Lalaniaina Rinah : Boss sans bureau
28 mai 2026 // Quiz & Actuel // 696 vues // Nc : 196

« Au bureau, les horaires t’enferment, les supérieurs te cadrent… et ta créativité s’évapore. En freelance, tu respires — et surtout, tu contrôles tes revenus. » Lalaniaina Rinah va droit au but, il pose les choses clairement. Freelanceur Web2 et Web3, il a construit sa liberté de cette façon.

À Madagascar comme ailleurs, il aide les artisans, créatifs et indépendants à facturer directement en euros. « Je ne cherche pas à motiver ou à rassurer, je montre ce qui fonctionne », dit-il, sans détour. Dans ses journées, pas de pointage : il élabore des stratégies marketing, crée des tunnels de vente, anime des communautés, et produit du contenu enrichi par l’IA, avec cette attention aux détails qu’ont souvent les graphistes un peu perfectionnistes. Dans son groupe privé sur Messenger, « Les Deba du Marketing » (les big-boss du marketing), il partage chaque jour des méthodes — parfois difficiles, mais qui marchent. Lalaniaina Rinah se positionne comme un boss dans le secteur.

L’avantage de travailler en freelance, c’est déjà de ne pas avoir d’hiérarchie. « Je vends de la valeur, pas mon temps », explique-t-il. Mais il faut le dire, ce n’est pas un métier de tout repos, qui nécessite une immense capacité d’autodiscipline et de rigueur. Lalaniaina Rinah affirme que ses débuts ont été difficile, loin de ces success story calibrées pour LinkedIn.

« J’ai compris que la bureaucratie ne me réussit pas, que je ne survivrais pas longtemps dans un bureau. J’ai alors fais de mon mieux pour percer dans le freelancing », raconte-t-il. Mais grâce à une poignés de clients solides et des témoignages positifs, ça a décollé. Aujourd’hui, il cible des terrains où la demande explose : marketing digital, copywriting, funnel building, gestion de communauté, contenu IA-boosté. Sa méthode tient en quelques principes : choisir une compétence monétisable, construire une offre claire, créer un portfolio qui parle tout seul, maîtriser prospection et vente — puis automatiser, scaler, recommencer. Rien de magique, et c’est peut-être ça, le plus dérangeant.

Lucas Rahajaniaina

Laisser un commentaire
no comment
no comment - Rija Ramanantoanina : « L'œuvre de toute une vie »

Lire

28 mai 2026

Rija Ramanantoanina : « L'œuvre de toute une vie »

Ce dimanche 31 mai, à 15 heures, l'amphithéâtre du Centre de Conférence International d'Ivato accueillera un événement inédit dans l'histoire de la mu...

Edito
no comment - Exister en malgache

Lire le magazine

Exister en malgache

Juin à Madagascar, c'est un mois qui déborde. La langue, l'enfant, l'indépendance — trois célébrations bousculées dans trente jours, comme si le calendrier avait, lui aussi, quelque chose à dire. Et si ce n'était pas un hasard ? Ces trois commémorations racontent, au fond, la même histoire : celle d'un peuple qui cherche, depuis 1960, à exister pleinement sur ses propres termes. Pas seulement dans les discours officiels et les défilés — dans la vie réelle, quotidienne, celle qui se joue désormais aussi sur un écran.Car le vrai terrain de la souveraineté culturelle s'est déplacé. Il est numérique, algorithmique, et aussi impitoyable. Une langue absente du web est une langue que le monde n'entend pas — et qu'il finit par oublier. Le malgache, parlé par trente millions de personnes, riche d'une histoire linguistique qui traverse les siècles et trois océans, mérite mieux que l'invisibilité numérique. L'initiative Wikiteny — atelier consacré à l'enrichissement des contenus en malgache sur internet — est allée dans ce sens. Ce type d'initiative doit être multiplié, amplifié, soutenu. Sans attendre.C'est là, précisément, que la langue rejoint l'économie. Une identité qui ne se raconte pas, c'est une culture qui ne se monétise pas — un savoir-faire qui reste sans vitrine. Madagascar exporte sa vanille, ses textiles, sa biodiversité unique. Mais que fait-on de l'autre richesse, l'immatérielle, celle qui ne figure dans aucune balance commerciale et qui, pourtant, vaut de l'or ? Soixante-quatre ans après l'indépendance, la vraie souveraineté se joue peut-être là : dans la capacité à dire qui nous sommes, en malgache — et à faire en sorte que le monde l'entende. Haut et fort.Solofo Ranaivo

No comment Tv

Interview - LeManana guitariste - Mai 2026 - NC 196

Découvrez LeManana guitariste dans le no comment® NC 196 – mai 2026
LeManana puise ses racines dans le beko du Sud de Madagascar pour mieux les mêler aux rythmes d'Afrique et du monde. Quinze ans après ses débuts sur scène, sa world music a déjà traversé les cinq continents. Rencontre avec un artiste qui n’a pas fini de faire voyager la musique malgache.

Focus

Tournoi Komba Overcome de Tekken Mada

Tournoi Komba Overcome de Tekken Mada, le samedi 21 et dimanche 22 février au Tana Water Front

no comment - Tournoi Komba Overcome de Tekken Mada

Voir