute tranquillité » raconte-t-il en riant. Pour dompter ce cyclone domestique, il a fini par embaucher une aide ménagère qui passe chaque semaine pour remettre un peu d'ordre dans ce capharnaüm. « Et encore, si je suis en congé, il m’arrive de jouer au déménageur amateur en changeant un coin en un autre coin, juste pour le fun. Mon armoire ? Je l’ai rebaptisée 'Cyclone' tellement elle ressemble à une zone sinistrée par une tornade de vêtements ! » plaisante-t-il. Au final, même si ce désordre le démotive quelque peu en rentrant chez lui après une journée épuisante, Petit Tsiory a appris à faire avec. « En plus des habits, les papiers comme les communiqués de presse viennent ajouter une touche finale à ce joyeux désordre dans ma chambre ». Et puis après tout, n’est-ce pas dans ce joyeux désordre que les meilleures idées naissent ? Petit Tsiory préfère voir sa chambre comme une source d’inspiration plutôt que comme un chantier en attente. Et qui sait, peut-être qu'un jour, ce chaos aura son propre système d'ordre… Ou pas !

Tiavina : Au millimètre près !
Gare aux taches ! Il voit tout. Des empreintes de doigt sur les verres, jusqu’à la poussière sur les chaises et les tables, en passant par les mini éclaboussures de nourriture sur les ustensiles de cuisine. Lui, c’est Tiavina, serveur au restaurant Le Patio à Antanimora. La première chose qu’il fait en arrivant au travail, c’est de scruter les alentours, les endroits où les clients seront plus tard. Il vérifie ensuite les tables, les chaises, les mixeurs, les verres, etc. Il lui arrive aussi de faire le tour de la cuisine pour vérifier et nettoyer, au cas où. Cette méticulosité millimétrique, il sait à quel point elle est importante. « C’est à travers la propreté des objets utilisés que les clients jugent de la propreté d’un restaurant. C’est toute la réputation du restaurant qui risque d’être compromise à cause d’un tout petit manque d’attention ». Pour autant, cette manie n’est jamais devenue automatique, et encore moins une routine pénible. « Il ne suffit pas de passer un œil et de se dire que tout est bon.

Au contraire, je renouvelle ma façon de travailler tous les jours, et je trouve de nouvelles méthodes pour vérifier le rangement et l’hygiène ». En dehors de son lieu de travail, on retrouve le même homme soucieux de la propreté. « Dans la vie quotidienne, c’est très agréable de vivre dans la propreté, quand une personne est propre, son esprit est d’autant plus ouvert et les gens s’ouvrent à elle. Tandis qu’une personne bordélique, même dans sa façon de s’habiller, va automatiquement éloigner les autres. Il faut aimer la propreté et l’ordre ».

Pages réalisées par Cédric Ramandiamanana et Mpihary Razafindrabezandrina

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Les lieux restent presque immuables. On y retrouve les mêmes pièces, des fois un peu usagées, des fois rafraîchies à la hâte. Les mêmes scènes, les mêmes rues, les mêmes places, les mêmes studios improvisés, les mêmes cafés où l’on refait le monde jusqu’à la dernière goutte de café noir. Le décor est planté. Et chaque année, on y rajoute des histoires. Une nouvelle année sans bruit. C’est le cas de 2026. Elle ne prétend pas bouleverser l’ordre établi. Elle n’a pas pour ambition de repeindre en entier le décor. Elle applique juste une nouvelle couche sur une fresque déjà bien fournie. Une couche de plus, ni la première ni la dernière. Et c’est très bien ainsi. La culture, après tout, ce n’est pas un feu d’artifice annuel. C’est une accumulation. Un empilement de récits, de gestes, de tentatives fragiles ou lumineuses.On imagine souvent cela : le même théâtre, la même cour d’école transformée en espace de spectacle, la même salle municipale qui sent le bois et la poussière. Et pourtant, chaque année, on y a perçu autre chose. Une oreille différente. Une nouvelle boule de rage. Un espoir plus petit, plus discret. Le lieu n’a pas changé mais l’histoire oui. Et tout dépend de cela. Alors, 2026 ne sera pas une page blanche. Elle inscrira une ligne de plus. Elle aura ses marges griffonnées, ses ratures, ses fulgurances. Certains artistes iront jouer aux mêmes endroits, mais avec d’autres choses à dire. Car on raconte jamais deux fois la même histoire, même quand on croit se répéter. Et puis, c’est plutôt rassurant. De savoir que les lieux tiennent bon. Qu’ils attendent. Qu’ils encaissent le passage du temps alors que nous, on continue à raconter, à chanter, à jouer, parfois même à douter. Le décor est encore là. Les histoires changent. Lentement mais surement, c’est comme cela que se construit le grand récit culturel malgache.

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Make up : Réalisé par Samchia
Modèles : Addie, Kenny, Mitia, Natacha, Onitiana, Manoa, Santien, Mampionona
Photos : Andriamparany Ranaivozanany

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