Jessi Avilà : Artiste fluorescent
3 février 2022 // Arts Plastiques // 5621 vues // Nc : 145

Jessi Avilà est un jeune peintre qui a trouvé sa signature. Ses œuvres teintées de mille couleurs offrent un spectacle différent selon la luminosité. Le résultat est… brillant !

Celui qui, tout-petit, voulait être cuisinier s’est finalement tourné vers la peinture. Un peu au hasard ou presque. « Je suis tombé sur des tableaux très colorés de mon grand-père maternel et je pensais que c’était des photos. Non, mon grand-père faisait de la peinture. Dans ma tête, c’a été le déclic. » Il décide de prendre les pinceaux et ne s’arrête plus depuis 2010. Comme tout artiste, il cherche son style et tombe dans la peinture abstraite. En repensant à toutes les couleurs qu’il voyait sur les œuvres de son grand-père, il a l’idée d’utiliser des peintures fluorescentes et phosphorescentes, des œuvres qui apparaissent différemment selon la luminosité. « À la lumière du jour, c’est un tableau classique, avec un lampe ultraviolette, les couleurs s’illuminent et dans le noir total, seuls les personnages sont présents. Je ne pensais pas que cela allait donner trois rendus différents. » C’est aujourd’hui sa marque de fabrique. Un travail qu’il a pu exposer à La Teinturerie à Ampasanimalo en novembre dernier sous le thème Color Boom. 

« Je n’avais jamais pensé exposer mes œuvres. Je n’avais aucune idée de ce qu’était une exposition. Mais le public a été très réceptif. Certains étaient comme transportés en regardant mes tableaux, je ne pensais pas provoquer autant de réactions. » Les couleurs font partie intégrante de sa vie et de ses tableaux, reflétant la joie et le bonheur. Les personnages sont également omniprésents. « J’aime observer les visages. J’aime discuter avec les gens, j’ai une approche très facile. On retrouve des personnages dans tous mes tableaux. Mais chaque élément qui s’y trouve a une signification particulière. Par exemple, le rond représente la royauté. Je pourrais donner une explication claire, mais c’est quelque chose de personnel. » Malgré son jeune âge, Jessi ne cesse d’évoluer. Sa rencontre avec différents artistes lui a permis de se familiariser dans le street art. Depuis quelques temps, il se plaît à réaliser des fresques sur les murs de la ville. Pour sa prochaine exposition le jeune artiste proposera un concept différent. En 2021, il a beaucoup voyagé dans différentes villes de Madagascar pour des performances, des rencontres et des nouvelles expériences. « Grâce au projet multidisciplinaire EKA avec le chanteur Marco, le danseur et chorégraphe Harivola Rakotondrasoa, je me suis mis à la danse contemporaine. Je vais exploiter cela pour mon projet, mélanger la danse et la peinture. Finalement, dans la danse, je retrouve les formes et les histoires, comme dans la cuisine je retrouve les couleurs. »


Aina Zo Raberanto

Hintsy
Acrylique 160 x 160
« C’est le fait de rester simple qui vous rend exceptionnel. »
Aho
Acrylique 160 x 160
« N’attends pas l’instant parfait, saisis l’instant et rends-le parfait. »
Kité  
Acrylic 160 x160
« Fais ce qui te rend heureux, sois avec ceux qui te font sourire. »
Fimé
Acrylique 160 x 160 cm
« Ris autant que tu respires et aime aussi longtemps que tu vivras. »
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Prêt à offrir

Février a ce petit talent sournois : il raccourcit le calendrier, mais allonge sensiblement les factures. On nous dit que c’est le mois de l’amour. Celui où les coeurs s’affolent, où les mots doux résonnent un peu plus fort… et où les caisses, elles aussi, font des étincelles. La Saint-Valentin, si on y regarde bien, c’est un c’est Cupidon avec un partenariat commercial bien négocié. Et quelle mise en scène ! Les vitrines rougissent à qui mieux mieux, les roses voient leur prix grimper en fonction de l’intensité du sentiment, les chocolats prennent des formes de coeur — parce qu’un foie ne ferait pas rêver. Sans oublier les menus « spécial couple » et les offres taillées sur mesure pour les âmes sensibles. Finalement, le 14 février, l’amour se résume souvent à des coffrets cadeaux, des bougies qui sentent bon et des tables réservées longtemps à l’avance. Romantique ? Sans doute. Improvisé ? Pas vraiment.Mais après tout, est-ce vraiment un problème ? Quand on aime, on ne compte pas, dit l’adage. Ou plutôt, on compte moins. Moins les zéros sur l’addition, moins les ficelles parfois grossières du marketing sentimental. L’important n’est pas le prix, mais l’intention — même si l’intention a parfois besoin d’un terminal de paiement. La Saint-Valentin n’a pas inventé le commerce, elle l’a simplement officialisé. Elle donne une belle excuse à ceux qui aiment aimer en grand, et une porte de sortie élégante à ceux qui avaient, une fois de plus, oublié la date. Elle rassure aussi : l’amour devient visible, mesurable, publiable. Sans preuve matérielle, serait-il suspect ? Alors on célèbre. Ou pas. On offre. Ou on écrit. On dîne aux chandelles ou on partage un mofo gasy au coin de la rue. Parce qu’au final, l’important n’est pas ce que l’on dépense, mais ce que l’on investit.
Et là, désolé pour les commerçants, aucune carte bancaire ne fait l’affaire.

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