Mr AHF : Le son qui exporte
19 mars 2026 // Musique // 39 vues // Nc : 194

Électronique nerveuse, rythmes locaux, créativité sans frontières. À 24 ans, Andriamasiarivelo Hary Fifaliantsoa — alias Mr AHF — incarne cette génération d’artistes malgaches qui n’attendent plus qu’on les découvre : ils se branchent, produisent, diffusent. Et avancent.

« Depuis petit, je suis tombé amoureux de la musique électronique », confie-t-il. Les références s’appellent David Guetta, Alan Walker. Les débuts, eux, sont plus artisanaux : quelques tutoriels en ligne, un ordinateur, beaucoup d’heures à tester, rater, recommencer. « Au départ, c’était juste pour le plaisir. Puis c’est devenu une vraie vocation », déclare le mordu de musique électronique. Installé à Fianarantsoa, il compose, remixe et vend ses productions depuis 2018. Il signe aussi des créations pour des événements, comme Auraxys, tout en affinant une signature sonore reconnaissable : une EDM joyeuse, colorée, nourrie de house et de pop, mais aussi de rythmes malgaches.

« J’aime mélanger le traditionnel avec le moderne. C’est ce qui me définit », dit-il, non sans blague. Chez lui, le séga peut dialoguer avec un drop calibré pour les clubs européens. L’identité n’est pas figée ; elle circule.

Le tournant arrive en 2021. Son morceau Gold est diffusé par le DJ star Nicky Romero lors d’un live sur Twitch. « Voir un artiste que j’admire apprécier ma musique, c’était irréel », lance-t-il avec une fierté non dissimulée. La validation est symbolique, mais décisive. Les collaborations s’enchaînent avec des producteurs d’Espagne, des États-Unis, de Thaïlande ou d’Inde. Sans jamais couper le fil local : Niu Raza, Arione Joy et d’autres figures de la scène malgache croisent régulièrement sa route. En 2025, son remix séga de “Zakai – Mélodie” devient viral. Confirmation numérique d’un impact bien réel. Chaque année, il pousse plus loin l’expérimentation avec son concept What If, revisitant une même chanson en plusieurs versions. « C’est un terrain de jeu créatif. Je m’amuse et j’explore sans limites. »

Lucide face à l’essor de l’intelligence artificielle, il l’utilise sans s’y abandonner. « La technologie m’aide sur des détails, mais la mélodie et l’émotion viennent toujours de moi. » Disponible sur toutes les plateformes de streaming, fort de plus de 25 collaborations et de projets en cours, Mr AHF avance avec une ambition claire : faire battre le cœur de l’EDM malgache au rythme du monde.

Lucas Rahajaniaina

WhatsApp : +261 33 34 777 22
Instagram : @mrahfmusic
Tel : 034 59 373 33
E-mail : falymrahf@gmail.com

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Conte de fake

Le 20 mars, journée mondiale du conte, devrait être férié pour l’imaginaire. Rien que ça. Car il fut un temps — pas si lointain — où Madagascar vibrait au rythme des angano, ces récits qui, le mercredi après-midi, clouaient les enfants devant la radio ou la télévision. On n’avait pas école. On avait mieux : Trimobe, Rapeto, Ranoro. Dans les années 80, 90, et même au début des années 2000, toutes les stations ou presque avaient leur programme dédié. C’était un rendez-vous sacré. Les grandmères rassemblaient les petits-enfants autour du foyer, le soir, et les mots devenaient braises. Trimobe, ogre insatiable mais régulièrement dupé par un gamin — ou une fillette paraplégique — apprenait l’humilité à coups de ruse. Rapeto, géant malgache, déplaçait des montagnes sans tractopelle. Ranoro, sirène des eaux profondes, murmurait à l’oreille des rêveurs.Aujourd’hui ? Ces figures glissent doucement vers l’ombre. Illustres inconnus d’une génération qui connaît mieux les superhéros importés que les ogres du terroir. Les écrans n’ont pas cessé de raconter des histoires — loin de là — mais elles viennent souvent d’ailleurs, calibrées, doublées, marketées. On ne va pas jouer les passéistes professionnels, mais tout de même. Car jadis — mot dangereux, je sais — les angano travaillaient l’imaginaire comme un artisan polit une pierre brute. Ils enseignaient sans en avoir l’air. Ils faisaient peur, parfois. Rire, beaucoup. Grandir, surtout. Heureusement, depuis quelque temps, des créateurs de jeux vidéo et de films d’animation gasy réinvestissent ces figures. Avec des libertés narratives, quelques retouches ici et là, certes. Mais l’essentiel demeure : les personnages respirent encore. Alors, en ce 20 mars, la question n’est pas de savoir si le conte survivra à l’ère du scroll infini. Elle est plus simple — et plus vertigineuse : que restera-t-il de nous si nos enfants ne rêvent plus dans notre langue ?

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Prise de vue : Is'Art Galerie Ampandrianomby, Café Mary Ankadimbahoaka
Collaborations : Tanossi – Via Milano mg – HAYA Madagascar - Akomba Garment MG - Carambole 
Make up : Réalisé par Samchia
Modèles : Anthema, Deraina, Mitia, Christelle, Faniah, Narindra, Santien, Mampionona
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