Mendie Ramarson : Elle retrouve le fil
28 décembre 2025 // Quiz & Actuel // 5708 vues // Nc : 191

Certaines années arrivent comme une jolie revanche. 2025, c’est un peu ça pour Mendie Ramarson : l’année où tout ce qu’elle avait patienté à semer depuis des années commence enfin à germer. Jusque-là, son parcours ressemblait un peu à ces tiroirs qu’on ouvre à reculons : du marketing digital par-ci, des projets culturels par-là, un peu d’artisanat dans un coin, de l’entrepreneuriat dans un autre. Rien de contradictoire, juste du joyeux désordre. Et puis, tout d’un coup, les planètes se sont mises à discuter entre elles. Peut-être que c’est Casablanca qui y est pour quelque chose — ses clubs, ses artistes, ses nuits où l’on comprend subitement le sens de son travail. Peut-être que c’est Madagascar qui l’attendait, à l’écart, en souriant. Toujours est-il que 2025 marque son retour à Antananarivo, sans détour, avec une vision qui ne s’excuse plus.

Elle y lance Les Coulisses du Digital, une masterclass pour ceux qui voudraient se lancer dans le digital sans forcément passer des heures à chercher des tutos sur YouTube. Mendie, elle, aime un peu plus sec.

« Tout le monde peut réussir. Il suffit juste d’arrêter de se chercher des excuses », martèle-t-elle. Le sourire est doux mais le message est clair. Et comme si l’année avait envie d’être généreuse, Maison Beaudor, l’agence qu’elle a fondée, fête ses cinq ans. Cinq ans de projets, de doutes, de grandes choses mais surtout de ponts entre culture, communication et influence. « Rien n’est perdu. Tout est recyclé », répète-t-elle. En 2025, on pourrait même appeler ça un aveu. Oui, tous ses chemins mènent ici. Et cette fois, ils vont dans la même direction.

Mpihary Razafindrabezandriana

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Fin de saison

Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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