Kevin Mirija Zerara : Facebook ? C’est pas vrai
26 mars 2026 // Quiz & Actuel // 72 vues // Nc : 194

Qui n’aime pas ses blagues ? Probablement ceux qui ont oublié le second degré dans la poche. Kevin Zerara en sourit, lui qui manie l’ironie comme d’autres un scalpel. « On m’a déjà reproché d’être machiste pour une blague incisive que j’ai faite pour dénoncer quelque chose d’absurde », raconte-t-il. Sur Facebook, il cultive un personnage drôle, parfois grincheux, un brin prétentieux.

Bref, il joue avec les codes. Mais derrière l’écran, l’homme est autrement plus nuancé. « Mes amis sur Facebook ne sont pas dans ma liste de prospects en tant que psychologue, parce que je ne peux pas donner de consultation à quelqu’un que je connais. Et, selon la déontologie du métier, je ne peux pas faire de publicité », explique-t-il. La frontière est nette. Étanche, même. Kevin Zerara tient à cette séparation entre la scène numérique et « la vraie vie ».

Sur son mur, il parle surtout de musique, toujours sur un ton humoristique. « Je ne vends pas ma vie privée ou mon métier de psychologue. Par contre, celui de musicien… c’est autre chose », dit-il, sourire en coin. Le saxophoniste — et psy — protège farouchement son intimité. Il observe avec distance les nouvelles pratiques d’exposition de soi : « Je comprends les influenceurs qui partagent leur vie privée pour que le public s’y rapporte, mais je vois aussi les risques du sharenting. Les partages sur la vie de parents peuvent être dangereux, pour eux comme pour l’enfant. »

Qu’il fasse le mariole en ligne ne signifie pas qu’il en soit un. « Au travail, je me dois d’être sérieux. » Entre deux publications, il pratique même le « digital detox » pour « se détacher du contenu anxiogène de Facebook ». Après seize ans de présence sur la plateforme, connu pour ses vannes en second degré et son fameux « Sao dia mila Sax », Kevin Zerara reste actif — mais sélectif. Peu présent sur LinkedIn ou Instagram, il utilise Facebook avant tout pour garder le lien avec ses proches. Une chose est sûre : le psy, lui, ne s’y expose pas.

Rova Andriantsileferintsoa

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Le 20 mars, journée mondiale du conte, devrait être férié pour l’imaginaire. Rien que ça. Car il fut un temps — pas si lointain — où Madagascar vibrait au rythme des angano, ces récits qui, le mercredi après-midi, clouaient les enfants devant la radio ou la télévision. On n’avait pas école. On avait mieux : Trimobe, Rapeto, Ranoro. Dans les années 80, 90, et même au début des années 2000, toutes les stations ou presque avaient leur programme dédié. C’était un rendez-vous sacré. Les grandmères rassemblaient les petits-enfants autour du foyer, le soir, et les mots devenaient braises. Trimobe, ogre insatiable mais régulièrement dupé par un gamin — ou une fillette paraplégique — apprenait l’humilité à coups de ruse. Rapeto, géant malgache, déplaçait des montagnes sans tractopelle. Ranoro, sirène des eaux profondes, murmurait à l’oreille des rêveurs.Aujourd’hui ? Ces figures glissent doucement vers l’ombre. Illustres inconnus d’une génération qui connaît mieux les superhéros importés que les ogres du terroir. Les écrans n’ont pas cessé de raconter des histoires — loin de là — mais elles viennent souvent d’ailleurs, calibrées, doublées, marketées. On ne va pas jouer les passéistes professionnels, mais tout de même. Car jadis — mot dangereux, je sais — les angano travaillaient l’imaginaire comme un artisan polit une pierre brute. Ils enseignaient sans en avoir l’air. Ils faisaient peur, parfois. Rire, beaucoup. Grandir, surtout. Heureusement, depuis quelque temps, des créateurs de jeux vidéo et de films d’animation gasy réinvestissent ces figures. Avec des libertés narratives, quelques retouches ici et là, certes. Mais l’essentiel demeure : les personnages respirent encore. Alors, en ce 20 mars, la question n’est pas de savoir si le conte survivra à l’ère du scroll infini. Elle est plus simple — et plus vertigineuse : que restera-t-il de nous si nos enfants ne rêvent plus dans notre langue ?

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