Jessi Avilà : Artiste fluorescent
3 février 2022 // Arts Plastiques // 5014 vues // Nc : 145

Jessi Avilà est un jeune peintre qui a trouvé sa signature. Ses œuvres teintées de mille couleurs offrent un spectacle différent selon la luminosité. Le résultat est… brillant !

Celui qui, tout-petit, voulait être cuisinier s’est finalement tourné vers la peinture. Un peu au hasard ou presque. « Je suis tombé sur des tableaux très colorés de mon grand-père maternel et je pensais que c’était des photos. Non, mon grand-père faisait de la peinture. Dans ma tête, c’a été le déclic. » Il décide de prendre les pinceaux et ne s’arrête plus depuis 2010. Comme tout artiste, il cherche son style et tombe dans la peinture abstraite. En repensant à toutes les couleurs qu’il voyait sur les œuvres de son grand-père, il a l’idée d’utiliser des peintures fluorescentes et phosphorescentes, des œuvres qui apparaissent différemment selon la luminosité. « À la lumière du jour, c’est un tableau classique, avec un lampe ultraviolette, les couleurs s’illuminent et dans le noir total, seuls les personnages sont présents. Je ne pensais pas que cela allait donner trois rendus différents. » C’est aujourd’hui sa marque de fabrique. Un travail qu’il a pu exposer à La Teinturerie à Ampasanimalo en novembre dernier sous le thème Color Boom. 

« Je n’avais jamais pensé exposer mes œuvres. Je n’avais aucune idée de ce qu’était une exposition. Mais le public a été très réceptif. Certains étaient comme transportés en regardant mes tableaux, je ne pensais pas provoquer autant de réactions. » Les couleurs font partie intégrante de sa vie et de ses tableaux, reflétant la joie et le bonheur. Les personnages sont également omniprésents. « J’aime observer les visages. J’aime discuter avec les gens, j’ai une approche très facile. On retrouve des personnages dans tous mes tableaux. Mais chaque élément qui s’y trouve a une signification particulière. Par exemple, le rond représente la royauté. Je pourrais donner une explication claire, mais c’est quelque chose de personnel. » Malgré son jeune âge, Jessi ne cesse d’évoluer. Sa rencontre avec différents artistes lui a permis de se familiariser dans le street art. Depuis quelques temps, il se plaît à réaliser des fresques sur les murs de la ville. Pour sa prochaine exposition le jeune artiste proposera un concept différent. En 2021, il a beaucoup voyagé dans différentes villes de Madagascar pour des performances, des rencontres et des nouvelles expériences. « Grâce au projet multidisciplinaire EKA avec le chanteur Marco, le danseur et chorégraphe Harivola Rakotondrasoa, je me suis mis à la danse contemporaine. Je vais exploiter cela pour mon projet, mélanger la danse et la peinture. Finalement, dans la danse, je retrouve les formes et les histoires, comme dans la cuisine je retrouve les couleurs. »


Aina Zo Raberanto

Hintsy
Acrylique 160 x 160
« C’est le fait de rester simple qui vous rend exceptionnel. »
Aho
Acrylique 160 x 160
« N’attends pas l’instant parfait, saisis l’instant et rends-le parfait. »
Kité  
Acrylic 160 x160
« Fais ce qui te rend heureux, sois avec ceux qui te font sourire. »
Fimé
Acrylique 160 x 160 cm
« Ris autant que tu respires et aime aussi longtemps que tu vivras. »
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Les lieux restent presque immuables. On y retrouve les mêmes pièces, des fois un peu usagées, des fois rafraîchies à la hâte. Les mêmes scènes, les mêmes rues, les mêmes places, les mêmes studios improvisés, les mêmes cafés où l’on refait le monde jusqu’à la dernière goutte de café noir. Le décor est planté. Et chaque année, on y rajoute des histoires. Une nouvelle année sans bruit. C’est le cas de 2026. Elle ne prétend pas bouleverser l’ordre établi. Elle n’a pas pour ambition de repeindre en entier le décor. Elle applique juste une nouvelle couche sur une fresque déjà bien fournie. Une couche de plus, ni la première ni la dernière. Et c’est très bien ainsi. La culture, après tout, ce n’est pas un feu d’artifice annuel. C’est une accumulation. Un empilement de récits, de gestes, de tentatives fragiles ou lumineuses.On imagine souvent cela : le même théâtre, la même cour d’école transformée en espace de spectacle, la même salle municipale qui sent le bois et la poussière. Et pourtant, chaque année, on y a perçu autre chose. Une oreille différente. Une nouvelle boule de rage. Un espoir plus petit, plus discret. Le lieu n’a pas changé mais l’histoire oui. Et tout dépend de cela. Alors, 2026 ne sera pas une page blanche. Elle inscrira une ligne de plus. Elle aura ses marges griffonnées, ses ratures, ses fulgurances. Certains artistes iront jouer aux mêmes endroits, mais avec d’autres choses à dire. Car on raconte jamais deux fois la même histoire, même quand on croit se répéter. Et puis, c’est plutôt rassurant. De savoir que les lieux tiennent bon. Qu’ils attendent. Qu’ils encaissent le passage du temps alors que nous, on continue à raconter, à chanter, à jouer, parfois même à douter. Le décor est encore là. Les histoires changent. Lentement mais surement, c’est comme cela que se construit le grand récit culturel malgache.

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Make up : Réalisé par Samchia
Modèles : Addie, Kenny, Mitia, Natacha, Onitiana, Manoa, Santien, Mampionona
Photos : Andriamparany Ranaivozanany

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